‹ Mammalogie, ou, Description des espèces de mammifèresChapitre 74 sur 102 · LONGER BOOT OEM UE CRE · texte numérisé non relu

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DESCRIPT. Corps couvert de poils de deux sortes ; un duvet de couleur cen Irée sur la plus grande partie de sa longueur, depuis la racine, er ayanc la pointe grise avec quelques nuances de fauve ; poils fermes, luisans, présentant les mêmes couleurs que le duvet, excepté dans la partie qui dépasse celui-ci, laquelle est grise et noire, avec quelques nuances de marron, et la pointe qui est noire; couleurs générales résultant de celles des poils et du duvet, er offrant un mélange de gris et de fauve sur la rêce, le cou, les épaules, le haut des jambes de devant er le dos; côtés du corps plus gris que les parties supérieures ; croupe noirâtre ; bas des jambes de devant, jambes de

* derrière en entier, les quatre pieds et la queue, noirs, avec quelques nuances de brun; dans certains individus, du blanc entre les jambes de devant, sur la poitrine et entre les jambes de derrière, sur le ventre.

HaAgrr. Se tient, comme la précédente, dans le voisinage des eaux,

PATRIE. Le Canada, les Etats-Unis du nord.

28$°, Esp. * MARTE MARRON , mustela rufa.

(Non figurée) Marte marron ; Geoff. Collect.

du Musée d’hist. nat. de Paris.

CAR. ESSENT. Pelage d’un roux-marron plus foncé en dessus qu’en dessous ; et composé de poils annelés de brun-marron et de jaunâtre ; queue brune à sa pointe. |

Dimexs. Longueur du corps et de la tête , un pied sept pouces.

DEescripT. Cetre espèce s'éloigne si peu de la précédente, que nous serions tentés de les réunir, Pelage d'un roux - marron plus clair sur les parties antérieures du corps et sur la tête; queue de la couleur du corps, dans la plus grande partie de sa longueur, mais ayant sa pointe couverte de poils d’un brun foncé; pieds bruns ; les grands pois du corps annelés de roux-marron et de jaunätre; le feutre d'un roux pâle tirant sur la couleur de chair ; pattes longues; doigts bien séparés et sans membranes apparentes; dents incisives supérieures externes lobées, les inférieures correspondantes obtuses et coniques; les deux intermédiaires les plus petites de routes.

ÆABIT. et PATRIE. Inconnues.

286°, Esp. * MARTE ZORRA, mustela sinuensis.

(Non figurée dans l’Encycl.) Marte zorra,

mustela sinuensis, Humboldr, Voy. dans l’Amérique mérid, recueil d'observ. zoolog.

CAR. ESSENT. Pelage d’un gris-noirâtre uniforme; ventre et intérieur des oreilles blancs.

DIMENSs. Longueur totale , depuis le bout pied. pouc. lig. du museau jusqu’à l’origine de la queue 2 2 »

ÉHautenriAU corps: eePCR CP Ee C0 NM

DESsCRipT. Corps moins vermiforme que celui des martes proprement dites , et ressemblant plutôt à celui des kinkajous ; queue de moitié plus courte que Le corps, et peu garnie de poils; oreilles petites, droites et pointues ; langue lisse, très-longue et mince.

HaBiT. Chasse aux petits oiseaux , et fait entendre un cri qui ressemble à celui d'un poulet qui appelle sa mère.

PATRIE. Les répions chaudes de la Nouvelle- Grenade, dans l'Amérique méridionale. M. de Humboldt l'a vue à T'urbaco, près de Carthagène des Indes, et à l'embouchure du Rio- Sinuü (1).

(1) Ici se termine l’énumération des martes. Les espèces que nous comprenons dans le genre sont, en général, bien déterminées ; cependant nous devons avouer

ue nous ne sommes pas absolument certains sur la on du vison d'Amérique et du minx (muscela

LVIS GENRE.

MOUFETTE , mephitis, Cuv. Illig.

V'iverra , Linn. Gmel. Bodd,

lutreola) de notre continent, et nous devons avertir, à cet égard , que le doute ne pourra être levé que quand nous aurons reçu du nord de l’Europe ou de l'Asie le dernier de ces animaux, et que nous aurons pu le comparer en nature avec le premier qui nous arrive fréquemment de | Amérique du nord, et dont les fourrures font l’objet d’un commerce important. Nous ajouterons \ aussi que les deux dernières espèces méritent d'être examinées avec attention, et qu’il est nécessaire de connoître le système dentaire de la marte zorra avant de l’admettre définitivement dans le genre des martes.

