fig
CAR. ESSENT. Oreilles courtes ; piquans médiocrement longs.
DiMENS. Longueur du corps, mesuré pied. pouc. lig.
depuis le bout du museau jusqu’à l'anus » 9 > — de la tête, depuis le bout du mu-
seau jusqu’à l'occiput. .............. SIM 9 1 des OtElES Re AM MS INENN »
mn NOIRE Lo Ent SENTE.
— delavant bras, du coude au 1 poi-
BNET ee eee ones amer cereee > 2 >»
— de la main, du poignet jusqu’au
}1bontides onelESt as 8e ML 40. 00 OA Le Dr” — de la jambe, du genou autalon.. » > — du pied, depuis le talon j EE au
bout des ongles . RER PAR Te de Re AMEN. à
(1) Selon l'observation de Pallas.
0) On trouve le porc-épic sous le nom de #érissor,
‘Te2
L pl 50: fig. La
DEsCRIPT. Corps oblong, convexe en dessus ; tête très-pointue ; oreilles courtes, larges, Hbhdies yeux atlas : cou fort court; jambes très - basses, laissant roucher le ventre à terre dans la marche ; ; partie supérieure du corps revêrue de piquans ronds, très-aigus à leur extrémité , à peine longs d'un pouce, implantés par perits groupes, divergeant, er s’entre-croisant dans toutes les directions, : ayant chacun la pointe blanchätre, ainsi que les deux riers de sa longueur depuis la racine, et un anneau brun dans le commencement du troisième tiers; museau, front, côtés de la tête , dessous et côtés du cou, poitrine, aisselles, jambes couverts de poils rudes d’un blanc jaunatre sale; pieds er queue revêtus de poils courts et roides.
Nota. D'après la forme du museau, des chasseurs er quelques naturalistes distinguent deux variétés dans certe espèce.
Variété À, la plus commune, selon eux, est le hérisson” pourcear , ainsi nommé à cause tué son nez, qui est prolongé comme un groin,
Variété B, la plus rare (que Daubenton n'a pu trouver en dix ans, et que nous n'avons jamais vue ni vivante nl M est le Aérisson- chien, dont le nez est proportionnellement plus court, à manteau épineux , moins étendu que dans le pré: cédent, à queue plus mince er plus longue, à poils plus grossiers , plus roides , d’un an foncé. La seule figure qu’on possède de certe dernière, a été donnée par Perrault. Mém. pour servir à l’hist. nat. des animaux ; Collect. de lAcad. des Sciences ; tome TTL, 2°, part., pl. 41.
HABiT. A celles que nous avons décrites pour le genre, nous ajouterons que ce hérisson, lorsqu'il est poursuivi , se roule tout- à- fair comime une boule, en cachant parfaitement son museau, ses pattes et sa queue, qui se trouvent PE
‘ renfermés dans une bourse formée par la peau épineuse du dos, er fermée par la contraction des muscles peaussiers de cette partie. Ces animaux s’accouplent au printemps; les femelles metrent bas, au commencement dé l'été, trois, quatre et quelquefois cinq petits, qui sont tout blancs, er sur la peau desquels on voit déjà la naissance des piquans. À l'époque du rut, les mâles répandent une odeur désagréable, qui a quelque rapport avec le musc.
PATRIE. Toute l’Europe, à l'exception des pays les plus froids, comme la Laponie, la Norwège, etc.
MAMMALOGITE.
230°, Esp. HÉRISSON A LONGUES OREILLES,
erinaceus auritus.
(Non figuré dans l'Encyclop.) Erinaceus au-
ritus , Pallas, nov. Comm, Petrop. XIV. p. 573. tab. 21. fig. 4. —S. G. Gmelin, nov. Comm.
Perrop. x XIV. p. $19.tab. 16. PES chreb, Saugtli. tab. 163. — Hérisson d'Egypte, Geof. pl. de la descripr. de l'Egypte.
CAR. ESSENT. Museau court ; oreilles grandes comme les deux tiers de la tête; p'quans médiocrement longs.
-DiMENSs. Un peu plus petit que notre hérisson d'Europe.
