‹ Malheur aux pauvres!Chapitre 31 sur 33 · SUR LA NOUVELLE · texte numérisé non relu

SUR LA NOUVELLE

Un dés désirs les plus légitimes de l'homme est de connaître la terre qu'il habite, en particulier le pays qui l'a vu naître. Ce c^ésir est devenu pour l'homme moderne une nécessité impérieuse. L'étude de la géographie répond à ce besoin, satisfait à cette heureuse et féconde curiosité.

Nous n'avons pas l'intention de remonter ici aux origines de cette science si attrayante, et ce n'est pas le lieu d'énumérer les innombrables services qu'elle a rendus et qu'elle rend encore tous les jours.

Contentons-nous de faire remarquer que, chez nous, après avoir été trop longtemps négligée, elle commence à prendre la place d'honneur et à occuper dans les préoccupations publiques le rang élevé qu'elle mérite. On comprend de plus en plus et de mieux en mieux son incontestable utilité. Les esprits se sont éveillés, et, regrettant enfin sa longue, indifférence à cet égard , le public se tourne avidement vers les études géographiques.

Un des premiers initiateurs à ces études dans notre pays, celui qui en a été le plus habile vulgarisateur et qui en est resté le maître le plus populaire, c'est sans conteste Conrad Malte-Brun, qui, dès 1803, apportait une collaboration active à la Géographie mathématique, pliysigue et politique de toutes les parties du momie et commençait, en 1810, son Précis de r/cographie universelle.

M. Victor-Adolphe Malte-Brun, son fils, suivant la carrière que lui avait tracée son illustre père, a mérité de lui succéder dans l'estime des savants et des érudits. Il a donné à la jeunesse et à la nation plusieurs ouvrages appréciés. Parmi ceux-ci, il convient de distinguer la France illustrée (1852-1 855).

La France illustrée est le premier et le seul ouvrage de ce genre qui ait été conçu et exécuté sur un plan aussi clair, aussi attrayant et aussi complet. Cet ouvrage avait été accueilli avec faveur par le public, car il s'en est vendu jusqu'à ce jour plus de cent mille exemplaires.

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