Il existe encore quelques mustela des auteurs dont nous craignons de faire mention dans le corps de cet ouvrage, parce que les données que nous possédons à leur égard sont insuffisantes pour les faire bien connoitre. Nous allons néanmoins rapporter ici ce qui a été écrit de plus positif sur leurs caractères distinctifs.

1. La MARTE CUJA ; mustela cuja ; Molina , Histoire naturelle du Chili, pag. 272, édit. frang. Très-semblable au furet pour la grandeur, la forme etles dents, äinsi que par la division de ses doigts et sa manière de vivre ; yeux noirs; museau un peu relevé à son extrémité, comme Île groin d’un cochon; poil tout noir, très-touffu, mais fort doux; queue bien fournie , aussi longue que le corps. Elle se nourrit de souris et d’autres petits ani-> maux; sa femelle produit deux fois par an, et a quatre ou cinq petits par portée. Il se pourroit faire que cet animal du Chili ne fût qu'une simple variété de la moufette d'Amérique. :

2. La MARTE QUIQUI, mustela quiqui ; Molina , His-" toire naturelle du Chili, trad. franç., pag. 275.—Linn.; Gmel., tom. I, pag. 99, sp. 17. Espèce de belette de couleur brune, ayant treize pouces de longueur, mesu-= rée depuis le bout du nez jusqu’à l’origine de la queue; tête aplatie ; oreilles courtes et rondes; veux petits et enfoncés; museau en forme de coin; nez comprimé, avec une tache blanche au milieu; pattes à cinq doigts armés d’ongles crochus; vingr-huit dents en tout, dont douze molaires; jambes et queue courtes; langue lisse, très-efhilée. Cet animal vit dans des terriers comme le précédent, et, comme lui, fait sa proie des souris. Sa femelle produit plusieurs fois par an. Il habite le Chili:

3. La MARTE PÈCHEUSE, fischer weesel; Penn. Quad pag. 328, n°. 202. — Mustela Pennanti, Erxleb. Syst. mam., pag. 470, Sp. 10. — Mustela melanorhynchaÿ Bodd. Elench. anim., pag.S8, sp. 13. Cette espèce, qui habite l Amérique septentrionale, où elle vit de petits quadrupèdes, a beaucoup de rapports avec la zibeline: Sa longueur est de deux pieds quatre pouces anglais, et sa queue a dix-sept pouces ; ses oreilles sont larges, arron= dies, noiïrâtres et bordées de blanc ; son nez est noirs ses moustaches sont grandes et soyeuses; sa face et les côtés de son cou sont d’un brun pale ou d’un cendré

néêlé de noir; son dos, son ventre, ses cuisses et 54 queue sontnoirs, mais la base de cette dernière partie est brunâtre; les côtés du corps sont bruns; ses pieds sont larges et trèr velus; il manque souventun doigraux pieds de derrière; les ongles sont acérés, arqués et blancs; sa queue est couverte de longs poils. |

Ca RACT

MAMIMALOG IE.

CARACT. Formule dentaire : incis. + canin, — , 4—4

molaires 121 — 34.

5—5 Seconde incisive inférieure de chaque côté hors

de rang , et un peu rentrée dans l’intérieur de la bouche.

Canines assez forres et de forme conique.

Deux fausses molaires en haut et trois en bas de chaque côté (1).

Dents tuberculeuses supérieures très-grandes , et aussi longues que larges; carnassières inférieures pourvues de deux tubercules au côté interne (2).

Téce courte ; nez peu saillant ; museau obtus.

Langue lisse.

Pieds pentadactyles, avec leur paume et leur plante pileuses ; doigts des pieds antérieurs armés d'ongles robustes, arqués et propres à fouir ; calon des pieds de derrière très-peu relevé dans la marche.

Tronçon de la queue médiocre ou très-court.

Poils du corps et de la queue souvent trèsalongés , surtout les derniers.

Point de cœcum. Des glandes anales sécrérant une liqueur ex-

cessivement fétide. Point de follicules près des organes de la génération.

