UN AUTRE LAQUAIS
Le mien a fait mieux ! il a brûlé un aigle vivant.
JEAN
Je le reconnais, vos maîtres ont prouvé leur zèle ; mais M. de Feuille, mon maître à moi, a prouvé le sien avant tous ! (Ayec un noble orgueil.) Il a trahi le premier!
TOUS, s'inclinant.
C'est vrai ! c'est vrai I
ANDRE, qui est resté pensif à Técart.
C'est égal, ça me fait de la peine qu'il s'en aille.
ANTOINE, étonné.
Bah? X
ANDRÉ
Ah ! je vas vous dire : ça vient de ce qu'un jour il s'est arrêté chez nous, nous avons môme gardé son verre.
PHILIPPE, rires.
Champenois, va !
ANDRÉ
Ah ! écoutez donc, après tout, nous ne sommes que des valets ; nous ne sommes pas forcés d'être aussi ingrats que nos maîtres.
JEAN, apercevant le baron qui parait à gaache.
Silence ! voici M. le baron de Feuille.
PHILIPPE, A demi-Toii.
Ci-devant Antoine Bourlot, tout de même.
JEAN, avec un ton de reproche. '
Guérin, tu es son hôte I
Les laquais disparaissent peu à peu sous les arbres. — Le baron de Feuille est entré précipitamnoent, il semble trèf-agilé.