XLIII. GENRE
DESMAN , mygale, Cuv. Geof. Illis.
Mus, Briss.
(:) Plusieurs mimaifères, placés avec les musaraignes par Linné et Pallas, ont dû en être éloignés pour former des genres nouveaux, ou rentrer dans des genres connus; tels sont:
Castor, Linn:
Sorex ; Pallas.
CARACT. Formule dentaire, selon M. G:0ffroy
(Mem. Mus. tom. 1. pag. 311) pour le desma F “LT ETG ; +
des Pyrénées (1) : INCIS. + canin, — , mol!.
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Selon Pallas , pour le dssman de Moscovie, G6—6 — G— 6?
incis. = , dents coni mol. — AE n1q. SE 4
Les deux incisives intermédiaires supérieures triangulaires , très-fortes, aplaties; éncisives inférieures tantôt au nombre de quatre, dont les deux du milieu sont les plus petites; tantôt au
. 1°, Le sorex aguatcus OU sorex fuscus , type du genre SCALOPE.
2°, Le sorex cristatus , type du genre CONDYiuRr.
3°. Le sorex brasiliensis, qui paroît être le Dipe:rxx TRICOLOR. % À
«+ 4°. Le sorex auratus où as'aticis, type du genre CHRYSOCHLORE.
5°. Le sorex moschatus , type du genre D'sMAN.
A ces espèces bien connues, il faudia peut-être joindre aussi, quand on les connoiïtra mieux , les suivantes, sur lesquelles on ne possède encore que des descriptions trop abrégées ou trop vagues pour qu'il soit possible de les adinettre dans les classifications.
6°. Le sorex minimus de Pallas ( Voyage, tom. 2 pag. 664 ), brun, à queue ronde er étranglée à sa base
7°. Le sorex cecutiens, Laxmann, Act. Petrop. 178; , pag. 285$, très-voifin de la musaraigne de Daubenton.
8°. Le sorex exilis de Sibérie, qui ala queue ronde, très-épaisse, et qui passe pour la plus petite de toutes les espèces du genre.
9°. Le sorex pusillus, Gmel. Voyage, tom. 3, pag. 499, qui habite le nord de li Perse et qui se rapproche surtout des desmans par la forme de ses dents.
10°. Le sorex pygmaus de Laxmann (Enc clop. pks, fig. 1), qui, ainsi que le remarque M. Geoffroy, s’éloigne des musaraignes , à cause de son manque de queue et de ses natinestrès-petites et situées au bout d’un museau très-alongé.
11%. Le sorex murinus (et non murirus, comme son nom est écrit dans Gmelin), indiqué comme venart de Java, sans détails suffisans sur ses caractères pour le faire distinguer de la musaraigne de l'Inde.
Une espèce de sorex qui-nous-est inconnue vivante, est celle 1e M. O'ivier (Voyage en Egypte, tom. lil, pag. 164, pl. 32, fig. 1) a trouvé les débris dans les catacombes de Sakkara en Egypte, où elle étoit préparée à la manière des Ibis. Cette musaraigne étoit beaucoup plus grande que nos espèces d'Europe, car sa tête avoit seule un pouce à quinze lignes de long, sur six lignes à peu près de largeur à sa partie postérieure; la queue étroit à peu près aussi longue que le corps; son ss étulfroux.
(1) M. Geoffroy, dans la détérmination des incisives supérieures, a égardà leur position dans l'os iarermaxillaire; et pour les inférieures , à léur position correspondante à celle des premières. +
nombre de six petites, et à peu près égales | DIMENS. Longueur totale de la tête er pied. pouc, lig.
entr'elles.
Canines non distinctes par leur forme des incisives latérales et des premières molaires; routes étant presqu'également moyennes et coniques.
Les quatre dernières molaires en haut, et les trois dernières en bas de chaque côté, à couronne large et garnie de tubercules aigus.
Marines placées à l'extrémité d'un long pro- Jlongement du museau, en forme de trompe, très-mobile dans tous les sens , et douée d’un grande sensibilité. s
Point d'oreilles externes ; yeux très-perits.
Membres courts ; les cinq doigts de chacun, surtout ceux des postérieurs , rÉUnIS par une membrane; ongles longs et arqués.
Queue comprimée latéralement.
