CONCLUSIONS
Dumas, Lordat, Jaumes, donnaient la plus grande extension à Taffection. Leur affection, c'était notre diathèse.
On a donné des définitions variées de la diathèse. Chomel les a résumées et précisées quand il a dit : « La diathèse est une disposition en vertu de laquelle plusieurs organes ou plusieurs points de Téconomie sont à la fois ou successivement le siège d'affections spontanées dans leur développement et identiques dans leur nature, lors même qu'elles se présentent sous des formes diverses. » Cette définition est défectueuse par divers côtés. Et d'abord elle a ce vice commun à toutes les notions de pathologie générale qui négligent le point de vue pathogénique : elle ne dit pas ce qu*est la diathèse, elle dit seulement comment est la diathèse. Elle ne fait pas intervenir cette notion symptomatique si importante de la chronicité. Enfin, ne s'appliquant pas à tout le défini, elle a le tort de pouvoir être appliquée à ce qu'elle ne doit pas définir. En effet, dans cette définition, Tinfection palustre serait une diathèse, la syphilis serait une diathèse. Je trouve que ce serait faire un groupement artificiel et illégitime que de réunir arbitrairement des maladies provoquées par un agent infectieux et d'autres maladies résultant d'un trouble antécédent de la nutrition. Dans la définition de Chomel, l'opportunité de Brown, cet état passager qui précède et qui prépare la maladie aiguë, serait aussi une diathèse. L'idée de chronicité est trop attachée au mot diathèse pour qu'on puisse appliquer ce nom à une disposition morbide aussi fugitive que Topportunité de Brown. Il est une idée qui s'est bien souvent dissimulée derrière le mot diathèse : c'est celle d'un vice organique, d'une altération humorale, d'une matière peccante, si vous le voulez. Cette matière peccante, nous lavons rencontrée bien souvent au cours de l'étude que nous terminons : c'était tantôt les acides organiques, tantôt la cholestérine, tantôt la graisse, tantôt le sucre, tantôt l'acide urique. Mais de telles matières, si elles caractérisaient la maladie, ne caractérisaient pas la diathèse; elles n'étaient pas la cause de la maladie, encore moins la cause de la diathèse ; elles étaient le produit de la maladie, l'effet lointain de la dia*