DEUXIÈME PARTIE
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Sommaire. — § 1. — Siège des kystes hydatiques (os longs, plats, courts). — Volume. — Formes uniloculaire et multiloculaire.
§2. — Kystes hydatiques uniloeulaires ; leur rareté. — Siège. — Structure.
§3. — Kystes hydatiques multiloculaires. — Définition. — Du kyste multiloculaire hépatique. — Ses caractères anatomo-pathologiques. — De la valeur anatomique du stroma. — Kystes mulliloculaires des os. — Leur siège. — Deux périodes évolutives : et, période de début ou d'infiltration ; b, période d'état ou de nécrobiose centrale. — Caractères anatomo-pathologiques de la période de début, puis de la période d'état. — Le terme de tumeur hydatique leur convient mieux que la dénomination habituelle de kystes. — Structure des parties périphériques (parois), et des parties centrales (caverne). — Contenu du kyste.
§ 4. — Des altérations osseuses déterminées par les échinocoques. — Leur action destructive : 1° par expansion; 2° par ischémie. — Absence de réaction des éléments constitutifs de l'os.
§ 5. — Lésions des tissus et des organes avoisinants : articulations, gaines séreuses, muscles, vaisseaux, système nerveux.
§ 6. — Coïncidence de kystes viscéraux (uniloeulaires) et de kystes des os (multiloculaires). Ces derniers ne seraient-ils pas susceptibles d'être transportés à distance par le mécanisme de l'embolie et de se développer en se greffant. — Vieilles expériences de Klencke.
§7. — Kystes hydatiques des os chez les animaux.
§ 8. — Résumé succinct des caractères anatomo-pathologiques des kystes hydatiques des os.
§ 1er. — Siège des kystes hydatiques.
La majorité des observations ne laisse aucun doute sur l'origine primitivement osseuse des lésions ; néanmoins, certaines d'entre elles pourraient conduire à admettre deux variétés de kystes hydatiques des os, les uns primitifs, les autres secondaires.
La première catégorie comprendrait exclusivement les kystes développés dans un des éléments constitutifs de l'os, périoste, moelle, tissu osseux. Dans la deuxième catégorie, seraient rangés les cas dans lesquels le parasite aurait envahi le squelette après avoir pris naissance dans les parties molles avoisinantes. On conçoit combien il est difficile, dans les faits anciens, d'élucider cette question d'origine.
Toutefois, les preuves anatomo-pathologiques sont insuffisantes pour nous permettre de considérer comme démontrée cette deuxième catégorie de lésions.
Le plus souvent les kystes hydatiques qui avoisinent les os n'agissent sur eux que d'une façon indirecte, en les refoulant, les détruisant à la manière des tumeurs anévrysmatiques. Il n'est pas prouvé, jusqu'à présent, qu'ils puissent pénétrer dans la charpente osseuse elle-même.
La plupart des régions du squelette ont été atteintes par les échinocoques. Cependant, les os courts de la main, du pied, de même que la clavicule, les os de la face, ceux de l'avant-bras, sont restés indemnes jusqu'à ce jour.
Les 52 cas que nous avons réunis se répartissent de la manière suivante :
l Fémur (;
Os longs Tibia (péroné) 8
Humérus 11
Phalange 1
Bassin osseux 11
, Crâne 4 1 ? tr™«»'-.J
* »'»<* Offiop,..e , ' ' SVt""°"1°'
I Sternum i
\ Côtes... 1
Os courts Colonne vertébrale 8
Remarque. — Les lésions étaient souvent multiples. Les chiffres précédents indiquent seulement le nombre des observations colligées et classées suivant le siège principal des altérations osseuses.