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ORIGINES DU PHOSPHATE DE CHAUX

né, ce sont là des conditions qui ne permettent dUntroduire dans Torganisme que des quantités insuffisantes de chaux et et même de phosphates. L'insuffisance d'acidité du suc gastrique, Texcès d'alcalinité des sucs intestinaux, en diminuant la solubilité du phosphate de chaux ou en activant sa précipitation, s^opposent à son absorption. L'usage des sels de chaux produit le même effet et diminue labsorption de la chaux. L'eau de chaux, le carbonate de chaux, dont on fait un si fréquent usage dans la thérapeutique des diarrhées infantiles, ont certainement pour effet d'empêcher Tabsorption d'une notable proportion de phosphate, et Kletzinsky et Renn ont reconnu que l'ingestion des sels de chaux autres que les phosphates, a pour effet d'augmenter la quantité du phosphate de chaux que contiennent les matières fécales.

Dans cette question du phosphate de chaux et de sa fixation dans les éléments anatomiques, il ne faut pas perdre de vue cette particularité : c'est que très vraisemblablement le phosphate de chaux utilisé n^entre pas dans l'économie à l'état de phosphate de chaux. La chaux pénètre d'une part, soit à l'état de chlorure, soit à l'état de carbonate, soit surtout en combinaison avec un acide organique; mais l'absorption ne peut se saisir que de quantités extrêmement minimes de phosphate de chaux tout constitué. L'acide phosphorique, d^autre part, pénètre dans la circulation soit à Tétat de phosphate alcalin, soit très problabiement à l'état d'acide phospho-glycérique. Or, si la théorie de Beneke est exacte, si l'acide phospho-glycérique se produit *dans le duodénum et s'absorbe dans l'intestin, sa production exige un concours de circonstances nombreuses, et une intégrité presque complète de toutes les fonctions digestives, car elle suppose un assez haut degré d'acidité du suc gastrique, une notable alcalinité des sucs intestinaux et par conséquent l'intégrité de la sécrétion biliaire ; elle suppose enfin l'intégrité de la fonction pancréatique. Les différents termes de la préparation de cet acide phospho-glycérique seraient les suivants : ingestion de graisse et ingestion de phosphates solubles ou insolubles; mise en liberté d'une

partie de facide phosphorique des phosphates par Tacide chlorhydriqiie du suc gastrique; émulsion, pais dédoublement de la graisse par le ferment pancréatique, production de glycérine qui se combine à Fétat naissant avec Tacide phosphorique. Si Tacide phospho-glycérique ainsi formé dans Tintestin se combine plus tard à la chaux dans Tintimité de l'organisme pour former le phosphate de chaux d'ossiitcation, on comprend que la question pathogénique se déplace et qu'il ne s'agit plus de rinsuffisance dans l'ingestion du phosphate de chaux alimentaire ou de sa mauvaise élaboration, mais qu*il convient de rechercher si chez les rachitiques les divers actes qu'exige In préparation de l'acide phospho-glycérique ont pu s'effecluer normalement. Or si les enfants rachitiques ingèrent assez de graisse et souvent assez de phosphates alcalins, si Taciditê stomacale est suffisante, on est en droit de dire que très souvent les troubles digestifs provoqués par des aliments trop gr()ssi(M*s font prédominer dans Testomac l'acide lactique sur Tacide chlorhydrique, ce qui n'est pas une condition favorable h la mise en liberté de Tacide phosphorique; on peut dire que Tnlenlinité intestinale est insuffisante, que souvent même le contenu de l'intestin est acide, ce qui est une circonstance défavorable à la production de la glycérine.

Ainsi rétiologie nous montre, chez les rachitiques, certaines particularités relatives à leur alimentation vicieuse et certains étals morbides de leur tube digestif antérieurs au développeluenl des nodosités osseuses; et d'autre part, la pathogénie nous montre que ces vices de Talimenlation ou que ces maladies gastro-intestinales ont pour conséquence d'empêcher ou d*entra>er la pénétration dans Téconomie des deux principes qui, en se rencontrant, pourraient former la matièi*e calcifiante des lis>us en >oie d'ossification. Ce nVsl pas tout : il est chez hw rachitiques d'autres circonstances qui s'opposent à ce que la ohauv et raoide phosphorique se réunissent en combinaison in>olubh\ capable de demeurer d'une façon persistante dans les cléments anatomiques. Il y a chez eux des conditions qui peuvent maintenir, plus que dans Telat normal, la solubilité

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