ACTIVER LA COMBUSTION DE LA GRAISSE
mais en même temps, elles vicient leur constitution, altèrent leur santé et aboutissent à ces maladies dont je vous ai déjà indiqué la genèse et qui sont caractérisées par une vulnérabilité plus grande de l'économie et une incapacité des éléments de nouvelle formation à parcourir toutes les phases du développement. La phthisie est Tune de ces maladies. Avant de passer dans le domaine du vulgaire, cette médication, par les acides à haute dose, avait, il faut bien le dire, été conseillée par les médecins; et, si tant de jeunes filles abusent encore du vinaigre, elles ne font qu'imiter la cure par le vinaigre scillitique qui a été en honneur pendant quelque temps. Tandis que les acides pris en excès détruisent la graisse en détruisant tout le corps, les acides pris en moindre quantité ou Taccumulation des acides dans rorganisme, même lorsqu'ils n'ont pas une origine alimentaire, diminuent la destruction de la graisse en rendant les oxydations moins actives.
Messieurs, en rétablissant par les modificateurs généraux l'activité des mutations nutritives, vous ne détruisez pas la graisse, mais vous supprimez la tendance à l'obésité, et chez l'obèse vous arrêtez le développement de la maladie. Pour ramener ensuite l'organisme à ses proportions normales, pour faire disparaître cet excès de matière grasse qui s'est emmagasinée dans le tissu cellulaire, il faut brûler la graisse, il faut Tempêcher de se former, il faut l'empêcher d'entrer dans l'organisme, il faut enfin chercher à l'éliminer en nature.
La graisse à Tétat d'émulsion ou à l'état de gouttes ou de globes graisseux ne s^ brûle pas, nous l'avons dit. Il faut donc permettre à la graisse de se dissoudre; il faut donc réaliser dans le milieu vivant les conditions qui facilitent la dissolution et qui par surcroît activent les combustions, prescrire les carbonates alcalins, la liqueur de potasse, les savons. La graisse pourra ainsi se brûler, soit directement, soit après un dédoublement préalable. On devra alors mettre en jeu les appareils physiologiques dont le fonctionnement crée de la force et par conséquent brûle de la matière, oxyde des carbures d'hydrogène. La contraction musculaire intervient en première ligne;
iSft OBÉSITÉ.
Texercice corporel, la gymnastique, les mouvements des bras, comme ceux des membres inférieurs, seront des auxiliaires précieux du traitement. Si Ton veut être sûr que la graisse accumulée fournisse le combustible nécessaire à ces activités fonctionnelles, on devra n'introduire qu'en quantité modérée soit la graisse, soit les autres aliments ternaires, sucre ou acides qui pourraient être employés à créer la force ; on devra enfin prescrire l'exercice à un moment où la réserve circulante sera épuisée, où la digestion ne fournira pas, à défaut des graisses, le sucre ou Talbumine qui pourraient être brûlés. C'est donc à jeun que le travail musculaire sera véritablement utile. Les malades ne devront pas céder à Tassoupissement qui tend à s'emparer d'eux surtout après les repas. Le sommeil devra être mesuré, car le sommeil ralentit les oxydations et diminue sensiblement la production de l'acide carbonique. Mais on ne réduira pas au-dessous de la normale les heures du repos, parce que c'est pendant le sommeil que s'effectue surtout la réparation de l'organisme, et que, si Ton cherche à activer la désassimilatioq, il ne convient pas de s'opposer à i*assimilation. L'action du froid et de tous les autres stimulants cutanés trouve encore ici son emploi.
Pour empêcher la graisse de se former, on veillera à ce que la désassimilation puisse se faire en présence d*une suffisante quantité d'oxygène; on devra donc ne pas activer outre mesure cette désassimilation, et l'on aura sojn de favoriser tout ce qui rend plus complets les actes respiratoires. La vie et l'exercice au grand air, le choix d'un air plus vif, les mouvements des membres thoraciques réalisent cette indication. .
Pour empêcher la graisse d'entrer dans l'organisme, il ne faut pas seulement s'adresser à l'alimentation, il faut s'adresser au88i à la digestion. Qu'on réduise la quantité des graisses alimentaires , c'est bien ; les supprimer serait impossible et serait d'ailleurs nuisible. Mais, si les graisses sont données en petite quantité, on y trouvera cet avantage : c'est que la presque totalité de cette graisse, émulsionnée par le pancréas,