Médit, chr., IX. Cf. Traité de l'amour de Dieu, p
HALEB&AHCHB.
iqae et si l'unique efficace est celle t part de lui? Si belle qu'elle appa- ■He pas réduite à une contemplatioa imme toute, impuissante? N'est-elle l qu'il lui faille attendre, avec espémaîs avec incertitude et résignation lui mesure la lumière, l'amour, le ion? Tout cela, sans doute, il le lui ment et arbitrairement. Puis, quelle le ce don et de l'action qui le conpas vu que c'est toujours Dieu qui qui donne l'intelligence à l'occadoD s sens ; mais n'est-ce pas lui aussi qui iments des sens? De sorte que c'est nr à tour, crée certains états dans sion des mouvements de notre Ame s notre àme à l'occasion des mouveps. Dans ce cercle ininterrompu, y re activité personnelle? Y a-t-il place
lepuis bien longtemps la réponse té surtout dictée et propagée par tent voir le panthéisme partout et
l'intégrité de notre liberté que si r nous était limitée avec un soin physique de Malebranche exclut le i ce que nous avons tous plus ou
je voudrais démontrer que cette ment errooée.
La théorie métaphysique* de la liberté qui s'offre ici à nous, peut se résumer en trois propositions essentielles.
V Si c'est Dieu qui fait en nous tout ce qui est action naturelle et d'ordre physique (en prenant ce mot dans le sens le plus étendu), il ne fait pas notre consentement, qui reste libre.
2® Ce consentement donné ou refusé se traduit dans des désirs, des volontés que Dieu s'est obligé lui-même, une fois pour toutes, à réaliser par les lois qu'il a établies. Donc si c'est Dieu qui exécute ainsi les actes que nous semblons accomplir, il ne les exécute que parce que nous les voulons, disons même parce que nous les commandons.
S^ Par ce commandement obéi, l'action de notre volonté, quoique immanente, n'en est pas moins une puissance qui reste en notre main et dont nous gardons toute la responsabiUté.
Oui, quelle que soit l'action naturelle, ou (nous le verrons bientôt) surnaturelle que Dieu exerce sur nous, nous pouvons toujours lui donner ou lui faire attendre ou lui refuser notre adhésion. Sans doute, il n'est pas exact de dire avec certains philosophes et quelques théologiens qu'il coopère à notre action, ce serait rabaisser sa majesté infinie et sa toute-puissance ; mais on peut et on doit dire que nous, nous coopérons — si nous le vou-
1. Car nous aurons à rerenir sur Fidée de la liberté morale et du libre arbitre, en théologie et en psychologie. Peut-être Terrons-nous là bien clairement que ce qui caractérise la doctrine de Malebranche n'est ni l'inconséquence ni la contradiction, mais une très forte cohésion.
HALEBRANCHE.
et que là nous demeurons maîtres de I ne refusons certainement pas notre ui est de l'amour du bien en général, re;carc'estlàressence même de notre Impression n qui la constitue n'est pas k notre vie morale que la première n'est nécessaire à la construction du Hais de quoi se compose notre \îe, les déterminations de cet amour du des biens particuliers? Or, à l'égard ers, le principe de la détermination iours libre.
le notre liberté, c'est qu'étant faits à lui, nous pouvons toujours penser k d'autres biens qu'à ceux auxquels tellement, c'est que nous pouvons
notre consentement et sérieusement .en dont nous jouissons est le vrai Q : « Dieu nous crée parlants, maroulants ; il cause en nous nos percepns, nos mouvements : en un mot, il e qu'il y a de réel et de physique ; u nous fasse consentants ou reposants culier, réel ou apparent'. »
>mt parfaitement acquis. Le trouve- !mande-t-on si le consentement ou le
exercent des effets, ont des suites?
tvredela Heeherehe.
Dira-t-on que , malgré tant d'invectives contre l'école stoïcienne, c'est se rapprocher singulièrement du stoïcisme que de nous représenter comme des esprits intérieurement libres de leurs jugements dans un corps, dans une société, dans une nature où d'ailleurs tout ce qui les intéresse est réglé sans eux? A cela nous répondrons d'abord que, même en réduisant ainsi la sphère de la liberté , on ne l'anéantirait pas ; car enfin ce consentement n'est pas simplement surajouté à des actes psychologiques ou moraux complets ou achevés; c'est lui qui les achève et les complète, c'est lui qui les détermine et les fait véritablement ce qu'ils sont. Témoin, cette analyse si fine de la haine qui se trouve dans le premier Éclaircissement à la Recherche de la Vérité : « On doit distinguer trois choses dans la haine, le sentiment de l'âme, le mouvement de la volonté et le consentement à ce mouvement; ce n'est que dans le consentement de l'àme que se trouve la malice formelle du péché. » Meds un tel consentement ne réagira-t-il pas sur les phénomènes qui précèdent, et cette réaction ne déterminera-t-elle pas une orientation nouvelle des phénomènes? Malebranche ne l'a jamais méconnu, et ce qu'il avait ainsi indiqué dans les commentaires à son premier ouvrage, il a pu le dire très explicitement dans le dernier : « J'ai toujours soutenu, écrit-il dans son livre sur la Prémotion physique^, que l'âme était l'unique cause de ses actes, c'est-à-