‹ Maman ColibriChapitre 93 sur 120 · SCENE XIIÎ · texte numérisé non relu

SCENE XIIÎ

JEANNINE, puis ISABELLE

Restée seule, Jeannine ne chanf^e pas de position, La tête est seulement inclinée toute basse sur le livre. — Un grand temps se passe ainsi.

iSABk»jJs, rentrant par la. gauche sur la pointe des pietf^, — Rien... elle est seule... Tout est comme à l'ordinaire... la lampe brûle... la bûche chante... (On entend, et on voit au dehors la bonne qui ferme tes volets.) On ferme les volets... Elle ici... lui làhaut... C'est ma maison... ma calme maison du soir... Tout est en place... Et me voici, moi... le cœur battant clans ce silence... Ah! Isabelle! ma pauvre Isabelle!... que fais-tu là... en cette minute... et oii t'en vas-tu? (EUe prend ses gants et se rapproche derrière le canapé.) Elle pleure!... j'entends tombe^r ses grosses larmes sur le livre... dans le silence... une... deux... On pourrait les compter... Et c'est toi, toi, petite sœur... toi que" j'aimais tant... Ah! méchante... méchante... Qu'y a-t-il au fond de cette horrible petite tête!... de la vengeance... et puis... autre chose encore... Voleuse, entends-tu!... voleuse!... Oh! cette petite tête que je h...

Jeannine se lève en sursaut, effarée, avec un cri.

JEANNINE. — Ah! tu m'as fait peur...

Qu'est-ce que tu faisais là?... qu'est-ce que tu disais?

ISABELLE, V enlaçant des deux bras. — Que tu étais jolie comme cela, en ce moment!... oh ! ipais jolie, non, tu ne peux pas savoir comme tu étais jolie!...

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JEAMINE. — Bonjour! C'est moi !... Ça vous embête, hein?

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