‹ Maladies du système nerveuxChapitre 2 sur 17 · EXPÉRIENCE I · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE I

Ilémisection de la moelle à la région cervicale chez un chien. — 7roubles 7'espiratoires. — Ti'oiihles pupillaires. — Diabète.

Le 8 décembre 1865, on met à nu la moelle épinière sur un chien adulte, au niveau de la 4® vertèbre cervicale ; puis on cherche à couper la moitié droite de la moelle. Une première fois, un brusque sursaut de l’animal fait qu’on ne pratique qu’une ponction. Il y a un écoulement considérable de sang artériel par un assez fort jet qui paraît plus gros que ne semble le permettre le calibre de l’artère spinale postérieure.

On constate que la respiration costale se fait encore des deux côtés.

Cependant le sang finit par s arrêter, et l’on peut de nouveau essaj'^er de faire l’hémisection. Cette fois il semble qu’on a réussi. Il y a eu une vive douleur, comme par la poncture. L’animal détaché ne peut se tenir debout; mais les membres du côté droit fléchissent, et il tombe sur ce côté.

La respiration, à première vue, paraît se faire encore des deux côtés, quoiqu affaiblie a droite. — Mais un examen plus attentif montre (pi il n ij a que les cotes du côté gauche qui se meuvent réellement en s'écartant les

imes des autres, à mesure qu’elles montent d’arrière en avant. — Quant aux côtes du côté droit, elles subissent bien aussi un mouvement de redressement, mais sans s^écarter les unes des autres ; il semble bien qu’elles sont entraînées par le mouvement du sternum. Du reste, l’air pénètre dans le poumon droit, comme permet de le constater l’auscultation. Le murmure vésiculaire y est aussi marqué que du côté gauche.

La pupille droite est plus ?'esserrée que la gauche. — On cherche à voir, au bout d’une demi-heure, s’il y a une différence de température entre les deux membres d’un côté et les deux membres de l’autre côté. Un ne constate aucune différence. Il en est de même pour la température des oreilles.

La sensibilité et les actions réflexes sont conservées des deux côtés de la face.

Les mouvements réflexes sont plus vifs dans les membres (surtout les membres postérieurs) du côté droit (opéré) que du côté gauche..

Une demi-heure environ après l’opération, l’animal ne se relève pas sur ses pattes de lui-même ; mais, dressé, il se tient un moment tout seul sur ses membres postérieurs, le train antérieur ne pouvant se maintenir de même, parce que le membre antérieur droit s’affaisse sous le poids.

Le lendemain, à 10 heures, l’animal est encore vivant, mais faible. — 11 pousse de temps en temps des cris de douleur. — Il cherche se relever, mais sans y réussir. — Il a un frissonnement presque continuel. — Il se tient encore sur ses pattes postérieures un moment, quand on le relève.

L’inégalité des pupilles n’est plus bien marquée.

Il a encore les mouvements réflexes des paupières. — Même état de l’action réflexe dans les membres. — Sensibilité à peu près la même des deux côtés (?); on n’a pas cherché à faire crier l’animal en pressant ses pattes ; on ne sait pas en définitive bien exactement l’état de la sensibilité).

11 a semblé, à plusieurs reprises, que, dans les grandes inspirations, l’animal faisait exécuter à ses côtes du côté droit à peu près le même mouvement que du côté gauche.

Rien à noter relativement à la température des membres. — Pas de différence appréciable de température entre les deux oreilles.

L’animal meurt à 3 heures après midi, ce même jour, le 9.

Examen de la moelle épinière. — H y a une section delà moitié droite de la moelle en un seul endroit. Cette section dépasse à la face supérieure de la moelle la ligne médiane. Les deux faisceaux postérieurs sont coupés. La section s'enfonce là très-profondément; mais il reste une petite couche très-mince à la partie inférieure, antérieure de la moelle, n’atteignant pas toutefois tout le faisceau antéro-latéral. — De plus, cette couche est interrompue juste au milieu par la ponction faite par l’instrument, ponction qui a coupé la partie la plus interne du faisceau antérieur de ce côté.

Ce chien, pendant les vingt-quatre heures environ qu’il a survécu, avait uriné beaucoup.

CINQUIÈME LEÇON. '73

On ne trouve que très-peu d’urine dans sa vessie qui est revenue sur elle-même.

L’urine réduit notablement la liqueur de Barresvil. Précipité rouge brique très-caractéristique.

Précipité ulbumineux par acide azotique (ne se redissout pas par un excès d’acide).

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