DESCRiPT. Museau court ; oreilles grandes ; 3 piquans non réunis par touftes ou ép's à leur racine, séparés et couchés en arrière, dans le repos de RNA narines dentelées comme la crête d'un coq; jambes un peu plus minces ec plus longues que celles du hérisson d'Europe; queue un peu plus courte, conique, presque nue; poils plus fins; museau garni de quatre rangs de moustaches ; ÿ piquans blancs à leur base , avec une zône fort étroite de brun-noiratre sur a milieu , et du jaunâtre à leur pointe; iris de l'œil bleuâtre ; à queue d'un blanc-jaunâtre.
HaABiT. La femelle fuit deux portées par an, chacune composée de six à sept petits.
PATRIE. La province d'Astracan, vers la partie inférieure du Volga er de l'Oural, ainsi qu’à lorient, en deçà du lac Baikal ; l' Egypte.
231°. Esp.* HÉRISSON A OREILLES PENDAN- TES, erinaceus malaccensis.
(Encyd. pl. 36. fig. 4.) Porcus aculeatus , Séba, Thes. p. 181, tab, ç1. fig, 1. — Hyscrix brachyura, Linn. Syst. nat. ed. 10. pag. 57. — Eriraceus malaccensis ; Briss. Quad. pag. 183.
— Linn. Gmel.
CAR. ESSENT. Museau court ; oreilles assez courtes et pendantes ; piquans très-alongés , dirigés parallèlément les uns aux autres.
pied. pouc, lig.
Dimexs. Longueur totale. ........,... >» >
DESCRIPT. Yeux grands et brillans ; oreilles presque nues et pendantes ; piquans longs de cinq à six pouces et variés de ci ] de noir ou de roussâcre ; des soies entre les piquans ; poils du dessous dk corps de couleur rouste.
Nota. Cet animal ne nous est connu que par la figure er la courte description qu’en donne Séba, et que nous venons d'extraire. Nous ne le plaçons que provisoirement dans Le genre HÉ-
RISSON, parce que son facies général, er la forme et la longueur de ses piquans, semblent le rapprocher plutôt des porcs-épic; et ce ne sera que lorsqu'on aura la connoïssance de son système dentaire, qu'on pourra ‘lui assigner la véritable place qui lui convient dans nos classifications.
Hagrr. Inconnues.
PaTrir. Java, Sumatra, et principalement Malacca (1).
XLIIS. GENRE.
MUSARAIGNE, sorex, Linn. Erxl. Schreb, Cuv.
Lacép. Illig.
Musaraneus , Brisson.
CaR.Form. dent. : incis. interméd. ?, fausses cani-
ha ; ME Maria nes ou incis, latérales = où =; vräiesmol.
4 5 » 2—2 DER 11 à — —= 25 OU 30.
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Incisives supérieures intermédiaires à double crochet , ayant un fort éperon situé à leur talon; incisives inférieures alongées , sortant droites de l'alvéole, er ne se recourbant qu'à l'extrémité.
Fausses canines, surtout les supérieures, beaucoup plus petites que les incisives intermédiaires,
(1) Outre les trois espèces que nous admettons , il y en à encore deux autres que les naturalistes rangent dans le genre HERISSON.
La première est celle du, HERISSON DE SIBÉRIE, eriinaceus sibiricus , Erxieb. Briss. Klein. Elle n'offre de dissemblance avec nos hérissons , que par ses oreilles plates et couites, ses narines non frangées, la couleur rousse “de ses piquans , dont la pointe est jaune d’or ; la couleur “cendrée claire et nuancée de jaune, des poils de la partie inférieure de son corps. M. Sonnini ne la considère que comme une variété du hérisson d'Europe. Nous ne l'aons point vue en nature.
La seconde est le HERISSON SANS OREILLES, er'naceus inauris , Où hérisson a Amérique (Encyclop. pl. 36. fis. 3). Elle n’est connue que par une figure et une courte description qu’en donne Séba (tab. 49, fig. 3 ). Ses oreilles n’ont point de conque externe, ses piquans sont d'un cendré un peu jaunatre. Le devant de sa tête, son ventre et ses Jambes sont couverts de poils soyeux et blanchätres; ceux qui garnissent le dessus des jeux sont d’un brun fonce; ceux des tempes longs et noiràtres.
