SCENE XI
ISABELLE, puis GEORGES
VOIX d'isabelle. — Non, non, ne vous dérangez pas, ce n'est rien.
Elle entre, avec à la main une coupe sur une assiette.
GEORGES, la suivant. — Elle est malade?
ISABELLE. — Seulement un peu énervée...
Jeannine? Où donc a-t-elle passé? {Allant au hall) Tu es là? {Georges V embrasse sur la nuque.) Taisez-vous! Vous avez failli me faire tout renverser.
GEORGES. — Posez douc ce meuble, c'est gênant.
ISABELLE. — Retournez. Nous sommes ridicules. Depuis une heure on doit prendre nos petites absences pour des abusions d'impatience. C'est grotesque. Nous avons l'air ^e le faire exprès. •
GEORGES. — Ça vous cnuttierait donc tant d'avoir l'air de le faire exprès? Tu m'aimes?
ISABELLE. — Je t'aime, v
GEORGES. — Oh ! co premier (( tu » ! Ce n'est pas mal pour une première fois, mais il y a mieux. On dit (( tu », très fort. Ça doit durcir les lèvres. {Ils s'embrassent ) J'ai été irréprochable, tout à l'heure, dites?
ISABELLE. — Comme toujours.
GEORGES, avec un rire malin. — C'est égal, Je ne suis pas fâché de cette conversation ! Je n'avais, pas besoin d'être renseigné, certes, mais on apprend toujours... Ah! vous êtes
ISABELLE. — Taisez-vous ! vous avez failli