SIÈGE DES KYSTES SUR LES OS LONGS
C'est généralement dans la région épiphysaire, ou mieux juxtaépiphysaire des os longs, que paraît se développer le parasite. La vascularité exceptionnelle de cette zone, le rôle de vecteurs que jouent les vaisseaux à l'égard de l'embryon hexacanthe, expliquent cette localisation.
Dans plus de la moitié des cas, il en est ainsi; ajoutons que souvent, en présence de l'étendue des désordres, il est difficile de se prononcer sur leur siège primitif.
Sept fois sur onze, par exemple, la diaphyse humérale était envahie d'un bout à l'autre. Quant au fémur, quatre fois ses extrémités épiphysaires étaient seules atteintes. Dans trois cas, la tête et le col avaient disparu, en plus ou moins grande partie, consécutivement à l'envahissement de la hanche par des hydatides.
Nous noterons, enfin, un détail intéressant : la fréquence des kystes au niveau de l'extrémité supérieure du tibia. Cet os présente là un véritable lieu d'élection pour le parasite.
11 est probable que la vascularité remarquable de cette région indiquée par Richet constitue une circonstance éminemment favorable au développement des hydatides.