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K + 2C02 + H2 = CO«HK + C03HK

Formiate bicarbonate.

Ici l'acide carbonique utilisé ne vient pas du dehors, mais de l'oxydation de C 0* H*, premier mouvement chimique de la germination. C'est pour cela que la quantité d'acide carbonique rendu ne correspond pas à V oxygène consommé.

Ainsi le germe s'est développé sans recevoir d'autre secours de l'extérieur que l'oxygène et l'eau, et nous voyons toutes les réactions se produisant à ce moment donner naissance à des formiates. Il n'est donc pas téméraire de penser que ces sels sont la base des tissus végétaux, qu'ils se sont condensés, soudés entre eux, comme nous allons voir la formaldéhyde le faire.

La jeune tige a épanoui ses premières feuilles à l'air et à la lumière, et en même

temps les radicelles ont plongé dans le sol.

La plante est sortie de son œuf, elle est sevrée, elle va puiser dans l'air et la terre les éléments nécessaires à son développement et devenir adulte.

Elle est alors assez puissante pour produire le seul travail que l'organisme animal ne peut accomplir : souder les trois éléments C H^, résultat d'une double réduction.

Pourvue de racines et de feuilles, elle sécrète abondamment de la chlorophylle.

Sous l'influence de la lumière, celle-ci va continuer les réactions chimiques indiquées plus haut. Seulement, cette lois, l'acide carbonique sera prélevé sur l'atmosphère ambiante.

Pendant la germination, la plante n'avait pas d'organes assez développés pour prendre à l'air la quantité de C 0^ qui lui était indispensable, tandis qu'à présent, ayant une surface d'absorption immense par rapport à sa tige, elle pourra puiser largement cet élément dans l'atmosphère.

D'un autre côté, arriveront, par les racines, nitrates, phosphates, sulfates, carbonates, qui seront groupés par l'acide formique

sous forme de formio-phosphates» formionitrates» formio-sulfates et formeront ainsi les albuminoïdes.

L'acide carbonique absorbé parles feuilles sera-t-il réduit par la chlorophylle comme Mitiriazeff en a démontré la possibilité, ou sera-t-il fixé de toutes pièces dans la plante par la réaction de Kolbe et Schmitt ?

Suivant toutes probabilités, il subira ces deux actions.

Il parait probable, d'après les expériences de MitiriazeflF, que la chlorophylle n'est pas unique; il y a des chlorophylles, ou, pour mieux dire, il existe un corps chlorophyllien qui évolue, qui augmente de densité et aussi de puissance réductrice avec Vâge de la plante et sa tension intra^vasculaire. C 0* sera donc transformé par la chlorophylle en C qui, en présence de H* et d'un alcali comme la potasse, formera de l'acide formique, C + H2 = C 02 H*. (Synthèse réalisée par M. Berthelot.)

Le pouvoir réducteur de ces chlorophylles continuant à s'exercer sur la partie d'acide formique non utilisée sur le moment, en fait de la formaldéhyde C 0* H^ — == C H^

quî se condense, se tasse, grâce : 1° à la tension intra-vasculaire de la plante; 2** à son énergie chimique non saturée; 3® au milieu réducteur, et fait les glucoses et amidons. Ce seront là les réserves, la graisse du végétal.

Il parait très improbable que C H* soit le résultat de la soudure directe de Toxyde de carbone et de l'hydrogène, rendus libres par l'action de la chlorophylle sur l'eau et, l'acide carbonique.

S'il en était ainsi, la première réaction chimique qui se produit dans la germination étant celle-là, nous verrions un organisme vivant faire des réserves, des économies, avant d'avoir encore rien acquis, et nous savons que dans la germination la quantité de C H* non seulement n'augmente pas, mais diminue.

Mais d'où viendra l'oxygène que rend le végétal pendant le jour ? Certainement pas de l'acide carbonique absorbé. Les chlorophylles sont réductrices, elles ne fixent pas le carbone, mais l'oxygène, c'est donc C qui devrait se dégager et non pas 0. Le carbone n'est donc iixé dans la plante que

par une action chimique indirecte. La réaction de Kolbe et de Schmitt, énoncée plus haut, me paraît donner l'explication de ce phénomène.

A notre avis, l'oxygène dégagé proviendrait de la décomposition, dans les tissus de la plante, des nitrates provenant du sol; aussi ce phénomène ne se produit-il pas pendant la germination, alors que la plante ne reçoit rien du dehors.

