TRAITEMENT DE L'ANÉMIE
Toutes les fois qu'un organisme déchoit, il s'anémie, il perd son hémoglobine, le mouvement moléculaire est ralenti, la vie paraît s'éteindre peu à peu.
Le plus puissant des moyens curatifs est le formiate de fer : Nectol F.
Essayez et vous serez surpris des résultats.
Donnez à vos anémiques adultes de 5 à 10 gouttes de Nectol F dans un verre à liqueur d'eau sucrée après les trois repas de la journée.
Obligez-les à prendre de 100 à 150 grammes de sucre sous une forme quelconque et limitez leur travail musculaire.
Exigez l'aération continue ou aussi grande que possible; que les croisées de leur chambre restent entr'ouvertes pendant la nuit.
Vous guérirez ainsi les chloroses les plus rebelles.
Deux remarques seulement sont à faire :
1° Si après deux ou trois jours de traite-
ment le sujet se sentait quelque peu courbaturé, il faut diminuer très légèrement le nombre de gouttes ;
2® Il arrivera quelquefois qu'après cinq, six ou huit jours de traitement, le sujet qui est déjà très remonté, sera pris de fièvre et aura une amygdalite ou un léger embarras gastrique, ou un rhume à évolution très rapide, ou telle autre indisposition. Ne vous efifrayez pas, c'est la preuve absolue de l'efficacité du traitement ; l'organisme remonte.
En effet, cet organisme en déchéance n'ayant plus une lymphe assez riche en glucoses et en oxygène, des cultures microbiennes se produisent sur toutes les muqueuses accessibles à l'air : bronches, nez, tube digestif, etc., et viennent encore augmenter le mouvement de chute de cet organisme.
Dès que le traitement agit, la circulation est plus active; la lymphe, plus riche en glucoses et en oxygène, va reconquérir un terrain qu'elle ne pouvait plus défendre. Les toxines de ces cultures microbiennes vont déterminer la régression plus rapide des glucoses, d'où fièvre, congestion locale et
stérilisation des parties envahies par la production d'acide formique.
Suivant que ces cultures microbiennes auront pour siège ou les amygdales, ou les bronches, ou l'intestin, nous aurons des amygdalites, des bronchites ou de l'embarras gastrique.
Mais ces accidents seront toujours de très courte durée, car l'infection n'était encore que peu prononcée, en formation pourrai-je dire, sans quoi la maladie eut déjà éclaté.
Nous allons ainsi au devant de la maladie, nous la tuons dans l'œuf.
Modérez le traitement pendant ces crises, et reprenez-le de suite après ; vous conserverez ainsi un terrain reconquis.
N'oubliez pas surtout que la fièvre est la défense de l'organisme; qu'à ce moment les moyens d'oxygénation de cet organisme augmentent; que, par conséquent, il faut à ce malade fébrile pour que sa fièvre ait le maximum d'effets heureux, plus d'air qu'à un bien portant.
N'ayez pas peur de l'air pour les fébricitants, ouvrez, ouvrez les croisées; pas de pièces chauffées, l'air chaud n'oxygène pas.
Couvrez les malades, mais qu'ils respirent continuellement de l'air frais et renouvelé.
Pour le Nectol F, comme pour le Nectol C, il sera bon de le suspendre pendant huit jours après chaque période de quinze jours de traitement.
N. B. — '* Ce traitement de l'anémie par le Nectol F comporte aussi, bien entendu, l'emploi du Sirop Minéralisateur Phosphaté. "