Selon Séba, qui, sans doute , aura été trompé sur la pa- “trie de cet animal, il habiteroït la Guyane hoïlandaise, où il se nourriroit de fruits, dé racines, d’herbes et de lar- Mes ou œufs de fourmis. Sa chair blanche et appétis- Sante serviroit de nourriture aux habitans de ce pays D'Azara soupçonne , avec raison , que ce prétendu hé-
Hisson n'est que son cozy. Voyez legenre CorNpou.
Molaires à couronne large, hérissée de pointes, les supérieures étant les plus grandes et ayant leur tranchant oblique,
Tére très-alongée ; nez prolongé et mobile.
Oreilles courtes’, arrondies.
Yeux petits, mais visibles.
Queue plus ou moins longue, rantôt tétra-
gone, tantôt comprimée dans une parue de sa longueur , quelquefois térérile.
Corps couvert de poils fins et courts.
Pieds à doigts foibles, séparés, munis d'ongles crochus non propres à fouir la cerre.
Marmelles au nombre de six ou de huit, tant pectorales que ventrales.
Une g'ande sébacée sur chaque flanc, entourée de soies roides et serrées, laissant suinter une humeur grasse.
HagiT. En été, se tiennent dans des trous; en
hiver, pénètrent dans les greniers à foin ; vivenc de vers er d'insectes; ont une démarche lente; répandent, dans le temps du rut, une odeur assez forte; leur morsure est réputée, niais à tort, dangereuse pour les chevaux et les bestidux ; EEC"ETCS
PATRIE. Les contrées tempérées er chaudes de l'ancien Continent,
232°, Esp. MUSARAIGNE VULGAIRE, sorex arancus , Linn. Gmel. — Daubent. Mém. de l’Acad.
des sciences, 1756. pag. 212. pl. $. — La musaraigne, Biffon, Hlist. nat. tom. 8. pl. 10. figer. —Vicq-d'Azyr, Syst. anat. des anim. tom. 3.
1%, partie, p. 33.—Geoff. Ann. Mus. tom. 17.
pag. 203. pl. 2. fig. 2. — Schreb. Saugch.
tab. 160.
CAR. ESsENT. Oreilles grandes et nues , ayant en dedans deux replis ou lobes placés l’un au-dessus de l’autre; pelage gris de souris , plus pâle en dessous ; tirant quelquejois sur le fauve ou sur le brun; queuc carrée , un peu moins longue que Le corps.
Dimens. Longueur du corps, mesuré en pied. pouc. lig. ligne droite, depuis le bout du museau jusqu'à l’anus....... Se NS re RASE EURE — de la tête, depuis le bout du museau jusqu'all acciputs.l.: {.:........ æ 1»
Edesoretless Mie. 0 ee. SMS —\ de la queue... PESTE SE 15 vi — de l’avant-bras, du coude au
poignet ..... DOUX SÉTNE EN MR LPS
— de la patte de devant, depuis le poignet jusqu’au bout des ongles .... » » 3:
Longueur de la jambe, du genou au pied. pouc. lig. Eloi er AS TETE Kae ODA ON ARTE — du pied de derrière, depuis le ta- Jon jusqu'au bout des ongles......... >» » 6G DEsCriPT. Poids ordinaire de l’animal, trois gros; poil plus fin, plus doux ec plus court que celui de la souris; d’une couleur approchante, mais un peu plus brune sur la rêre et sur le corps , et d’un gris plus foncé sur les parties inférieures; tous les poils étant de couleur cendrée sur la plus grande partie de leur longueur, et leur pointe étant de couleur brune, mêlée d’une légère teinte de fauve, sur le dessus er sur les côtés de la crête et du corps, et de couleur grise mêlée d’une légère teinte de jaunâtre sur le dessous du corps, depuis le bout de la mâchoire inférieure jusqu’à l’exrrémité de la queue (Daubent.) ; conque de l'oreille ample er nue, ayant en dedans deux replis ou Jobes placés l’un au-dessus de l’autre, et dont
l'inférieur correspond à l'entrée du méat auditifs,
queue assez renflée, demi-arrondie ou plutôt légèrement carrée, les quatre faces en étant bom:bées er les lignes ou angles qui les séparent étant très-visibles ; lèvres, pieds et queue couleur de chair; la dernière de ces parties étant quelque-
fois d’une teinte brune. (Geoff.)
