CONCLUSION
L'étude des sels formiques va ouvrir un large champ de travail à l'intelligence humaine. Atomes associés par le rayon de soleil qui s'emmagasine en eux comme une force, ils restent toujours, directement ou indirectement, sous son servage.
Sous cette même influence, aidée par la pression, ils se groupent comme des molécules crochues, dirigeant leurs extrémités vers un même centre, et constituent la cellule lorsque, d'un excès de condensation, est né, dans ce centre, un corps produisant un phé* nomène chimique nouveau.
Celui-cî détermine la production d'une membrane d'enveloppe qui fixe l'orientation moléculaire et emprisonne la force qui tient ces molécules formiques jointes. La cellule est née.
Le phénomène chimique parti du centre continuant à appeler vers ce point de nouveaux formiates, la cellule se dédouble par pléthore, d'après le mécanisme que nous avons indiqué, et forme les groupements cellulaires. Ceux-ci, toujours soumis aux mêmes influences de lumière, chaleur, pression, s'associent et forment les organismes vivants qui évoluent et se reproduisent.
Mais pour persister et évoluer, ils ont besoin de boire incessamment à la source de toute énergie physique, le soleil.
Son influence immédiate n'est pas suffisante, puisque sa présence est intermittente; il faut que, même en l'absence de ce grand moteur, ils en puissent utiliser les puissants effets.
C'est sous forme de glucoses, condensations du plus simple composé formique, la formaldéhyde, que les organismes vivants emmagasineront l'énergie solaire.
Nous avons vu comment ils l'utilisent pour évoluer et se reproduire, pour progresser, enfin pour se défendre.
Je ne doute pas un instant que l'application des composés formiques aux maladies humaines et animales, de mieux en mieux appliquée, ne verse sur le monde un torrent de lumière et de vie.