‹ Maladies microbiennesChapitre 37 sur 54 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

La valeur thérapeutique des formiates n'a pas été déduite d'une statistique. Tant que nous ignorions le chimisme des cellules, la méthode empirique pouvait être seule employée pour juger de l'efficacité d'un produit.

Mais aujourd'hui qu'il nous est un peu mieux connu, les problèmes thérapeutiques peuvent se résoudre d'une façon plus scientifique.

Tout le monde sait qu'il y a des cas de guérison spontanée de toutes les maladies.

Il suffisait donc de connaître les procédés employés par la nature et de trouver des moyens nous permettant d'augmenter leur puissance, à volonté.

Nous savons comment les microbes se phagocytent automatiquement dans un sérum en équilibre, comment ils élèvent la densité des albumines de l'organisme envahi et le vaccinent.

Un microbe ne vaccine pas en enlevant ou en ajoutant au sang une substance mysté-

rieuse quelconque, mais tout simplement en mûrissant rapidement les albumines qui, devenues plus denses, phagocytent le microbe et stérilisent le milieu.

Le même phénomène se produit dans tous les cas. Il est instantané si Forganisme est robuste, il se produit après un certain nombre de jours d'infection s'il est débile. Ainsi finissent normalement les maladies infectieuses.

Action des toxines sur les glucoses, transformation de celles-ci en acide formique, maturation des albumines, tout est là.

Il suffisait donc pour être fixé sur la valeur des formiates de produire sur un certain nombre d'organismes la maturation rapide des albumines avec toutes ses conséquences; il fallait que les résultats fussent constants, absolus, les lois naturelles ne pouvant avoir d'exception. Elles sont ou ne sont pas.

Eh bienl j 'affirme que les formiates introduits dans l'organisme y produisent toujours, sans exception, les phénomènes d'où découle la défense de cet organisme. Leurs eflfets sont évidemment proportionnels : 1° A la dose du médicament; 2° A la densité du sérum

sanguin ; 3^ A la tension artérielle ; et comme ces deux derniers termes sont en rapport constant, on peut dire que les effets des formiates sont proportionnels à la dose et à la tension.

Ces connaissances acquises, j'étais certain d'arriver à la guérison des maladies microbiennes. Il n'y avait plus à étudier que la question des doses, et leur mode d'emploi.

Cette étude a été la plus lassante. Comment s'expliquer de prime abord qu'une substance dont moi-même j'avais pris 6 et 8 grammes par jour, pût produire sur les malades des effets énormes à la dose de quelques centigrammes?

Tout s'explique enfin ! 1

Les lois naturelles qui m'ont conduit à ce traitement étant réelles, l'action des formiates absolue dans ses effets, certaine dans ses résultats, je considérerais comme un crime de garder plus longtemps pour moi seul, sous prétexte de statistique, les moyens sûrs de guérir l'humanité qui souffre et attend I

Je ne mets pas d'observations de guérisons à la suite de ce livre parce que je considère qu'il est trop facile d'en produire.

Les observations contrôlées seules ont une valeur réelle, or il m'a été impossible malgré tous mes efforts d'obtenir un champ officiel d'expériences.

Je n'avais plus qu'un moyen, m'adresser au corps médical tout entier.

C'est ce que j'ai fait. Près de quatre mille médecins ont répondu à mon appel et c'est leurs observations de guérisons et non les miennes que je publierai dans une brochure spéciale.

Pour moi, j'affirme d'une façon solennelle, que la tuberculose et le cancer sont guéris toutes les fois qu'on ne traite pas un malade déjà à fin de course.

Si je suis aussi affirmatif, ce n'est pas parce que j'ai guéri déjà un nombre très respectable de malades, avec un médicament déterminé, mais bien parce que j'ai trouvé les lois immuables auxquelles obéissent ces maladies.

Page 1