Nota. Ti existe plusieurs variétés de cette espèce, dépendantés des couleurs plus ou moins foncées du pelage, de la longueur plus où moins considérable de la queue, qui peut varier d’un quart ; de la taille, qui est quelquefois moindre d'un douzième, etc. On a trouvé aussi des musaraignes atteintes de la maladie albine, et d’au-
* tres qui avoient, seulement sur Les côrés du corps, des taches blanches de forme elliptique.
HagiT. Celles décrites pour le genre,
PATRIE. L'Europe.
233°. Esp. MUSARAIGNE DE DAUBENTON, sorex Daubentonii , Erxleb. Blumienbach, Boddaert. — Geoff. Ann. Mus. tom. 17. pag. 176.
— Musaraigne d’eau, Daub. Mém. de l’Acad, des sciences, 1756. pl. s. fig. 2.— Buffon, Hist, nat, tom. 8. pl. 10.— Sorex fodiens , Pallas, Gmel.— Sorex carinatus, Hermann, Observ.
zoolog. pag. 46.— Le gréber, Vicq-d’Azyr, Syst. anatom, des anim, rom, 3, 1°. partie, Par)
CAR. ESSENT. Oreilles pourvues de trois valvules qui répondent à l’hélix, au tragus et à l’antitragus, et qui peuvent la boucher entièrement ; doigts des pieds bordés de poils roides ; queue carrée; un peu
moins longue que le corps ; pelage noirâtre en dessus , blanc en dessous.
DimEens. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig. suré en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu’à l'anus ........... 4
— de la tête, depuis le bout du mu-
seau jusqu'à l'occiput 2 -2 0 MoNRNREs —1des oreillesWe.220. 0 CRD — delaqueue......"..2 Aus D "#2 708
. — de l'avant-bras, depuis le coude
Jusqu'au poignet...... sit NE RENE — de la main, depuis le poignet
jusqu’au bout des ongles ............ » » S$ — de la jambe , depuis le genou
jusqu'auttalon- che PE CRC Eee DEEE » » 81 — du pied , depuis le talon jusqu'au
bout des ongles ........ sabre NES
DESCRIPT. Intermédiaire pour la taille entre la souris et le mulot, et pesant pour l'ordinaire une demi-once; museau un peu plus gros que celut de la musaraigne vulgaire ; queue et jambes plus longues et plus garnies de poils ; pieds, principalement ceux de derrière, plus longs; doigts garnis de poils roides, parallèles les uns aux autres , servant de nageoires ; parties supérieures du corps, depuis le bout du museau jusqu’à la queue, d’un noirâtre mêlé de quelques teintes de brun ; parties inférieures d’un blanc pur (1); queue grise, presque nue, à l'exception de sa face inférieure, qui a d’un bout à l’autre un poil court et blanchätre ; une tache blanche derrière l'œil; extrémité des dents incisives intermédiaires de couleur ferrugineuse.
Hart. Se tient dans le voisinage des fontaines, des sources ou des petits ruisseaux ; reste cachée pendant le jour, et ne se montre guère qu'au lever ou au coucher du soleil ; attaque les grenouilles, dont elle fait sa proie ; met bas au prin: temps, ec produit ordinairement huit ou neuf petits.
PATRIE. La France, et particulièrement les environs de Paris et la Beauce.
234°. Esp. MUSARAIGNE CARRELET , sorex te= tragonurus,
(Encycl. pL 29. fig. 2.) Sorex cetragonurus,
Herm. Obs. zool. pag. 48.—Boddaert, Elench.
(1) M. Geoffroy n’est pas d’accord avec Daubenton sur la couleur des parties inférieures du corps. Le pre mir dit qu’elles sont d’un blanc pur , et le second , qu'on y voit des teintes de fauve, de gris et de cendré , parce! que l'extrémité des poils seroit fauve ou grise, et Île! reste de couleur cendrée jusqu’à la racine. La figures, publiée par Daubenton, s’accordant avec la descrip= tion de M. Geoffroy, c'est cette première que nous adoptons. ;
anim. p. 123.n. 3.—Geoff, Ann. Mus. tom. 17.
pag. 177. n. 3. pl. 2. fig. 3.— Schreb. Saugth.
pl. 159.8.
