MALADIES GÉNÉRALES
De plus, et c'est une raison qui à elle seule dispenserait de toutes les autres, c'est là une étude qui est encore très-peu faite. Les livres comme celui de Gros et Lancereaux sur les affections nerveuses syphilitiques sont rares, et il en faudrait beaucoup : il en faudrait plusieurs pour chaque maladie. C'est là une voie d'études que j'ai déjà signalée et que je signale toujours à ceux d'entre vous qui demandent des sujets de travaux et de recherches* .
Il y a donc très-peu de fait sur toutes ces questions. De plus, on rencontre souvent de simples affirmations insuffisantes pour étayer une conviction, on bien inversement on tombe dans le simple récit d'observations fastidieuses. De telle sorte que tous ces sujets-là sont fort difficiles, ce qui m'excusera si je n'insiste pas et si je suis obligé dépasser rapidement.
C'est donc un cadre que je vais vous indiquer plutôt qu'un tableau complet. Vous y mettrez ultérieurement vousmêmes, soit les travaux à venir, soit les résultats de votre propre expérience.
Nous commencerons par les diathèses, et d'abord par la syphilis, parce que c'est la maladie la plus nette, la plus claire comme cause et comme évolution, prêtant moins le flanc à la critique et à la discussion que toutes les autres. (( La syphilis, a dit Lancereaux, est un type morbide que l'on ne peut trop étudier. Pour le clinicien, elle est le point de départ d'affections variées dont la connaissance est une source d'indications diagnostiques et pronostiques de la plus grande importance ; pour le pathologiste, elle est un modèle qui lui permet de mieux comprendre les autres maladies. »
* Depuis que cette leçon a été faite, uq des élèves les plus distingués d«; notre FacuHé, M. le D' Raymond Gaizergues, a répondu à cet appel, et a fait sur les Localisations spinales de la syphilis un trôs-remarquable travail dont nous parlerons longuement plus loin.