‹ Maladies nerveuses des auteurs, rapportées à l'irritation de l'encéphale, des nerfs cérébro-rachidiens et splanchniques, avec ou sans inflammationChapitre 44 sur 51 · GASTRO-INTESTINALES · texte numérisé non relu

GASTRO-INTESTINALES

moins dangereuse reposait sur l’usage de l’opium et des adoucissans ; l’autre traitement , dit delà Charité, consistait dans l’administration des purgatifs , des vomitifs et de l’opium ; cette dernière méthode guéritquelquefois par la révulsion, en déplaçant l’irritation intestinale , plus souvent encore l’affection morbide est exaspérée , et , dans tous les cas, ce traitement laisse dans le canal digestif une disposition aux rechutes. Beaucoup de malades soumis à l’action de ces stimulans ont succombé , présentant tous les symptômes d’une violente inflammation gastro-intestinale aigue; ces accidens n’ont point éclairé les médecins, qui en accusèrent une complication fébrile , attestant que les malades n’étaient point morts de la colique de plomb , mais d’une fièvre essentielle accidentellement survenue. Le célèbre Bordeu employait dans le commencement de la maladie les mucilagineux , puis il administrait ensuite les purgatifs drastiques ; il ne connut point la nature de l’affection qu’il combattait , mais son génie lui inspira cette pensée. Il y a bien des choses , et plus qii on ne pense, à éclaircir sur cette matière. M. Banque met d’abord en usage, dans la nuance apyrétique, les médicamens qu’il nomme névropathiques , parce que ce médecin pense que la maladie dépend

o/j.6 TRAITEMENT des irritations

alors d’une irritation nerveuse ; il combat d’ailleurs la nuance pyr étique fébrile par les émissions sanguines, etc., etc. M. Broussais , bien avant M. Banque , a employé contre la colique saturnine le traitement de la gastro-entérite , modifié d’après l’état du tube intestinal ; ainsi, lorsque la maladie se développe avec fièvre , rougeur de la langue , etc. , etc. , il recommande les saignées générales et locales, les bains, les boissons émollientes, les fomentations et les topiques adoucissans ; quand elle est sans fièvre, avec rougeur de la langue, lenteur du pouls ; saignées locales à l’épigastre, boissons émollientes, etc.; mais lorsque la modification astrictive est prononcée avec pâleur de la langue , il conseille l’opium , les bains , les tisanes rafraîchissantes ; et si la constipation ne cède point , les légers purgatifs, qui obligent quelquefois le médecin de recourir aux applications de sangsues sur l’abdomen , pour enlever l’inflammation qu’ils ont pu développer. M .Broussais conseille également d’attendre que la constriction se soit dissipée , pour donner aux malades des alimens. Quant aux irritations morbides sympathiques, qui donnent naissance aux tremblemens , à la paralysie, aux douleurs dans les membres, etc. , le moyen

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ïe plus rationnel de diminuer leur intensité est de combattre énergiquement la cause qui les a produites, et dont le siège est dans les intestins. On peut d’ailleurs suivre le développement de ces sympathies morbides, les attaquer sur tous les points ou elles se manifestent, par des émissions sanguines locales; mais ces irritations secondaires , particulièrement la paralysie et les iremblemens,sont très-difficiles à dissiper, quand d’ailleurs la maladie principale n’a pas entièrement disparu.

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Ne'çroses du gros Intestin et de la Vessie .

Le gros intestin et la vessie recevant indépendamment des nerfs splanchniques une très™ grande quantité de nerfs cérébro - rachidiens , peuvent être affectés de la névrose active et passive. La névrose active indépendante d’une phlegmasie de la membrane muqueuse qui tapisse intérieurement ces organes , se développe passagèrement sous l’influence des passions; la peur, la crainte , la joie , la honte, déterminent quelquefois des spasmes ou des contractions très-vives dans le système musculaire de ces viscères, d’où résultent des coliques suivies de déjections plus ou moins abondantes,

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