Car. ESSENT. Oreilles courtes ; pelage noirätre en dessus et cendre-bran en dessous ; queue longue , tout-à-fait carrée.
Dimens. Longueur totale de la tête et pied. pouc. lig. RSS lion 0 DU 1221 213
RTOTAIQUEUE Sen rbtoreisn ste tee ONE. O
DEscuipT. Téce plus large, et museau moins fin que dans la musaraigne valgaire ; queue plus longue, relativement, que celle de cer animal ; dde canines de plus à (A mâchoire supérieure, et toutes les canines perites et d'un égal volume entr'elles ; incisives brunes ; oreilles plus courtes et moins apparentes que dans l’espèce commune, sans être cependant entièrement cachées dans les poils; pelage d'une belle couleur noiïrâtre en dessus et d’un cendré-brun en dessous; queue décidément carrée, chaque face étant tout-àfait plane, se terminant subitement en une pointe fine, et ayant en dessous un léger sillon.
Hagtr. Vir dans les mêmes lieux que la musaraigne vulgaire. Se trouve-dans les granges, pärerement dans les campagnes, er quelquefois dans les jardins clos de murs.
PariEe. La France, et notamment dans la cidevant province d'Alsace ; le comté de Nice.
235°. Esp. MUSARAIGNE PLARON , sorex con- Strictus.
(Encycl. pl. suppl. 4. fig. 6.) Sorex constricus, Hermann, Obs. zool. pag. 47. — Bodd.
Elench. anim. pag. 123. sp. 4. — Geoff. Ann.
Mus. d’hist. nat, tom. 17. p. 178. sp. 4. pl. 3. fig. 1.— Sorex cunicularius, Bechstein, Zoolog. — Musaraigne plaron, Vicq-d'Azvr, Sist. anat. des anim. tab. mérhod.
Car. ESSENT. Oreilles très-petites, velues , entièrement cachées par le poil; pelage d'un noir-cendré ; queue aplatie à sa base et à sa pointe, et ronde dans son milieu.
Dimens. Longueur totale de la tête et pied. pouc. lig. AUICOTPS . Éotachré das it oui er
dE NAIQUEUC Reel rate slafe e 2OUN G
DEsCRIPT. Museau plus fort que celui de la musaraigne vulgaire ; ; tête plus large ; chanfrein plus arqué ; boutoir plus gros et plus court , ce qui est dû à des poils roides qui garnissent les narines ; oreilles entièrement cachées par les poils, parce que tout leur extérieur en est garni; deux petites canines de plus que dans les autres espèces,
à la mâchoire supérieure ; queue plate, étroire et comme étranglée à l'origine, tandis que dans le reste, spécialement au TM elle est épaisse, comme renflée er ronde, excepté à son extrémité, où elle est aplatie, et où les poils se réunissent en pointe, comme ceux d'un pinceau; poil crès-fourni , assez long, fort doux au toucher ; noirâtre dans sa plus grande longueur ec roux à sa pointe; ventre gris-brun ; gorge cendrée; pieds velus comme ceux de l'espèce précédente. ‘
Hair. Se tient dans les prairies, à peu de distance des eaux.
PATRIE. La France, en Alsace.
236°, Esp. MUSARAIGNE LEUCODE, sorex leucodon. :
(Non figurée.) Sorex leucodon, Hermann, Observ. zool. pag. 49. — Bodd. Elench. anim.
pag. 123. sp. 2.—Groff. Ann. Mus. d’hisr. nar. tom, 17. pag. 181. n. $.— Musaraigne leucode ,
Vicq-d’Azyr, Syst. anat, des anim. tabl. méthod,
CAR. ESSENT. Dos brun; ventre et flancs blancs ; queue légèrement tétragone.
Dimexs. Longueur totale de la tête et pied. pou. lig.
