M. de Stendhal
amants, a fini par conclure avec Malherbe un mariage de raison. Il aurait dû ajouter qu'à ce moment la saison était passée pour elle oîi les mariages d'inclination sont possibles et qu'il y a souvent des unions contractées dans la maturité de l'âge qui sont heureuses et fécondes. Celle de la poésie avec Malherbe a été certainement dç ce nombre, et, supposé même que les conditions du contrat eussent été un peu étroites, puisqu'on les a supportées longtemps sans en souffrir, rien ne serait plus fâcheux que de s'en affranchir tardivement par un désordre prémédité qui n'aurait aucune des grâces de la jeunesse, et c|ui ressemblerait plutôt à quelque fantaisie sénile, symptôme et cause de décadence.