‹ Malherbe et ses sources (volume 2)Chapitre 15 sur 19 · IV, 2G · texte numérisé non relu

IV, 2G

it- Mai.h.,IV, 328.

mot ' », ou encore « un sonnet qui est d'un ïtalien, et du Sérapliin, à son avis - », une <c pédanterie » ou un mauvais vers de Bembo ^. Voilà bien des injures, et ce ne sont pas les seules : « il estimoit fort peu les Italiens, et disoit que tous les sonnets de Pétrarque étoient à la grecque ' ». Tout cela n'empêche que dans ses vers amoureux il a pétrarquisé jusqu'à la fin de ses jours presque autant, quoique autrement, que Scève, par exemple, ou Ronsard. Comme d'autres avaient eu leur Délie, leur Olive, leur Cassandre, leur Diane, comme, surtout, les poètes du XVII" siècle ont leurs « Iris en l'air », Malherbe a sa JRodantJie, qui est Madame de Rambouillet ^; il avait, beaucoup plus tôt, songé à avoir sa Nérée (Renée): il a eu surtout sa Cali'Ae (la vioomtesse d'Auchy). Dans les vers composés pour ces « merveilles des belles », et dans tous ceux qu'il écrit sur commande pour quelque duc ou comte ou roi — il n'avait pas de scrupules en cette matière - il reprend les hyperboles, métaphores, prosopopées, allégories dont riait du Bellay quand il avait « désappris l'art de pétrarquiser )>. La belle reste toujours, comme Laure,

à nulle autre pareille, Seule senibla'^lo à soi ".

* IV, 435 et n. 1. Malherbe pe 1 rompe, ce sonnet n'est pas du Séraphin; ce dernier auteur, du reste, avait eu en France une certaine influet ce (voyez VlANEY, Vinflucnce italienne chez les précurseurs de la PUinde, d;,ns le Bulletin italien, Bordeaux 1903, t III, pp. 85-117!.

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