Hair. Se tiennent sur Le bord des ruisseaux er des érangs, où ils se creusent des galeries sourerraines, dont l'ouverture est sous l’eau, et dont une portion est assez élevée pour n'être jamais submergée ; nagent très-facilement; restent souvent plongés dans l'eau, en faisant seulement sorur au dehors l’extiémité de leur trompe pour respirer ; se nourrissanc d'insectes , de vers ét surtout de sangsues, et y joignant, dit-on, des racines d’acores et de nymphæa; répandant en tout temps une forte odeur de musc, qui se communique aux poissons qui mangent leur chair, etc.
PaTriE. L'ancien Continent.
243°. Esp. DESMAN DE MosCOVIE, mygale moscovitica.
(Encycl. pl. 29. fig. 4.) Mygale moscovitica, G:0f. Ann. Mus. tom. 17. pag. 192. — Mus aqguaticus exoticus , Clusius, Exor.—Sorex moscoviicus, Chaïleton, Exerc. pag. 2 $.— Mus aquatilis, Aldrov.— Glis moschiferus, Klein. — Pa: musque de Hill er de Brisson. — Castor moschars , Linn. édit. 10 er 12.— Le desman, Buff. tom. 10. pag. 1. pl. 2. — Sorex maschasus ; Pallas, Gmelin, Erxleb. Bodd, -— Schreb. tab. 159. —Vulgairement appelé rat musqué de Russie.
CAR. ESSENT. Queue plus courte que le PS, écailleuse , presque nue, étranglée à sa base, cylindrique et renflée dans son milieu ; très-comprimée verticalement à son extrémité ; pelage brun en dessus , Elanc en dessous.
du corps 6. .. some serbesse D »
— de laueue.. 0, lo NN
(Poids, 16,onces environ.)
DESCRIPT. Pelage très-beau et très-luisant , formé de deux sortes de poils, comme celui dés casvors, c'est-à-dire, de longues soies er d’un feutre doux, moelleux et serré; d’un brun plus pâle en dessus ec plus foncé sur les flancs ; ventre d’un blanc argenté; quelques parties blanches sur la face; queue mince er comme étranglée à sa naissance, puis devenant, bientôc après, cylindrique , renflée et croissant rapidement, pour décroitre ensuite insensiblement jusqu’à son extrémité , paroissant de plus en plus comprimée dans le sens vertical à mesure qu’elle diminue, ayant son tronçon parsemé d’écailles, entre les intervalles desquelles sont des poils courts et isolés ; dessus des doigts présentant aussi quelques écailles; des glandes distillant une humeur paruculière, ayant une très-forte odeur de müsc, situées sous la queue, près de sa racine.
HagiT. Celles que nous avons rapportées pour le genre enticr.
PATRIE. La Russie méridionale. Très-commun aux environs de Woronech, où les pêcheurs le prennent souvent dans leurs filets.
244%. Esp. DESMAN DES PYRÉNÉES, mygale pyrenaëca.
(Encyclop. pl. suppl. 4. fig. 1 à 4.) Desman des Pyrénées, mygale pyreraïca , Geoff. Ann.
Mus. d’hist, nar. tom. 17. pag. 193. pl. 4. fo. à, 2,23 C4:
CAR. ESSENT. Queue plus longue que le corps, cylindrique dans la plus grande partie de sa longueur, diminuant insensiblement depuis son origine, et verticalement comprimée à son extrémité ; pelage brun en dessus er gris en dessous.
Dimens. Longueur totale de la tête et du pied. pouc. lig. COIpS eve ee tte 00 ae ee SERRE »
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DESCRIPT. Queue n'étant ni étranglée à son origine, ni renflée au-delà, mais toute d’une venue, et diminuant insensiblement jusqu'à sen extrémité , cylindrique dans les trois quarts de sa longueur, er verticalement comprimée dans le reste ; couverte de poils courts, couchés, presqu'entièrement adhérens; ongles du double plus longs que ceux du desman de Moscovie ; doigts de devant n'étant qu’à demi enveloppés; doigts extérieur des picds de derrière étant beaucoup
MAMMALOGTIE.
plus libre; pelage composé de longues soies er de feutre; tout le dessus du corps étant d’un brun-marron, les Aancs gris-brun er le ventre
gris-argentin ; point de parties blanches sur la face,
HaABitr. Inconnues.
PATRIE. Les environs de Tarbes, au pied des Py-
rénées, où ua individu de cette espèce, qui fait |/
partie de la collection du Muséum, a été trouvé par M. Desrouais , ancien professeur d'histoire naturelle à l’école centrale de Tarbes.