GENÈSE DE L'ŒUF
La vésicule de de Graaf produit un amas de granulations protoplasmiques, ou plastides, entre lesquelles se trouve un liquide
moins dense (suc plastidien). Au milieu de ce protoplasma est là vésicule germinative de Purkinge, avec son nucléole ou tache germinative. Jusque-là, les phénomènes physiques sont presque seuls en jeu ; c'est la tension artérielle et la chaleur qui ont produit les différentes condensations d*un même radical, allant de la granulation adhérant encore à la membrane de la vésicule et arrivant à la tache germinative.
A ce moment, l'ovule n'ayant pas encore de membrane vitelline propre, on voit naître sur la paroi de la vésicule de de Graaf, une cellule qui grossit, pénètre dans le vitellus de l'ovule et se fond avec la vésicule germinative. C'est de la fusion de cette dernière, avec la vésicule embryogène de Balbiani, que naît le germe qui sera le noyau de cette cellule. A peine cette fusion a-t-elle eu lieu, qu'elle détermine la production d'un composé formique qui va réagir de proche en proche sur les éléments les plus voisins, lesquels à leur tour agiront sur leurs cadets, et ainsi s'établira une série ininterrompue de réactions chimiques allant du noyau vers la périphérie.
 ce moment et comme conséquence de ce phénomène chimique surajouté, la membrane vitelline de l'ovule se forme et Torientation moléculaire première est pour ainsi dire emprisonnée.
Non seulement l'orientation moléculaire va être ainsi maintenue par cette membrane, mais, en même temps qu'elle, sera emprisonnée la force résultant de la tension de dissociation de tous les éléments composant l'ovule. Cette force agissant incessamment sur les parois de l'œuf, aura pour effet de pousser à l'augmentation de son volume. Et comme, grâce aux phénomènes chimiques nouveaux, d'autres éléments pénétreront sans cesse dans cet ovule, on voit que, tension de dissociation dun côté, réaction chimique de Vautre, r œuf continuera son évolution.
Celle-ci se poursuivra dans l'être aérien jusqu'à ce que l'élasticité des tissus formés fasse équilibre à la tension de dissociation des éléments qui le constituent.
A ce moment, l'être est parfait, la croissance est terminée. Il n'utilisera plus cette force d'expansion qu'à vivre pour se reproduire.
Ainsi, des peptones à la vésicule germinative les molécules sont orientées de la périphérie vers le centre, leur bout acide tourné vers le dehors, poussées par la pression et la chaleur seules. Mais dès que la vésicule embryogène de Balbiani intervient, une nouvelle force, résultat d'un phénomène chimique, se produit, qui non seulement maintient cette orientation, mais l'accentue, car elle a pour résultat de faire prendre par le nucléole la dernière molécule des derniers chaînons chromatiques. Ces molécules arrachées à ces chaînons sont de suite remplacées par celles que ces mêmes chaînons prennent à leurs voisihs et ainsi de suite jusqu'aux parois de la vésicule de de Graaf qui forme alors la vitelline. Nous allons voir encore l'œuf, tombant sur la muqueuse utérine, se créer une nouvelle enveloppe par le même procédé, avec l'épi thélium de cette muqueuse.
Ce mouvement chimique est indispensable pour expliquer la fécondation et la façon dont l'œuf tombant de l'ovaire à maturité, se fixe sur la muqueuse utérine ou tout autre muqueuse. En effet, tant qu'il est resté dans la vésicule de de Graaf il a subi la poussée
de la tension artérielle, et les molécules d'albumine qui le constituent sont venues, sans effort de sa part, de l'extérieur à l'intérieur. Mais lorsqu'il sera sorti de cette vésicule, le phénomène physique de la pression sanguine va subitement disparaître, l'œuf devra évoluer cependant quand même, sans arrêt.
C'est à ce moment périlleux qu'intervient la fécondation.