‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 79 sur 194 · INDICATION THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

INDICATION THÉRAPEUTIQUE

d*une théorie nouvelle une thérapeutique nouvelle ; mais je crois pouvoir montrer que ce qu'il y a de bon dans la thérapeutique du diabète, confirme cette théorie. Ce que je veux faire aujourd'hui, c'est une systématisation des divers moyens de traitement ; c'est un groupement logique de ces moyens autour des principales indications que révèle la théorie pathogénique. La médecine ne peut plus marcher à l'aventure, ol, quelque dédain qu'on ait pour les systèmes, on cherche de plus en plus à sortir de l'empirisme. Il faut qu'on possède une conception doctrinale d'une maladie si l'on veut aborder son traitement. Si la pathologie générale s*édifie à l'aide des faits particuliers, le traitement des cas particuliers ne peut s'entreprendre qu'avec le concours de la pathologie générale. Tant vaut la pathologie générale d'un médecin ou d'une époque, tant vaut la pratique de ce médecin ou de cette époque. C'est avec l'empirisme que Ton fait la pathologie; la thérapeutique se fait avec les systèmes, l'observation restant toujours comme contrôle et comme juge. Voyons donc comment on peut comprendre les indications thérapeutiques du diabète.

Le fait primordial dans le diabète, c'est le défaut d'utilisation du sucre par les tissus, ce qui engendre l'hyperglycémie. Une fois que l'hyperglycémie existe, elle sera d'autant plus intense que le trouble nutritif sera plus accusé. Il faut donc activer les mutations nutritives pour prévenir la maladie, pour empêcher les rechutes, pour modérer l'intensité du mal, pour le faire disparaître.

Si l'hyperglycémie existe et si elle résiste aux agents accélérateurs des mutations nutritives, on devra avoir recours aux moyens palliatifs, soit pour faciliter l'élimination du sucre, soit pour détruire le sucre non utilisé. On devra donc, d'une part, activer la polyurie; d'autre part, demander leur concours aux mutations fonctionnelles et aux mutations respiratoires pour activer la combustion du sucre excédant.

Dans le même ordre d'idées, on devra restreindre l'introduction du sucre et modérer sa formation dans l'organisme.

Page 1