MÉNINGITE CHRONIQUE
cause légère. Puis survient Tatrophie, en môme temps que la diminution de la contractilité électrique. Ces phénomènes sont semblables à ceux de T atrophie musculaire progressive. Mais la distribution est diifférente : ici certains groupes de l'avant-bras sont atteints, tandis que les muscles voisins restent indemnes ; il n'y a pas altération progressive de tous les muscles.
En général , les muscles .de la main s'atrophient. A r avant-bras, la masse épicondylienne conserve souvent tout son relief, les autres muscles étant atrophiés. Le bras reste intact, le deltoïde et quelquefois les sus et sous-épineux étant au contraire atrophiés.
De là une déformation spéciale du membre, une griffe en flexion des doigts sur la main, celle-ci étant elle-même renversée dans l'extension forcée par les muscles épicondyliens privés de leurs antagonistes. C'est la griffe des myélites cervicales, la main de prédicateur.
Habituellement limitée aux membres supérieurs, l'atrophie peut s'étendre au tronc et même aux membres inférieurs, ou à la langue et aux lèvres.
Si la paralysie survient dans des muscles non atrophiés, il peut y avoir des contractures. Les déformations sont la résultante de ces deux éléments : atrophie et contractures.
Quelquefois la respiration peut être troublée par atteinte des muscles thoraciques.
La sensibilité n'éprouve pas de modifications constantes: souvent il y a de l'anesthésie au début ; plus tard il peut y avoir anesthésie ou hyperesthésie ; quelquefois encore anesthésie d'un côté et hyperesthésie de l'autre.
D'autres troubles trophiques peuvent se présenter à la période d'atrophie musculaire : éruptions vésiculeuses ou huileuses sur la peau des mains, des doigts. L'épiderme est soulevé par une sérosité limpide d'abord, trouble plus tard. Puis la vésicule ou la bulle se crève ; il y a une croûte qui laisse voir après sa chute un épiderme nouveau, fin,
lisse et luisant. En même temps on observe aussi de la sécheresse de la peau et la desquamation des parties paralysées. D'autres fois la peau est tendue, lisse et luisante (glossy skin des Anglais).
Quand il y a myélite, on peut voir conmie complications des eschares souvent rapides aux fesses, au sacrum, aux trochanters, aux talons ou dans la muqueuse de la vessie.
On a observé dans certains cas quelques secousses convulsives dans les membres, jusqu'à de l'épilepsie spinale ; une exagération générale des réflexes. Mais ce n'est pas là un symptôme habituel.
VÉtiologie est toujours obscure. La maladie paraît appartenir à l'âge adulte. L'influence du froid a été notée plusieurs fois, pendant la dernière guerre par exemple.
La Terminaison fatale arrive plutôt par des complications que par le développement naturel de la maladie elle-même. Quand la myélite diffuse a progressé et s'est généralisée, la tuberculose peut se développer, les eschares se former, etc.
Le Pronostic est celui de la myélite diffuse secondaire. Si la paralysie est limitée aux membres supérieurs, il peut y avoir une période de réparation et le mouvement revient même quelquefois. Dans un cas remarquable de Joffroy, la paralysie était absolue depuis deux ans, quand se sont produits le rétablissement des mouvements et la régénération des muscles atrophiés.
La Durée est difficile à apprécier ; cependant elle est toujours très-longue. La mort ne surviendrait jamais avant cinq ans et quelquefois après quinze ou vingt.
Au point de vue du Diagnostic^ la confusion est possible, au début, avec le torticolis. Ici cependant la douleur entoure et emprisonne le cou conmie dans un cercle de fer ; c'est, au cou, le corset, la douleur en ceinture desmyéUtes dorsales. Les mouvements des vertèbres l'exaspèrent. De plus, le siège principal de la douleur est à la nuque et non dans les sterno-cléido-mastoidiens. Enfin, les irradiations
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dans les membres supérieurs tranchent définitivement la question.
Quand les phénomènes sont surtout périphériques, on peut confondre cette maladie avec Thystérie, qui se distinguera par ses autres symptômes particuliers.
Le rhumatisme articulaire sera écarté par l'absence de fièvre et la présence des symptômes autres que les douleurs articulaires.
Plus tard on peut croire à une atrophie musculaire progressive qui n'a pas de période douloureuse au début, présente des atrophies à marche différente, et n'a pas la griffe spéciale que nous avons décrite.
La myélite cervicale, existant le plus souvent ici, ne se distinguera que par la marche des accidents.
Le mal de Pott cervical et les autres causes de compression médullaire sont encore plus difficiles à diagnostiquer. On ne pourra le faire que par les signes propres à cette cause même de compression.
Il ne faut pas désespérer du Traitement et l'instituer le plus tôt possible.
Les sédatifs remplissent l'indication capitale de la période douloureuse. Lechloral vaudrait mieux, d'après Joffroy, que l'opium. On peut employer aussi les applications locales de chloroforme, les injections de morphine ou d'atropine.
Gomme révulsifs, Joffroy a peu de confiance dans les moxas, cautères, vésicatoires, etc. Mais, comme dans le mal de Pott, il préconise les pointes de feu. On applique, par exemple, six pointes de feu au niveau du segment de moelle atteint, intéressant tout le derme sur l'étendue d'une pièce de 50 cent. Dès que la cicatrisation est terminée, on fait une nouvelle application.
L'hydrothérapie peut être aussi efficace; on pourrait essayer La Malou ou Balaruc.
Gomme électro thérapie, on appliquera les courants induits sur les muscles en voie d'atrophie ; on fera passer des
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courants daas la moelle, descendants tant qil raation, ascendants ensuite.
A l'intérieur, on peut employer l'iodure comme résolutif (?), le bromure de potass; dune, le seigle ergoté{?)...
Nous sommes obligé, Messieurs, de borner li actuelle des maladies du système nerveux. Mai avant de nous séparer, de jeter un coup d'œi] ce que nous avons fait et sur ce que nous faire pour compléter notre programme.
Qu'avons-nous étudié dans les maladif nerveux? L'anatomieet la physiologie pal cerveau, de la moelle et des méninges; rien É ne pouvons pas prétendre avoir fait la patholog la nosologie de ces organes.
Pour le cerveau, on effet, nous avons passé congestion, l'anémie, rbémorrhagie, le ramolli ce ne sont que des lésions; rapoplexio. la dév tète et desyeux,raphasie,...cenesonlquede3 Nous n'avons donc étudié que l'anatomie et la pathologicpies du cerveau; pour établir la r eût fallu passer en re\'ue lasi-philis, l'alcoollsi leurs localisations cérébrales , ce que nous n'i
Pour la moelle, nous n'avons rien étudia grands types morbides que nous avons pasi distingués les uns des autres, ne sont pas nû ritables maladies. L'ataxie locomotrice prû même, celle dont on est le plus disposé à ît nosologique, l'ataxie locomotrice progressif être qu'un syndrome clinique.
Ce qui le prouve, c'est que souvent on la à d'autres types morbides; on l'a vue associéi genres do manifestations dans la paralysie plaques de sclérose disposées d'une manié]