‹ Malheur aux vaincus: pièce en quatre actesChapitre 9 sur 79 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE BARON, areo éclat et s'asM/ant à droita.

Mais il est capable de repousser l'ennemi.

LE COMTE, s'af sejant aoasi.

L'ennemi? VOUS n'êtes donc plus avec nous, maintenant?

LB BARON, troublé.

Mais...

LE COMTE, raillant.

Abl est-ce que vous allez nous abandonner encore une bis?

LE BARON

Pardon, monsieur le comte, ma langue a tonmé.

LE COMTE, riant.

C'est vous qui avez tourné.

LE BARON

Yous dites?

LE COMTE, même jeu que précédemment.

Je ne vous en fais pas un reproche, noua y gagnons trop. it enfin?... car je ne vois pas...

LE BARON

Comment I vous ne voyez pas? vous ne comprenez pas le langer qui nous menace?* Mais, si la Commission accédait à la lemande qui lui est adressée, pour peu que le diable s'en lîêlàt, il se pourrait qu'une fatale victoire... — C'est-à-dire jue je serais perdu.

Il passe à gauche.

LE COMTE, raiUant et toujours assis.

Le fait est que l'empereur ne croirait peut-être plus que iifficilement à votre fidélité...

LE B A R N, se désolant.

Âb ! je suis dans une fausse position.

LE COMTE, se lerant.

Il faut être juste, aussi, faire danser... les idées nouvelles en un pareil moment, dans ce château, et sous les yeux même de celui qui vous l'a donné, comme le reste; c'est un peu... hardi!... (Riant.) C'est-à-dire que vous êtes l'ange de l'ingratitude, mon cher.

LE BARON, honteux.

Que voulez- vous I dans un .moment de folabandon... j'avais oublié mon serment.

LE COMTE

Le second?

LE BARON

Et je voulais frapper un grand coup.

LE GOM TE.

Qui pût retentir à propos au pied du trône? Ah! je conviens que c'était bien imaginé, (Appuyant.) bien trouvé.

LE BARON

Mettez- vous à ma place.

LE COMTE, froidement.

Je n'en change jamais. <

LE BARON, siins Técoater.

Je croyais mon affaire faite... et patatras I... oh! mais la commission est sage; elle repoussera la proposition qui lui est faite comme un coup de lôte, un acte de folie!... (s'animant.) Elle ne voudra pas assumer sur elle la responssJbiliié des événements... des horribles malheurs...

LE COMTE, riant.

Enfin, elle ne voudra pas vous ruiner, je l'espère.

LE BARON, prêtant l'oreille.

On marche dans celte allée, je crois; c'est peut-être mon messager 1

II va vers 1 allée à droite.

LE COMTE, à part, en se dirigeant rers la gauche.

La laide face de traître!... Oh!... il faut que je retrouve Chpistiane, sou doux visage me reposera les yeux.

LE BARON, rerenant.

Personne encore, je me trompais.

Au revoir, mon cher baron... ne désespérez pas!... Priez pour Blucher.

Il sort.

SCËNE V

LE BARON, puis CORNEFERT.

LE BARON, préoccupé.

Je n'y manquerai pas, monsieur le... '(se reprenant.) Eh bien,

qu'est-ce que je dis donc?... (Marchant arec agitation.) Je ne

puis tenir en placo I... et ces violons endiablés qui ne se taisent pas!... J'avais pourtant donné l'ordre de...

Il remonte et s« heurte contre Corncfcrt qui rient de la gauche.

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