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sentent toutes de ces secrètes alliances, voulue maioteuues par Dieu entre les diverses parti être et de notre vie. Dans cette action de l'ii est le secret do beaucoup d'états de notre de beaucoup de formes de notre activité p dite et de beaucoup d'opérations de notre in D'une façon générale, point de traces < (sensations ou images) qui ne soient accomf sentiments et d'idées dans l'Ame ; point des esprits animaux qui n'aient dans l'&me c ments qui leur répondent. De cette corrc naissent en particulier deux groupes de faits compassion et l'imitation, le premier gouvf tout nos sentiments, agréables ou pénibles, nos actes extérieurs. Quant aux ressorts qui jeu ces alliances et ces correspondances, ils ! tour de Aeux sortes : les uns sont tout pr notre naissance, les autres sont comme moi par l'habitude.
Démêlons de notre mieux ces phénomt y trouverons l'association {car c'est bien ce f; chez les modernes que nous rencontrons expression : la liaison des idées avec leurs tr bitude et la mémoire. Jamais l'étroite uo trois formes et leur dépendance du mécan été alarmées avec autant de résolution et de
animaux ont de passer dans tous les membres de notre corps que consistent les habitudes. Il n'est pas plus difficile de se représenter comment les membres acquièrent peu à peu différentes habitudes qu'à concevoir conmient une machine nouvellement faite ne joue pas aussi facilement que lorsqu'on en a fait quelque usage. »
A quoi tendent et aboutissent maintenant toutes ces traces? Est-ce à agir sur les organes d'action; alors c'est l'habitude proprement dite. Est-ce à agir sur les organes de l'imagination; alors c'est la mémoire. Le fonds commun est donc cette facilité que nous avons de penser à des choses auxquelles nous avons déjà pensé et de faire des choses que nous avons déjà faites. » — c< La mémoire ne consiste que dans cette facilité... » — « C'est là la cause de la mémoire et des habitudes qui nous sont communes avec les bêtes. » — « La mémoire peut passer pour une espèce d'habitude. »
Nous étonnerons-nous de ne trouver ici aucune expli- T^ation spiritualiste de la mémoire — aucune mention du fait de la reconnaissance et de l'identité personnelle qu'elle implique, de l'effort suivi et ordonné qu'elle suppose, rien de l'action des lois de la raison sur l'association, non plus seulement des « traces », mais des idées, rien sur la distinction que formulera bientôt Leibniz entre les consécutions, sources d'attentes machinales, et « les liaisons certaines dans la force des conséquences nécessaires ))?Eh bien, non! Nous n'avons pas le droit d'en être surpris, si nous avons bien com-
HALEBRAXCUE.
alebranche l'action de l'Ame sur elleit rien d'efficace qu'indirectement, en ion divine, et que, sous cette réserve, re qui explique en nous tout ce qui est ■ et connaissance : c'est encore elle qui qui est mémoire spirituelle, si tant est 1 Dieu et la réception continue de ses eWe mémoire nécessaire. Tout en adop-
cartésienne sur l'étendue démesurée
son disciple s'est fait seulement tin îF par CCS mêmes principes tout ce que issé d'obscur dans les phénomènes de act, de l'imagination. Que cette tenta- L fait satisfaisante, assurément peu de >nt. Je n'en excepte même pas ceux qui de la raison pure ni de Dieu; car une a moins scientifique, accepte cepen- ;endances caractéristiques de la vie;
finalité interne qui gouverne cette vie itions où elle « sélige », c'est-à-dire ur possible pour elle. Mais eniîn il s'aimme nous l'avons expliqué plus d'une adre l'œuvre que nous étudions. Or,
des opérations de l'âme devenue l'esps, à quoi sert-elle dans la vie? A quoi science? Dans la vie, elle ne sert qu'à corps de certains dangers dont Dieu a pe à même de nous préserver sans récience, elle n'a qu'une utilité : à notre
esprit, devenu malheureusement et par sa faute trop avide de choses sensibles, elle donne une aide pour étudier sans tant de fatigue et de dégoût ce qui seul importe véritablement, c'est-à-dire les rapports intelligibles des parties essentielles de Tordre divin. Malebranche est donc conséquent avec lui-même en ne nous donnant ici que du mécanisme. Quant à la connaissance digne de ce nom, il en dit ce qu'il dit de l'esprit : « Nous en parlerons selon ce qu'il est en lui-même et sans aucun rapport au corps auquel il est uni, de sorte que ce que nous en dirons se pourrait dire des pures intelligences*. »
Ces pensées de pure intellection ne laissent aucune trace dans le cerveau. Elles ne consistent d'autre part qu'en spéculations métaphysiques; la géométrie ellemême n'est que la forme par excellence, la forme la plus certaine peut-être de cette sublime spéculation. Ce serait donc au métaphysicien que nous devrions ici nous adresser, si nous n'avions déjà recueilli toutes ses réponses ; car les spéculations métaphysiques, fonction de l'entendement pur, ont trait aux idées et rien qu'aux idées. Ce que le psychologue peut avoir à ajouter ne se rapporte qu'aux erreurs venant de la faiblesse de notre raison déchue ou de Tinfluence qu'exercent sur nous soit l'entraînement de nos passions, soit l'inconstance de notre volonté.