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LE BIÉTAPHTSICIEN. 143

ment de son bras^ » Ce mélange d'incapacité physique et de puissance morale se retrouve dans tous nos actes, depuis les plus petits jusqu'aux plus grands; car tous supposent une infinité de mouvements que nous ne connaissons pas, qu'à plus forte raison nous ne pouvons ni régler ni produire; par conséquent rien ne se ferait sans « Tefficace de cette puissance divine qui unit toutes les parties de l'univers ». Ce n'est pas moi qui parle, dit le principal interlocuteur des Entretiens, je veux seulement parler ; mais c'est parce que je l'ai voulu que mes organes émettent des paroles et que vous les entendez. « Le jeu de mes organes me passe, la variété des paroles, des tons et des mesures en rend le détail comme infini : ce détail, Dieu seul en règle les mouvements, à l'instant même de mes désirs^. »

A la lumière de ces distinctions, nous pouvons désormais compléter et mieux interpréter certaines propositions dont une première lecture était bien faite pour troubler des esprits d'ailleurs prévenus. Voici ce qu'on lit dans le Traité de Morale ^ :

« Dieu seul est la cause de nos connaissances.

« Lui seul est la cause des mouvements naturels de nos volontés.

« Lui seul est la cause de nos sentiments, le plaisir^ la douleur...

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