Voir 10* Éclaircissement à la Rech,, 3*obJ
i, OÙ sommes-noua ? En Dieu même, ui est iofini, nécessaire, étemel, imnné, ne peut être qu'en lui. Donc selon me « selon saint Augustin, l'étendue st des géomètres, l'idée par laquelle t connus et sur laquelle ils sont tous bien que les nombres, d'une nature saire, étemeUe, qu'on ne peut voir ', si nous l'y voyons, par quelle vertu s? Ce n'est point par la nôtre, à coup îni ne peut avoir la force d'embrasser ni au contraire a toute vertu pom" agir t loucher, les émouvoir, les éclairer et les marques suivies de son efficacité.
: VOUS êtes aigourd'hui convaincu que u l'étendue intelligible n'est pas une Ime et qu'elle ne se trouve qu'en Dieu, tendue est infinie et que notre esprit est immuable, nécessaire, étemelle, ! tes intelligences, qualités assurément )avenir aux modifications d'une créamdue est efficace ; elle peut agir dans t l'éclairer, le toucher, le modifier de ir cette étendue qui est l'archétype de lie la substance de Dieu en tant que re-
ie«it l! claire, il ialelligible, li féconde en TérlUt, phjrticiei» tirent d'elle tonte 1* connaUunce qnlli e 11 pbjmiqne. b {Ripotue à M. RigU, ch. u.) Mophiquei d'Aroanld. éd. J. Simon, p. 337 «q.
présentative des corps, et il n'y a rien en Dieu d'impuissant. La substance divine renferme dans sa simplicité, d'une manière qui nous passe, toutes les perfections des créatures, mais sans limitations et sans impuissance... Les perfections, en tant que relatives aux créatures, sont les archétypes de ces mêmes créatures, et elles sont les idées des esprits lorsqu'elles agissent en eux et qu'elles les éclairent ^ »
Après des affirmations si fortes et si claires, on se demande toujours, àla vérité ,si le grand esprit qui nous les produit ne va pas les expliquer davantage. Mais il faut en prendre son parti : le mystère sera maintenu. Et comment ne le serait-il pas? « Je suis la Vérité éternelle, dit Dieu à l'âme, parce qu'il n'y a rien d'intelligible hors de moi... J'unis immédiatement les esprits à moi-même comme à la Raison qui les rend raisonnables... Je me donne tout entier à chacun d'eux : je les pénètre et je remplis toute la capacité qu'ils ont de me recevoir. Mais tu n'es pas en état de comprendre clairement comment je me communique aux hommes^. »
« Je me donne tout entier», — l'expression a sans doute dépassé ici la pensée de l'écrivain : il la restreindra dans d'autres passages, mais tout en répétant que le grand fait de la communication des deux natures demeure impossible à expliquer. Pressé par un autre cartésien, il lui répond : « Les idées des objets sont préalables aux perceptions que nous en avons. Ce ne