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CONTRE-INDICATIONS

L'Hémoptysie. — L'hémoptysie sera rare par ce traitement. Le sang augmentant de plasticité obturera plus facilement les artérioles malades.

Cependant si des hémoptysies légères venaient à se produire, crachats rouilles, ou mêlés de stries sanguines, diminuez à peine le nombre de gouttes de Nectol C. Si l'hémoptysie était abondante, supprimez -les quelques jours. Attendez que l'hémoptysie soit arrêtée depuis trois ou quatre jours, et recommencez le même traitement en diminuant légèrement le nombre de gouttes de Nectol.

Cœur. — Les lésions du cœur ne seront pas une contre-indication absolue, mais obligeront le médecin à une surveillance plus active et à des doses moindres.

Les formiates, en effet, vont relever la tension artérielle en augmentant la plasticité du

sang et, de ce fait, le cœur sera obligé de produire un effort plus considérable.

Donc il ne faudra donner aux cardiaques que de faibles doses de Nectol C, 2 ou 3 gouttes chaque fois au maximum.

Tout dépendra, du reste, de l'énergie du myocarde. Si un peu d'essoufflement apparaissait on suspendrait deux jours et on reprendrait avec des doses légèrement moindres.

Ce que nous avons dit pour les cardiaques nous le dirons pour les artério-scléreux avancés, avec athérome. De fortes doses de Nectol, en relevant trop vite la tension artérielle pourraient déterminer des congestions passives pulmonaires, ou cérébrales.

3 gouttes de Nectol C quatre fois par jour, me paraissent la dose maxima à donner aux malades âgés de plus de soixante ans.

11 arrivera quelquefois que sans être cardiaque ou artério-scléreux le malade en traitement éprouvera une lassitude générale, une légère courbature.

C'est un signe peu important, qui prouve

cependant, que l'effort demandé au cœur est trop grand, le myocarde qui participe de l'anémie générale a besoin d'un certain temps de traitement pour reprendre toute son énergie.

Dans ces cas, diminuons très légèrement les doses : 2, 3 gouttes en moins dans les vingt-quatre heures suffiront à faire disparaître cette sensation, et vous serez alors à la dose momentanément exacte.

Appareil digestif. — Du côté de la digestion nous aurons rarement des troubles.

Cependant, tandis que le traitement par le Nectol relève en général très rapidement l'appétit et active la digestion, chez certains sujets, au contraire, il diminue celui-là et ralentit celle-ci.

On voit ce fait se produire souvent chez les malades gras.

L'activité des échanges moléculaires, étant accrue, la graisse rentre dans le torrent circulatoire; le malade vit de ses réserves, il maigrit; aussi n'a-t-il qu'un appétit très médiocre.

Que ce fait ne vous alarme pas I Au con* traire, réjouissez-vous; un tuberculeux sérieusement atteint qui reste gras, ne guérit jamais. Cet amaigrissement est la preuve que l'organisme se relève, qu'il devient assez fort pour utiliser ses réserves ; il va se remettre en équilibre, c'est-à-dire qu*il va mettre son poids, sa masse en rapport avec la puissance oxygénante de ses poumons, avec sa lésion.

Il vit de ses graisses, comment pourrait-il avoir de l'appétence pour la nourriture?

Continuez le traitement, et considérez l'amaigrissement d'uH tuberculeux gras comme un fait d*excellent augure.

Enfin, certains tuberculeux maigres ne voient pas leur appétit remonter; ceux-là ont suivi presque toujours un long traitement arsenical; les fonctions glycogéniques du foie à la suite de l'empoisonnement par ce métalloïde sont très diminuées ; aussi lorsque vous appliquez le traitement par le Nectol qui fait appel à ces fonctions glycogéniques, le foie, à sec de provisions et d'énergie, ne répond plus.

Le mouvement moléculaire que vous essayez d'activer et qui a forcément son point

de départ dans les glucoses ne pourra subir, dans ce cas, qu'une très légère modification.

Aussi faut-il donner de faibles doses de Nectol, 2 gouttes chaque fois et insister sur le sucre.

Les fonctions glycogéniques s'amélioreront peu à peu, vous verrez l'appétit reparaître.

Chez les sujets déjà très envahis, la diarrhée peut quelquefois se produire; on doit, à ce moment, utiliser le laudanum de Sydenham pour l'arrêter; il faut diminuer en même temps le nombre de gouttes de Nectol.

Instituer un régime alimentaire très sévère, exclusivement composé d'œufs, laitage, riz au lait.

La diarrhée passée, vous recommencez à doses moindres.

Le traitement que nous venons de développer sera nuisible aux tuberculeux qui ont perdu plus que la moitié de leur surface pulmonaire. En effet, l'effort que nous allons exiger de ces malades restera sûrement sans effet, puisqu'il ne leur reste pas une surface pulmonaire suffisante pour l'oxygénation de

leur organisme. Donc vous les fatiguez inutilement ; si ce traitement guérit la tuberculose il ne fait pas repousser un organe disparu.

Quand un tuberculeux est arrivé à ce point, le meilleur moyen de le prolonger, c'est de ne rien faire qui puisse réveiller les moyens de défense.

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