‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 156 sur 194 · S70 MIGRAINE · texte numérisé non relu

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les citadins habitués à ud air- confiné. J'ai dit que sa fréquence variait avec l'flge; son expression symptomatique se modifie également avec les années.

Dans Tenfance, la douleur est contusive, nauséeuse et porte aux défaillances. Dans Tadolescence, elle est gravative^ congéstive, avec des sensations de battements. Dans la jeunesse et dans la première période de la virilité, elle est plus localisée, plus exquise; les symptômes oculaires dominent; les vomissements sont fréquents. Elle est alors unilatérale.

Dans les périodes de la virilité qui avoisinent Tàge mûr die redevient bilatérale, frontale et occipitale ou simplement occi* pitale. Chose remarquable, toutes ces transformations peuvent se faire sans parallélisme avec Tàge du malade, et comme Ta fait remarquer M. le professeur Lasègue, la migraine peut viallir plus vite que le migraineux; elle peut arriver à sa phase tardive et à SOS formes effacées chez un homme qui est encore jeune. Au plumier rang des causes de la migraine, j'aurais dû placer les conditions pathologiques. La migraine est héréditaire. Los migraineuses engendrent des migraineux. Mais le père d'un enfant migraineux peut voir se développer tardivement chei lui ta migraine. Il y a donc une disposition générale qui existe à tel degré qu'elle est transmissible héréditairement^ et cHa do longues années avant Tapparition de la maladie à la* quelle doit aboutir cette prédisposition. Cette prédisposition se traduit d'ailleurs par d autres maladies, et ces maladies, que Ton ol>serve chejt les parents du migraineux, ce sont encore Tasthme, la goutte, la gravelle, la lithiase, Tobésité, le diabète, lo rhumatisme aigtK les rhumatismes choniques, les névralgies, les bt^nioiTholdi^, U*s dermatoses.

N a-t-elle ps des relations avec d*autres maladies? On a dit qu'elle tétait l'apanage des maladies de restomac, et Tissot la otvyail symptomatique d*une aflection de cet organe. A des degivs divers^ les lroubU\> gastriques accompagnent Taccès de mi^rauHV La nausiv manque rarement. D y a de lanorexie, ce qui n'oxelul )vis la sensation de la faim, ék les aliments ingérés |HMneut tMn^ digx^n^* Los vomissements, parfois intenses dès le

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