Ce dégagement d'oxygène ne se produit pas davantage dans la plante enracinée, pendant la nuit, parce que la chlorophylle, perdant son pouvoir réducteur dans l'obscurité, ne peut plus décomposer les sels venus du sol.

Le végétal devra vivre cependant, évoluer sans arrêt, même en l'absence momentanée de lumière; pour arriver à ce résultat, il va reprendre pendant la nuit son premier mode d'existence, celui de l'embryon. ^

La lumière disparaissant, la tension de dissociation des sels formiques (cœur de la plante) contenus dans la sève diminue, ainsi que la pression intra-vasculaire.

A ce moment, les glucoses, moins compri-

mées, sont interverties par les ferments solubles contenus dans les tissus; elles redescendent la série des composés ternaires et repassent à l'état de formaldéhyde.

Celle-ci s'oxyde alors, formant de Tacide formique, dont une partie se dégage sous forme d'acide carbonique et d'eau (transpiration de la plante); l'autre se combine avec les sels contenus dans la sève, forme des formiates qui continuent la poussée ascensionnelle du végétal.

Ainsi la plante utilisera pendant la nuit l'amidon et les glucoses produites le jour.

Pour arriver à ce résultat, il faut qu'elle absorbe de l'oxygène rendu en partie sous forme d'acide carbonique.

Les glucoses sont donc produites le jour et sont bien fonction chlorophyllienne.

Pour s'oxyder, la formaldéhyde a besoin de chaleur ; elle utilisera celle qui se dégagera du dédoublement de l'amidon et des glucoses. Cette réaction refroidira donc progressivement la plante qui se couvrira de rosée, surtout vers le matin.

Mais que sont donc ces ferments, ces dias-

tases qui ont le pouvoir de dédoubler les amidons et les glucoses ?

A notre avis, ces ferments, ces diastase$ ne sont autre que la chlorophylle ou le corps chlorophyllien qui a un double pouvoir. Il est réducteur et agit en même temps comme un ferment soluble, il dédouble les amidons. Il est réducteur le jour grâce à l'énergie que lui donne la lumière, il est seulement dédoublant dans l'obscurité. Il a des énergies variant d'intensité et de mode avec la lumière, la chaleur, la pression. Il n'y a donc pas des chlorophylles et des diastases, mais seulement des chlorophylles variant d'énergie avec le poids moléculaire de la cellule qui les produit, et les phénomènes extérieurs sous l'influence desquels elles agissent.

Si nous poussons plus loin l'analyse de ce groupement C O H*, nous verrons que son énergie chimique est incomplètement saturée.

En effet, chacun des atomes C et H* peut fixer : l'un, deux atomes d'O, l'autre un seul, soit trois atomes d'O pour les deux. Or, dans ce groupement il n'y a qu'un seul

atome d'O pour satisfaire cette énergie et cependant C H^ est en équilibre» il est stable à une température ne dépassant pas 35**. On peut conclure de ces faits que les atomes C et H^ ont des énergies variables, puisque C peut faire C et C 0^ et H^, H* etH^O*.

En effet, cette énergie chimique varie avec la température ou la lumière. Si nous mélangeons de la formaldéhyde et de Teau oxygénée, rien ne bouge à la température ordinaire, mais si nous chauffons doucement dès que la température arrive de 35" d 40°, la formaldéhyde acquérant une activité nouvelle fixe un atome dO et se transforme en acide formique; celui-ci, à son tour, à la même température, fixant un atome dO se transforme en C 0» + H^ 0.

2(COH2) + 02--2C02H2 2 C 02 H2 + 02 =z 2 (C 02 + H2 0)

C'est très probablement à cette énergie chimique augmentant avec le rayon de soleil que C O H2 doit le pouvoir de se souder à lui-même et de former ainsi des corps de

plus en plus denses, composant la série des corps ternaires.

La condensation de la même molécule n'est possible que dans un milieu réducteur et sous pression; en présence d'O, C H* s'oxyderait de suite.

Nous voyons donc que la température et la lumière solaire ont une action considérable sur le groupement C O H*, comme nous avons vu, à propos des formiates, qu'elles en avaient une sur C 0^ H*.