AURCORPSET ER ie -daceR 2AUO LOC NES AO ELA CEE SETIOUME NT 71
DESCRIPT. Dimensions assez semblables à celles de la musaraigne de Daub:nton ; queue plus courte, non exactement arrondie , et ressemblant en cela à celle de l’espècewulgaire ; doigts un peu plus épais que ceux de la musaraigne de Daubenton ; ongles plus courts ; yeux plus : grands ; incisives entièrement blanches dans le jeune âge, et ayant leur petite pointe colorée en brun dans les adultes; dos brun; ventre er flancs blancs; les poils de ces parties ayant leur pointe de certe couleur et la base grise; queue brune en dessus et blanche en dessous.
HABIT. Inconnuess.
PATRIE. Les environs de Strasbours.
Esp.
neatus.
MUSARAIGNE RAYÉE , sorex li-
(Non figurée.) Sorex lineatus, Geoft. Ann.
Mus. d'hist. nat. tom. 17. pag. 181. sp. 6.
CAR. ESSENT. Queue ronde, fortement carenée en dessous ; pelage d'un brun-noirâtre, plus pâle en dessous qu’en dessus; gorge cendrée ; une tache.sur chaque oreille, et une petite ligne blenche sur te chanfrein.
Dimens. Longueur totale de la tête et pied. pouc. lig. AUIGOTPS ele ele sa at RO — de llarqueue,......4..
DESsCrIPT. Forme plus élancée ; museau plus long et plus fin que celui des espèces précédentes; pelage d’un brun-noirâtre, à l'exception du ventre qui est plus pâle, et de la gorge qui est cendrée; une ligne étroite, blanche, s'étendant sur le chanfrein , depuis le front jusqu'aux narines ; oreilles marquées chacune d’une tache blanche formée par les poils qui recouvrent les deux lobes intérieurs de la conque ; queue ronde et fortement carenée en dessous.
ss... » 2 »
Pro teatt Co PRIT 6
HagiT. Inconnues. La carène de la queue fait soupçonner à M. Geoffroy que certe espèce est aquatique. |
PATRie. Les environs de Paris.
28°. Esp. MUSARAIGNE PORTE-RAME , sorex reriijer.
(Non figurée dans l’Encyclop.) Sorex remifer, Geoff. Ann. Mus. d’hist. nar. pag. 182. pl. 2. fig. 1.
CAR. ESSENT. Queue carrée à sa base, comprimée à sa pointe; pelage d’un brun-noirâtre foncé en dessus ; ventre brun-cendré ; gorge d'un cendré clair.
Dimrns. Longueur totale de la tête et pied. pouc. lig. duicorpsE CEE) A ORRONES ROME A colle — dela queue..#.........… Be AU DNA 1420 Moy
Descripr. Cette espèce, la plus grosse de celles qu’on trouve en France, diffère de la pré-édente par ses proportions plus trapues, par son museau plus gros er plus court, er surtout par la forme de sa queue, qui est carrée dans sa première moitié, ayant chaque face parfaitement plane, hors celle du dessous, qui est marquée d’un sillon de la fin duquel naît, dans l’autre moitié,
une carène qui se prolonge d'autant plus en des- |
sous que la queue s’amincit davantage, cette queue finissant par être comprimée et tour-àfait plate, de manière à figurer une espèce de rame; couleurs du pelage à peu près les mêmes que dans la précédente, si ce n'est qu'elles paroissent un peu plus foncées en dessus ; ventre brun-cendré; gorge d’un cendté clair; chanfrein n'ayant point de rayure longitudinale,
HaABiT. Se vient sur le bord des eaux.
Parure. La France, aux environs d’Abbeville et de Chartres.
239°. MUSARAIGNE A COLLIER BLANC, sorex 39 < F 2 collaris,
(Non fisurée.) Sorex collaris, Geoff. Mém.
du Mus. d’hist. nat. tom. 1. pag. 309.
CAR. ESSENT. Pelage noir; ur collier blanc autour du cou.
DESsCRIPT. Nota, Cette espèce ne nous est connue :
que par cette seule indication, rapportée par M. Geoffroy, d'après l'abbé Manesse.
ParTrir. Les îles comprises entre l'embouchure
de l'Escaut et la rivière de Meuse, où elle est très-commune,
240%. Esp. MUSARAIGNE DE L'INDE, sorex indicus.
