DU SATYRIASIS
des sexes. Les névroses et les phlegmasies génitales dérivent de ces deux sources ; elles sont donc idiopathiques ou symptomatiques.
Des JSéçroses des parties génitales de l'homme.
L’homme est susceptible d’excès ou de défaut d’action dans l’érection du membre viril. On divise l’excès d’action en satyriasis et en priapisme. Ces deux nuances diffèrent l’une de l’autre, en ce que le satyriasis, indépendamment de l’éréthisme nerveux , s’accompagne de désirs , d’une supersecrétion de sperme et même de délire ; tandis que cette secrétion abondante et le délire n’ont pas lieu dans le priapisme , qui consiste seulement en une érection vitale , une tension de la verge sans appétit vénérien. L’abexcitaiion du pénis est caractérisée par le défaut d’action du membre viril , dont la sensibilité exaltée provoque néanmoins l’éjaculation.
Du Satyriasis .
Le développement du satyriasis est l’effet de toutes les causes irritantes qui agissent directement sur la verge , ou de la stimulation que les organes enflammés déterminent dans l’appareil génital; rinflammatîbn du pénis, des testicules,
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l’abus du coït, les excès dans l’onanisme, l’abstinence des plaisirs vénériens , la lecture d’ouvrages licencieux, la pléthore spermatique, l’usage habituel de liquides alcooliques, stimulans , aromatiques , de substances aphrodisiaques , l’emploi imprudent de la teinture de cantharides , l’application de la poudre de ces insectes aux environs des organes génitaux , excitent la secrétion du sperme , et irritent fortement le membre viril. lien est de meme de l’excitation et de l’inflammation de la peau , qui réagit sur ces parties et développe une irritation que le libertinage a souvent mis à profit pour réveiller l’activité des organes génitaux et remédier passagèrement à une impuissance , fruit de la débauche. Le satyriasis peut être aussi symptomatique d’une inflammation gastrique , ou pulmonaire ; presque tous les phthisiques se portent avec fureur aux plaisirs de l’amour ; la pneumonie qui les dévore agit sur l’économie , comme pourrait le faire une légère dose de vin: elle les excite , les stimule , et les excès qu’ils font en ce genre hâtent la désorganisation du poumon et les précipitent plus rapidement au tombeau.
La chaleur du climat influe puissamment sur le développement de la maladie : dans les pays mé-
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ridionaux, la sécrétion du sperme est très-abondante ; la chaleur stimule fortement l’économie. Ces deux causes excitent aux plaisirs de l’amour souvent répétés, d’ou peut résulter le développement du satyriasis , d’autant plus redoutable alors , que l’excès de calorique épuise facilement les forces en excitant des sueurs abondantes, et développe également des gastro-entérites les plus violentes.
Ces causes directes ou indirectes ne donnent naissance au satyriasis que lorsqu’il y a en meme temps une prédisposition inhérente à l’organisation et à la vitalité des organes génitaux. On observe tous les jours, dans la pratique de la médecine , ces excitations génitales avec supersecrétion de la liqueur séminale ; mais rien n’est plus rare qu’un satyriasis bien caractérisé , à moins qu’il n’ait été occasionné par les substances vénéneuses qui ont une action élective sur les parties sexuelles, telles que la poudre des cantharides et les compositions aphrodisiaques.
Dans le premier degré du satyriasis , le malade entre facilement en érection à la vue des personnes du sexe; il éprouve de fréquentes pollutions pendant la nuit , .et ses rêves ont toujours pour objet la satisfaction de ses désirs ; il se rapproche fréquemment des femmes ou se masturbe.
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Ce premier degré, ou plutôt ces symptômes précurseurs du satyriasis sont communs dans nos climats; mais, d’après les praticiens qui ont exercé la médecine dans les pays chauds , cette affection présente des symptômes beaucoup plus violens et semblables à ceux que développe Tingestion des cantharides. C’est même ce développement de symptômes , avec délire , qui caractérise le véritable satyriasis. C’est alors que le malade présente une ressemblance frappante avec la description que la mythologie nous a laissée des satyres ; l’irritation des parties génitales est tellement violente , qu’elle se propage au cerveau et y détermine une excitation morbide consécutive. Alors, pendant les accès, le pouls est fort, plein et vite ; la face est colorée , l’œil étincelant ; les parties génitales sont chaudes , brûlantes , rouges , enflammées , douloureuses; le malade se porte au coït ou se mas-
turbe avec fureur, sans pouvoir diminuer l’excès des désirs qui sont encore plus vifs; il délire,
il devient même furieux ; la lièvre s’allume ; la soit est dévorante; les levres sont desséchées, brûlantes; il survient des vomissemens; une odeur
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fétide , semblable à celle du bouc , s’exhale de la peau; les traits de la face sont empreints d’une lubricité dégoûtante; les organes génitaux de-