Si l'on examine la formule des formiates au même point de vue que celle de la formaldéhyde, on voit que leur énergie chimique est incomplètement saturée. Ces composés auront donc les mêmes raisons de se souder entre eux et de varier d'énergie avec la lumière, la température ou la pression.

De l'analyse de cette molécule C H^, est née ma conviction que la régression des glucoses a deux périodes bien distinctes.

Dans la première, elles perdent l'énergie qui maintenait les groupements C H^ soudés entre eux et par conséquent dégagent de la chaleur.

Dans la seconde, cette chaleur augmente

Tactivité chimique de chaque groupe C H^ libéré, qui s'oxyde s'il est en contact avec Toxygène.

Nous avons eu d'abord production de chaleur et ensuite absorption d'une partie de cette chaleur pour l'oxydation complète de C O H2 avec retour à C 0* + H^ 0, après son passage en C 0* H*.

Nous trouverons dans les lignes qui précèdent l'explication de l'action de l'eau oxygénée sur les plaies et dans la digestion.

Cette substance facilite l'oxydation des glucoses du sang et produit de l'acide formique, d'où sa puissance antiseptique.

La même action se produisant dans l'estomac, sur les glucoses contenues dans les viandes absorbées, en facilitera le dédoublement. Nous verrons plus tard, en effet, que l'acide formique est le principe actif de la digestion.

Enfin, nous renverrons le lecteur à ces dernières lignes, pour analyser avec lui le phénomène du frisson au début des maladies aiguës.

Quel sera le mécanisme de la régression des composés ternaires ? Un simple coup

d'oeil sur la formule chimique de ces corps nous permettra de le découvrir. Voici une partie de la série :

Saccharose Glucose

Acide lactique Acide acétique Formaldéhyde

Acide formique Acide carbonique Eau

Nous voyons que la molécule de chacun de ces corps perdant une partie de la force qui tient ses éléments en cohésion se partage en deux jusqu'à l'acide lactique.

Celui-ci ayant un nombre impair d'éléments se coupe en deux parties inégales :

deux éléments d'un côté, c'est l'acide acétique, et un seul de l'autre, c'est la formaldéhyde.

Celle-ci, grâce à la chaleur dégagée par la segmentation de la molécule lactique, acquiert de l'énergie, s'oxyde et fait C 0^ W puis C 02 + H2 0.

Que faudra-t-il pour faire régresser ces composés ternaires ? Presque rien, en présence de Voxygène. Qu'un corps nouveau.

chargé d'une énergie, d'une électricité de nom contraire à celle qui tient ces molécules jointes vienne en neutraliser une infime partie, et ce corps qui était en équilibre parfait va se diviser forcément en deux parts égales.

L'énergie rendue libre par cette segmentation se dégage sous forme de chaleur, et agissant sur les deux tronçons de cette molécule leur donne une cohésion plus grande, à Vàbri de V oxygène.

Nous savons, en effet, que l'énergie chimique de ce groupe C O H^ augmente avec la température.

Si rien ne vient enlever cette chaleur, au fur et à mesure qu'elle se produit, les deux tronçons seront assez solides pour résister à l'action désélectrisante du corps nouveau.

Comme il se dégage d'autant plus d'énergie que les molécules se sont partagées plus de fois, la régression des corps ternaires s'arrête vite.

Mais si, par un moyen quelconque, on épuise continuellement cette énergie rendue libre par la segmentation, les tronçons des molécules n'augmentant pas de cohésion, le

même corps désélectrisant pourra continuer ses effets et permettre la régression complète et le retour en C 0* + H* 0, en présence de l'oxygène.

Il n'est donc pas utile pour faire régresser les composés ternaires qu'un corps nouveau neutralise toute leur énergie potentielle; il suffit pour diviser en deux ces molécules en équilibre parfait : 1° qu'une parcelle infinitésimale de leur énergie leur soit enlevée; 2° que la partie d'énergie non neutralisée et devenue libre par le fait de la segmentation soit enlevée d'une façon continue pour qu'elle ne vienne pas s'ajouter à celle qui tient les molécules des deux tronçons jointes.

C'est ainsi, nous allons le voir, qu'agissent les ferments figurés. Leurs toxines, même à dose infinitésimale, neutralisent une partie infime de l'énergie de ces molécules qui, perdant leur équilibre, se coupent en deux; le ferment utilisant de suite l'énergie en excès, les dédoublements continuent.

