EFFETS DES NECTOLS SUR LES ORGANISMES EN DÉCHÉANCE
Nous venons de voir rapidement comment les Nectols agissent sur les organismes sains, voyons maintenant leur action sur les organismes envahis. Comment vont-ils servir à la défense de l'organisme?
Rappelons-le : les Nectols sont une production normale de V organisme ; ils déterminent le mouvement moléculaire. Ils proviennent de la combinaison des glucoses et de l'oxygène.
Voyons d'abord comment se défend normalement l'organisme envahi ; nous verrons ensuite si les Nectols ingérés produisent ou activent le mouvement de défense naturelle.
Pour bien juger de ces phénomènes prenons une plaie à ciel ouvert, de la main, par
exemple; des microbes l'ont contaminée.
Les premiers phénomènes qui se produisent sont la rougeur, la chaleur, la douleur, la congestion. Ces phénomènes sont dus aux toxines du microbe qui, agissant comme des ferments solubles sur les glucoses de la lymphe, les font régresser rapidement ; d'où la chaleur, la rougeur. La douleur est due à ce fait que les glucoses en régressant, en présence de l'oxygène, produisent de l'acide formique. Ces décharges formiques déterminent la douleur, la cuisson, la brûlure, et stérilisent la plaie. C'est la guérison normale.
Donc, r organisme envahi par un microbe se défend toujours par la congestion ; il n'y a pas de guérison possible sans elle.
Eh bien, prenez un cancer ulcéré de la peau, ou un tuberculeux de la peau, faiteslui des injections sous-cutanées de Nectols et deux heures après vous assistez aux mêmes phénomènes que nous avons vu se produire normalement autour de la plaie de la main.
Rougeur et chaleur. Nous avons donc produit artificiellement et à volonté la même réaction chimique que l'organisme emploie pour sa défease.
Un seul côté manque souvent à la congestion provoquée dans les maladies dont il s'agit : c'est la douleur. Elle ne se produit pas parce que la congestion déterminée dans une lymphe désoxygénée ne donne pas lieu à de l'acide formique, d'où l'insuffisance curative de la plupart de ces congestions. Les glucoses dans ces cas ne régressent que partiellement.
Les Nectols ont agi ici en activant le mouvement moléculaire, des glucoses sont arrivées plus abondantes dans le torrent circulatoire; la tension artérielle, plus élevée, imprime au courant lymphatique une vitesse plus grande ; les glucoses vont donc arriver abondantes, autour des points contaminés, saturés de toxines, et y produire la congestion qui sera libératrice, si la lymphe entraîne avec elle, non seulement des glucoses mais aussi de l'oxygène. Alors, en effet, nous venons de le dire, il y aura production formique et douleur.
Il faut retenir, de cette explication, ce fait que la douleur, comme du reste la fièvre, sont des phénomènes accompagnant toujours les actes de défense de l'organisme. Donc
quand nous traiterons un malade atteint de cancer, par exemple, et que nous verrons les douleurs augmenter après quelques jours, il ne faut pas en conclure que le mal augmente, mais, au contraire, que l'organisme lutte. Si la douleur est très vive c'est que la lutte est trop violente; nous diminuerons donc l'intensité du traitement.
Si les douleurs cessent après quelque temps, c'est la preuve que les décharges formiques ont été suffisantes pour stériliser le milieu et que l'organisme est vainqueur; si elles se poursuivent continuellement, c'est alors la preuve que l'organisme est incapable de faire un effort suffisant, et c'est une preuve de la gravité du cas.
Il est évident que la violence de la douleur dépend beaucoup du point de l'organisme où se fait la décharge formique.
Ainsi les Nectols sont l'essence du mouvement moléculaire, et la défense naturelle des organismes.
Ils sont tout cela et je dis qu'il ne peut y avoir qu'eux.
Une machine à vapeur ne peut marcher qu'avec de la vapeur; on peut bien produire
cette vapeur avec du bois, du charbon ou du pétrole, mais il faut toujours de Teau.
Eh bien, l'organisme est fait pour fonctionner par les formiates ou Nectols et il ne peut fonctionner que par eux, et ceux-ci ne peuvent provenir que des glucoses.
COMMENT AGISSENT LES MERCURIAUX, ARSENICAUX, ETC.
Toutes les substances médicamenteuses qui agissent sur l'organisme comme modificateurs de la nutrition déterminent la production de formiates.
Comment agissent, par exemple, les sels d'arsenic? Ceux-ci arrivent dans le foie qui les retient; sous l'influence de cet empoisonnement qui contracte ce viscère, les glucoses sont expulsées plus abondantes de cet organe et se transforment en formiates dans le torrent circulatoire.
Ainsi l'arsenic ou ses combinaisons déterminent une production de formiates, mais c'est au détriment du foie qui perd peu à peu ses fonctions glycogéniques, devient graisseux, et ne peut plus remplir, ou très incomplètement les fonctions qui lui sont dévolues.
La médication arsenicale donne, en apparence et momentanément, des effets heureux par les formiates dont elle détermine la production, mais elle assombrit terriblement l'avenir.
Les mercuriaux agissent de la même façon.
Sous leur influence, le foie rend son glycogène ; les glucoses, plus abondantes, se transforment en formiates dans le torrent circulatoire.
Comment agissent les tuberculines?
Toujours en déterminant la production de formiates. Leur action est celle des ferments solubles ; elles activent la régression des glucoses circulant dans le sang.
La levure de bière agit, elle aussi, par son ferment soluble, l'invertine, qui fait régresser les glucoses et produit des formiates.
Enfin, quelle est l'action des sérums naturels?
Ils agissent tous de la même façon ; leur plus ou moins grande activité dépend uniquement de la quantité de glucoses qu'ils contiennent.
Celles-ci, introduites dans le torrent circulatoire, se transforment en formiates.
Nous voyons donc que toutes les substances employées en médecine comme modificateurs de la nutrition déterminent la production de formiates.
Ces substances agissent, ou indirectement en lésant le foie, ou directement et aveuglément sur les glucoses du sang, ou encore par addition de glucoses, par injections hypodermiques, dans la sérothérapie.
Toutes ces méthodes vont sûrement disparaître. Il n'y en a qu'une rationnelle, c'est la méthode formique. Nous allons maintenant en étudier les applications à la tuberculose, au cancer et à la syphilis.