(Encycl. pl. 30. fig. 3.) Sorex indicus , Geoff, Ann, Mas, d'hist, nat, tom, 17. pag. 183, sp. 8. —Ejusd. Mém, du Mus. tom. 1. p. 309. pl. 15.
fig. 1.— Musaraigne de l'Inde, Buff. suppl. tom. 7. pag. 281. pl. 71.
CAR. ESSENT. Queue ronde, de moitié aussi longue que le corps ; pelage ras , pris-brun , teint en dessus de roussâtre.
DiMENs. Longueur totale de la tête et pied: pou. lig. du corps ...... D 0 cc LC + — delaqueue.................. » 3 >
DEsCriPT. La plus grande des musaraignes connues. Ses formes générales sont absolument semblables à celles des espèces de notre pays. Oreilles apparentes, nues, aussi grandes comparativement que celles de la musaraigne vulgaire ; dents blanches ; pelage d’un gris-brun assez clair, ondulé de légères teintes roussâtres, provenant de la couleur de l'extrémité des poils.
HaBiT. Se tient dansles maisons, où elle est trèsincommode, à cause de la forte odeur de muse que répandentr les glandes de ses flancs.
PATRIE. Les environs de Pondichéry et de Tranquebar, selon Sonnerat et M. Geoffroy.
241%. Esp. MUSARAIGNE DU Cap, sorex ca
pensis.
(Non figurée dans l'Encycl.) Sorex araneus maximus ; Periver, pl. 23. fig. 9. — Valentin, Musée des Musées , tom. 2. pag. 27. fig. 2. (d’a% près Periver.)—Burmann, Animaux du Cap. — Sorex capensis, Geoff, Ann. du Mus. tom. 17
pag. 184. sp. 9. |
CAR. ESSENT. Queue ronde , de moitié aussi longue
‘que le corps; pelage cendré, lavé de fauve ; queue rousse. .
Druexs. Longueur totale de la tête et pied. pouc. lig: dh'corpsu-t 4 Star tee LOL ONE NN idelaiqueue. Lee PNR
es
DEscriPT. C'est la seconde espèce du genre pour la grandeur, Museau très-long, très -effilé ; oreilles grandes et nues comme celles de la musaraigne de l'Tnde; queue proportionnellement aussi longue que la sienne et également ronde ; pelage cendré, lavé sur le dos d’une légère teinre de fauve; côtés de la bouche roussâtres; queue d'un roux qui tranche avec la couleur du dos.
HaAgrr. Se tient dans les caves, où elle répand une odeur extrèmement forte.
PATRIF. lie Cap de Bonne-Espérance.
242°. Esp. MUSARAIGNE A QUEUE DE RAT, Sorex IYOSLTUS,
(Non figurée dans l’'Encycl.) Sorex myosurus, Pallas, Acta Pecrop. 1781. tom. 2. pag. 337:
pl. 4. fig. 1. — Gcoff. Ann. Mus. d’hist, nat. tom. 17. pag. 185. sp. 10, pl. 3. fig. 2 et 3.
CAR. ESSENT. Queue ronde, épaisse , presque nue; museau renflé ; pelage blanc.
DimeExs. Longueur totale de la tête et du pied. pouc. lig.
Corps ......... sr... D 3 9 — dellarquenc trente aie
DEscrtPT. (Individu femelle, selon Pallas.) Trèsrapprochée de la musaraigne du Cap, par sa taille, par la grandeur et le nu de ses oreilles ; mais en différanc par sa queue, plus longue et surtout plusépaisse, son museau bien plus court et singulièrement renflé sur les côtés, ses meinbres plus forts, ses pieds plus épais, les poils de sa queue moins rapprochés, et les soies plus nombreuses et plus longues ; pelage entièrement
ss
blan: (ce qui est sans doute un effect de la ma-
ladie albine); squelette semblable à celui de la musaraigne vulgaire, si ce n’est qu'il a deux verrèbres dorsales et deux paires de côtes de plus ( quatorze au lieu de douze).
(Endividu mâle, selon Pallas, et appartenant à
une autre espèce, suivant M. Geoffroy.) Pelage d'un bran-noir ; tête plus trapue; queue plus courte que dans le précédent {1).
Hair. er PATRIE. Inconnues.