ACTE TROISIÈME
Peut-être, après cela, vous parlerai- je de moi !... (nooremeot
dn comte. U lai serre la main.) OÙ en 6tes-V0US ?
LE GOMTB.
Toujours au même point ! Le gouvernement est assailli de demandes ; j'ai des droits, il est vrai, mai^ ce n*est pas encore le moment de compter avec les maîtres; je patiente donc» et en attendant, j'hypothèque la reconnaissance royale ! ...
FORESTIER, lui sen«nt la main.
Maintenant qu*il m'est bien prouvé que vous ne pouvez pas me tirer d'affaires *...
LE COMTE
C'était donc pour cela que?... Ah ! c'est mal 1
FORESTIER
Que voulez -vous! je suis un Huron! (n a ridé son rerre d*nn trait l'ayant rempli une féconde fois en causant. Reposant son Terre
Tide.) Qu'est-ce que c'est que ça? Ah! cette fois, vous m'avez mis trop de kirsch, mon ami.
LE COMTE, en passant devant le général et en se mettant de Taatre
côlé de la table.
Mais je ne vous en ai pas mis du tout, au contraire, (soaie- Tant im fiao«n.) Ah ! je comprends ! vous vous êtes trompé !
FORESTIER
Oui... ah ! c'est terriblement fort! je n'en ai jamais tant bu en une journée, même en campagne... c'est de la lave que j'ai avalée là !
LE COMTE
Voulez-vous que?...
FORESTIER
Non, non... ce ne sera rien.
LE COMTE
Eh bien, voyons, mon ami... quels sont ces chagrins, dont vous me parliez tout à l'heure ?
FORESTIER, Ini serrant la main arec une wqpression doolooreuse*
J'arrive de là-bas !
LE GOMTB.
Eh bien?
FORESTIER
Eh bien, mon gérant a disparu... et ce misérable Lemeuley n'avait rien exagéré! Un fermier des environs m'a mis au courant des horribles déprédations dont j'ai été la victime... Ils n'avaient rien entretenu, et s'étaient fait donner, par mon notaire, des quittances d'entretien, ils avaient pris à la terre et ne lui avaient rien restitué. Us avaient laissé le vent, les ronces et la pluie ronger et dégrader tout! Nos plaines même, ces plaines si fertiles et si riches autrefois, ne sont
plus aujourd'hui que des chaqfips de sable et de... (Passant u main sar son front.) Ah ! c'cst bizarre î je 00 sais pas ce que j'ai!...
LE GOIITB.
Vous voyez bien que...
Monrement du eomts.
FORESTIER
Non ! (sa sormonunt.) C'est passé.
A partir de ce moment, on doTine dans les gestes et dans la Toîx da général, an commeneement d'irresse.
FORESTIER, continnant,
Voilà ce que, moi mort, la pauvre Ghristiane aurait trouvé en remettant le pied sur le seuil paternel... Enfin, grâce à eux, savëz-vous ce que ces immenses propriétés qui avaient coûté si cher à ma famille, ont été vendues ? cinquante mille livres, mon ami!... cinquante mille livres, tenez, les voilà! je les apporte ! Et, sur cette somme, il me faudra peut-être payer encore les vérités c[ue j'ai crachées à la face de ce Lemeuley, vous savez! J'ai perdu mon procès là-bas... Duplantier a voulu rappeler ici du jugement... et, à propos, c'est aujourd'hui qu'a dû venir l'affaire... Vous verrez que je perdrai encore ! oh! je perdrai, j'en suis sûr !
DUPLANTIER, très-agité et sans le Toîr d'abord.
Comefert n'est plus ici... Il faut cependant que je lui parle à l'instant même...
FORESTIER, «dont la tète eommence à flamber.
Et, tenez, voilà justement Duplantier, qui va nous dire\..
DUPLANTIEB.
Le général I
FORESTIER
Dites-moi, j'arrive, je ne sais rien, qu'y a-t-il de nouveau ?
DUPLANTIER
Hélas 1 général 1
FORESTIER
Je comprends, j'ai encore perdu. Quand je vous le disais, cela devait être, parbleu ! Ah I ah ! ah I la sainte loi devant Dîpu que la loi des partis ! Vœ mctis/ Est-ce le cri de la justice humaine? Avant de rendre ses arrêts, Thémis relève son bandeau et juge scion la cocarde.
LE COMTE, Toulant calmer Forestier.
De grâce !
FORESTIER, deux fois iyre et sans l'éconter.
À l'amende, l'homme dangereux, le sauvage que les expia- * La comte, le général, Duplantier.