I. e* ÉclaircUsetnent sur la Recherche
HALEBRAKCHE.
ire Jésus-Christ dans l'hostie? Certes, ce prêtre qui transforme les espèces, mais Le que la transformation s'accomplit. Quel ra-t-il pas rendre d'un tel pouvoir, s'il en as indignes et sacrilèges! Sa responsabiit plus terrible que Dieu lui a obéi et s'est ? pour accomplir jusqu'au bout la pro- !s apôtres. Eh bien ! aux yeux de Halebraninspas de le dire, tout homme est un prêta la fois sacrifier et coosacrer son corps el ■iâer dans ce qu'ils ont de sensible et de >nsacrer par leur umon à la substance de lelle. L'homme ne fait rien, Dieu fait tout, prière, disons mieux, c'est sur les ordres le Dieu fait tout ce qui intéresse directel'homme et dans sou corps et dans sod donc, nous aussi, nos responsabilités à 'Me puissance et au caractère de Celui ipû : en se faisant l'exécuteur docile de nos !s qu'elles soient. N'obligeons pas Dieu, e de ses propres lois, k servir en nous l'ine espèce de sacrilège que de faire de l'efiction des usages profanes. « Dieu étant ;t se faire qu'il ne punisse un jour la vioi fait quand on l'oblige de récompenser des actions criminelles que l'on commet sque notre âme ne sera plus unie à notre aura plus roblia;ation qu'il s'est imposée er des sentiments qui doivent répondre
LE MÉTAPUYSICIBN. ikl
aux traces du cerveau, et il aura toujours robligation de satisfaire à sa justice ! Ainsi, ce sera le temps de sa vengeance et de sa colère*. »
Un tel pouvoir a beau nous être donné comme immanent, sa causalité toute morale ne compense-t-elle pas largement ce qui est enlevé ou dénié à notre causalité physique? Allons plus loin, n'est-ce pas précisément cette immanence cpii nous met à l'abri et qui nous sauve du mécanisme universel? N'est-ce pas elle aussi qui, plus que toute autre distinction, fait de nous des substances séparées de la substance divine et nous empêche d'être anéantis dans son infinité? La théorie qui nous l'explique ne fait -elle point un contrepoids suffisant à la conception si fameuse et si critiquée de Dieu unique auteur des actions qui nous servent comme de celles qui nous sollicitent? On en sera encore plus convaincu, j'en suis sûr, quand on aura étudié avec nous cette autre partie de la métaphysique de Malebranche qu'on peut appeler sa métaphysique religieuse : car on la verra partout et toujours inspirée par le souci logique, parfaitement conséquent avec lui-même, de maintenir l'intégrité de notre liberté spirituelle.
1. Recherche de la Vérité, IV, 10. Cf. Entretiens métaphysiques^ VHI, U, et Traité de Morale, II* p., 1 1.