Les toxines, ou ferments solubles, sont donc des corps chargés d'une énergie de sens contraire à celle des glucoses.

Un premier ^ effort a été nécessaire pour

disjoindre d'abord, souder ensuite, en les comprimant, C 0^ + H^O. A chaque production nouvelle de C H^ le même effort se produit pour ajouter C H^ à lui-même, le tasser, produire des corps de poids moléculaire de plus en plus dense, dont les principales étapes sont la formaldéhyde, les glucoses, Tamidon. Pour lier ces atomes et condenser ces molécules, il a fallu Fénergie solaire. Nous comparerons ces composés à des piles de pièces de monnaie dont chacune est représentée par C H^ et soumise à deux forces inégales et de sens contraire. L'une, qui maintiendra ces pièces collées les unes aux autres, comme si elles étaient aimantées, sera l'énergie potentielle; l'autre, sorte de ressort à boudin placé entre chaque pièce tendant à diviser ces molécules qui n'ont été jointes que par un effort, sera la tension de dissociation.

Glucose

Tant que l'énergie potentielle sera supérieure à cette tension de dissociation, le corps restera en équilibre. Mais que, pour une raison quelconque, l'énergie potentielle diminue progressivement, les pièces seront de moins en moins liées. Si elle disparait, les pièces vont tomber et se disjoindre. Il pourra arriver que cette disparition de l'énergie potentielle ne porte que sur un élément de la pile de monnaie, et cette dernière sera coupée en deux, en quatre, suivant le nombre de pièces désaimantées.

Enfin, dans un tronçon de pile, il pourra arriver que toutes les pièces ne soient pas également aimantées et qu'elles soient par conséquent, inégalement distantes les unes des autres. C'est ainsi qu'on aura des corps à poids moléculaire identique, mais à physionomie différente. Tel l'acide lactique C^O^H^ qui est le même, atomiquement parlant, que l'acide sarcolactique C^O^H^ et qui n'a pourtant pas la même puissance chimique. Les atomes constitutifs de la formaldéhyde, euxmêmes, COH^sont tenus soudés entre eux par une énergie potentielle qui est supérieure à leur tension de dissociation à une tempe-

rature basse. Si cette énergie devient inférieure et diminue» les atomes de cette molécule qui n'ont aucune tendance naturelle à s'allier entre eux vont reprendre leur état premier.

Pour former la formaldéhyde, la plante a dû réduire les groupes CO^ et H^O. Aussi, dès que la force qui maintient ces atomes soudés disparaîtra, CO fixera l'O nécessaire à faire CO^, et H^ en fera autant.

Mais, cette régression des glucoses par le partage successif de la molécule est un phénomène tout à fait factice et qui ne se produit que dans les cornues de laboratoires, ou dans les fermentations à l'air libre.

Dans l'organisme, la molécule glucose ne se coupe pas ainsi en deux, en quatre, etc., elle se distend peu à peu, rendant son énergie potentielle au fur et à mesure que la pression le lui permet.

Je comparerai la molécule glucose à un ressort à boudin dont chaque tour de spire est composé par une molécule de C H- 0.

Quand elle entre dans l'organisme avec toute son énergie potentielle, tous les tours de spire de ce ressort à boudin sont en contact, occupant l'espace minimum.

Mais, au fur et à mesure que la force qui les tient ainsi accolés se dissipe, le ressort s'allonge. C'est bien toujours le même ressort, avec le même nombre de tours de spire, la même molécule avec le même nombre d'atomes, mais la force, l'énergie potentielle, diminue au fur et à mesure que l'allongement se produit. Dès que cet allongement est arrivé à son maximum et partant que l'énergie potentielle est entièrement épuisée, chaque groupe C H* que j'ai comparé à un tour de spire, se détache et s'oxyde.

Une molécule de glucose qui régresse sous une pression uniforme et déterminée, à une température constante, et en présence d'une quantité d'ox5^gène définie, ne produit pas de corps intermédiaires, mais se retransforme entièrement et d'un seul bloc, quand elle a perdu peu à peu son énergie, en acide formique d'abord, acide carbonique et eau ensuite. Les acides lactiques, acétiques ou autres ne se produisent que lorsque le mécanisme de cette régression est troublé.

Tous les corps organisés provenant du

groupement CH^O, devront donc, pour reveair à l'état premier :

1** Perdre leur énergie potentielle; 2* S'oxyder.

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