JEANNINE, ISABELLE
A ce moment la porte s'ouvre violemment, Jeannine se précipite en courant dans le sens du Balon.
ISABELLE. — Eh bien! qu'est-ce que c'est? Pourquoi cours-tu comme une folle?
JEANNINE, se retourne d'un élan et se jette éperdue au cou d'? sa sœur. — Adieu ! adieu ! Isabelle ! adieu !
ISABELLE. — Mais qu'y a-t-il? Qu'est-ce qui te prend? Tu es folle!... Tu m'étrangles!...
JEANNINE, accrochée désespérément, dans un (jrand sanglot. — Adieu!... Adieu!...
ISABELLE. — Mais c'est insensé!... Réponds?... Lâche-moi... Ah çà ! chérie, chérie... mais tu m'épouvantes... voyons... c'est fou!... Oh! mais parle donc... Jeannine!... Mon Dieu! qu'est-ce que tu sens? Ou^vre la bouche... Qu'est-ce que tu as bu? Malheureuse! Ce n'est pas vrai, Jeannine, ce n'est pas vrai?...
JEANNINE. — Adieu I.c.
ISABELLE. — ' Ohl... au secours! au secours! Ah! malheureuse! Au secours, donc! 'quelqu'un... Georges!...