ACTE TROISIÈME
lions n*oQt pas su convertir 1 A TameDde, le rebelle des vio^tcinq ans, qui refuse de se faire pèlerin, qui ne bante ni la préfecture, ni l'évêché I A Tamende, le soldat fanatique et mal pensant qui ne trinque pas au roi avec les officiers cosaques I
LE COMTE
Taisez-vous, au nom du ciel, et pour Cbristiane I
FORESTIER, tombant accablé.
Oui, vous avez raison. Mais, que voulez-vous ! j'ai la têtô en fen, je deviens fou, ou je suis ivre ! (Après an temps.) Enfin... je suis condamné ? à combien ?
DUPLANTIBR.
Votre adversaire demandait cinauante mille livres.... I ne Im en a été accordé que vingt mille...
FORESTIER
Le pauvre bomme !
DUPLANTISR.
Ce qui, en ajoutant les frais de toute sorte, donne un total de vingt- trois mille livres.
FORESTIER, froissant ses billets de banque.
Vingt-trois mille livres! Je tiens à vous les donner tout de
suite * . (n met le paquet sur la table â droite. Arec une recradeseenee da
fièyre.) Toul est contre moi. Ah I si j'étais seul, cela me serait bien égal. Mais j'ai ma fille I Et ce mariage, il faut qu'il se fasse, sa vie en dépend, cela m'est prouvé. Et le baron de Feuille, je le connais... Il savait comme moi le danger que courait mon enfant , et il m'a vendu son salut , me croyant encore riche I Et maintenant voilà tout ce que j'ai, (n reprend ses billets ayec rage.) Qu'cst-cc que VOUS voulez quc je fasse de
ça?... (Se releyant tout i coup et arec un cri.) Ah I je ValS jOUer I
LE COMTE, s' élançant.
Vous, générait
FORESTIER, se raidissant contre l'irresse.
Je vais jouer, c'est une inspiration du ciel ! Vous me guiderez, vous me conseillerez. Au fait, non : on assure que ceux qui n'ont jamais mis le pied dans ces maisons-là gagnent toujours la première fois. Je dois donc gagner. Oui, je gagnerai, je gagnerai la dot de Christiane 1
LE COMTE, de même *%
Mon ami!...
FORESTIER
Voyons, oii joue-t-^n le plus gros jeu ? Au Cercle des
* Le comte, Duplantier, Forestier.
** Duplantier, le comte, Forestier.
Etrangers, je crois ? Oui, on y peut passer la nuit, là et Frascaii... J'irai là aussi... et puis ailleurs, et puis partout !
LE COMTE
Je vous accompagne, alors.
FORESTIER, areo force.
Non, je vous en supplie I je veux aller seul. Allons, allons, embrassez-moi, ça me portera bonheur I Adieu, adieu I
LE COMTE , faisant un dernier effort.
Général I
Foreatier l'arrêta d an gestO) et sort comme an homme que la Tolonté seule
soutient.
LU COMTE
Ah ! je dois le suivre. Je ne puis le quitter ainsi.
Il sort sur les pas de Forestier, par le fond è droite. Aa même instant, Gomefer^et Bellemont entrent ensemble, à gauche.