‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 5 sur 194 · VICES DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

VICES DE LA NUTRITION

bustions plus actives, soit que les émonctoires doivent rejeter à Textérieur une quantité plus considérable de principes excrémentitiels. Le trouble nutritif peut être moins accusé et ne pas provoquer pendant longtemps de manifestations morbides. Hais, s'il ne constitue pas la maladie, il n*est déjà plus la santé ; il est la phase préparatoire, la prédisposition, la diathèse qui va quelque jour provoquer un éclat soudain et se révéler par ce qu'on appelle la maladie spontanée. Il est tel trouble nutritif dont . la maladie aiguë n'est qu'un accident paroxystique qui tend à rendre momentanément à l'organisme l'activité normale des métamorphoses de la matière. Tel autre trouble nutritif s'empare de l'homme *pour toute la durée de son existence, et, quand il produit la maladie, il impose à cette maladie la chronicité, à la façon de toutes les causes permanentes.

Cette question des altérations générales de la nutrition envisagées comme causes de maladies peut paraître encore bien obscure; la science possède cependant de nombreux documents qui peuvent l'éclairer. C'est l'examen de ces documents que je veux faire pendant le cours de cette année, en m'attachant plus particulièrement aux maladies qui dépendent de la nutrition retardante.

Je ne chercherai pas à ressusciter le vieil humorisme, qui est définitivement mort; mais, fidèle à la méthode médicale telle que je vous l'ai exposée, je poursuivrai l'observation dans les symptômes, dans les lésions anatomiques, dans les altérations humorales ; non pour dire comment est la maladie, mais pour chercher comment elle se produit, comment ses éléments s'enchainenl , à quels résultats elle aboutit; comment elle natt, comment elle évolue, comment elle finit, comment elle peut être abrégée. Dans cette voie, je suivrai le sillon tracé par Andral et me tiendrai pour honoré si je puis, même de loin, marcher dans la trace d'un tel maître.

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