DE LA BOULIMIE
mes jeunes, après une maladie de longue durée qui les a plongés dans le marasme ; la seconde , de l’état pathologique de l’estomac : c*est un symptôme de la souffrance du sens gastrique» La faim dévorante d’un convalescent bien guéri , qui ne conserve aucun point de phlegmasie dans les organes, est naturelle : elle est, pour ainsi dire , physiologique ; l’économie entière a besoin d’une réparation complète , l’estomac appette les alimens, et pourvu qu’on le satisfasse avec modération , le malaise disparaît aussitôt après l’ingestion de substances nutritives , douces et réparatrices; il n’en est pas de meme de la boulimie, que détermine la gastrite chronique lorsque toute la surface de l’estomac s’échauffe; la faim est alors pathologique , et elle réclame comme telle l’usage des boissons émollientes , d’un régime très-doux et meme de la privation des alimens. La boulimie sert souvent de prélude a la gastrite : elle se développe aussi pendant le cours de cette maladie, et, dans cette dernière circonstance , l’appétit est de suite rassasié , et fait place à la douleur, lorsqu’on se presse de donner des substances nutritives. Cette névrose des auteurs est donc l’effet d’une abstinence prolongée , ou le symptôme de la modification inflammatoire de l’estomac. On a observé, dans