‹ Maman ColibriChapitre 58 sur 120 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les MÊMES, ISABELLE DESSANDES

ISABELLE, entrant. — Tiens? Ah! vous cherchez le frais! (A Victor.) Oui, c'est ça, allez-voiLS-en ! (.4 il/™® Eeiman.) Pas vous; nous avons beaucoup de choses à nous dire. Voulez-vous que je ferme lu porte du hall ?

Victor entre au salon.

MADAME HEIMAN. — Je VOUS en prie, madame, vous vous occupez beaucoup trop de moi.

ISABELLE. — Non, jo suis très, très heureuse près de vous. Je sens que nous commençons une grande amitié ; Georges m'a tant parlé de vous.

MADAME HEIMAN. — Vous n' étiez pas ja^ louse ?

ISABELLE. — Non. Vous aurait-il aimée un peu que je ne serais pas jalouse... C'est joli, vos bagues,.. Oh! une opale!

MADAME HEIMAN. — Superstitieuse?

Les MÊMES, une Dame

UNE DAME, entrant. — Je vous cherchais partout, chère amie. Je n'arrivais pas à voms trouver.

iSABELDE. — Vous partez? Vous avez une voiture ?

LA DAME. — Oui, oui, la mienne eat en bas... merci.

ISABELLE. — Je vais vous accompagner.

LA DAME. — Mais non, laissez-nous^ donc, chère madame, vous devez être excédée.

ISABELLE. — Du tout, il fiiut quc j'aille encore serrer les dernières mainsw, et puis je redoute qu'il n'y ait pas assez de voitures pour tout le monde. Nous habitons un quartier si mal desservi.

LA DAME. — C'est joli de couleur, ici.

ISABELLE. — C'était un petit salon que j'aa fait tra.nsformer en fumoir... Il faudra un fumoir, maintenant... Passez, je vous en prie... (A Af^® Eeiman, bas.) Restez, vous. Je reviens.

Elles sortent, Odette, seule, se dirige vers le so ' Ion dont la porte est ouverte.

L'Enchcantemeni

ISABELLE. — Répète un peu : madame... quoi?

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