Hagrir. Animaux vivant dans des terriers, qu'ils se creusent avec les ongles des pieds de devant. Se nourrissant , comme les martes, de petits qua-

4. La MARTE A GORGE DORÉE, white cheeked weesel ; Penn. Quad. pag. 381, n°. 206. — Mustela flavigula ; Bodd. El. anim. , pag. 88 , sp. 14. Elle est noire, avec le menton et les joues blancs, la gorge d’un jaune citrin ; le dos et le ventre jaunes. Sa patrie n’est pas connue.

Buffon a donné à quelques quadrupèdes étrangers les noms de fouine, de marte et de belerte ; mais la plupart de ces noms sont mal appliqués. Ainsi :

1°. Sa PETITE FOUINE DE MADAGASCAR (Encycl.

pl. 81, fig. 2) est la mangouste vansire ;

2°. Sa FOUINE DE LA GUYANE est le glouton grison ;

3°. Sa GRANDE MARTE DE LA GUYANE est le glouion tarra ;

4°. Sa PETITE FOUINE DE LA GUYANE (mustela guyanensis , Lacép.) paroît être un jeune coati, du moins si l’on en juge par lalongement excessif de la rète dans la figure qu'il en à donnée;

s°. Son PUTOIS RAYE DES INDES appartient au genre CiVETTE.

(1) Comme dans les putois, (Woyezle genre MARTE.)

(2) Comme chezles 6/aireaux.

drupèdes, d'oiseaux, d'œufs, de miel, etc. Pénétrant quelquefois, comme elles, dans les habications des homines, et y causant les mêmes dégars. Répandant, surtout lorsqu'on les poursuit, une odeur exécrable , due à la liqueur que sécrètent leurs glandes anales, et qu'ils mélenc à leur urine,

PATRIE. L'Amérique. Java (1).

(1) La plus grande confusion règre encore dans la distinction des espèces de ce genre. Les moufettes à longue queue touflue , sont toutes d'Amérique ; celle à queu£ courte a été trouvée dans l’ile de Java.

Deux quadrupèdes placés dans ce genre en ont été retirés récemment; l’un est le zori/{e de Buffon, wiverra zorilla, Linn. Gmel., que ses caractères rapportent au genre des MARTES ; je second est le coase, aussi de Buflon (Hist. nar., tom. 13, pl. 38), que d'Azara et M. Georges#Cuvier ne reconnoissent pas, et dont ils croient l’espèce établie sur une peau de coati d:fgurée (*).

M. Cuvier, dans une digression très-étendue qui fait partie de son Mémoire sur les ossemens fossiles des quadrupèdes carnassiers des cavernes, examine avec attention les indications fournies par les auteurs et par-

ticuliérement les voyageurs , sur les moufettes de l’A-

mérique ; & il trouve que ces indications sembleroient se rapporter à quinze espèces différentes, si l’on se bornoit à les distinguer par les caractères que fournissent les couleurs. Ces indications étant d’ailleurs plus cu moins vagues, il suit de-là, dit-il, qu'on ne sauroi: s’en servir, au moins quant à présent, pour distinguer sieurs espèces parmi les moufettes d'Amérique. Bufo ecensuite Gmelin, avoient néanmoins tranché la dif culté. Le premier avoit reconnu quatre espèces d rentes, sous les noms de coase, conepate, chinche et moufette du Chili, auxquelles il faut ajouter le 7or./2 qu'il ne savoit pas propre à l’Afrique, et surtout rapproché des putois. Le second, en adoptant trois des moufettes de Buffon, sous les noms de viverra purorias, mephitis et zorilla , y joignoit deux autres espèces, l’une d'Hernandez, viverra coneparl , et l’autre de Mutis, v:verra mapurito.

M. de Humboldt, dans ses Observations zoologiques, ayant remarqué que le mapurito de Mutis appuie le pied de derrière sur le sol, le considère comme planti-

(*) Ce Coase (Encycl. pl. 86. fig. r.) qu’on ne sauroit confondre avec l’ysquieparl d’Hernandez, ou viverra vulpecula de Linnæns {peurêtre notre glouron tairaou mustela barbara Linn.), a, selon Buffon, seize pouces de long, y compris la rête et le corps, les jambes courtes, le museau mince, les oreilles petites, le poil d’un brun foncé, les ongles, au nombre de quatre aux pieds de devant, er de cinq à ceux de derrière, tous noirs et pointus, la queue non touffue, erc. El habite dans des trous, dans des fentes de rochers où il élève ses peries. Il vit d'insectes, de vermisseaux, de petits oiseaux, ec lorsqu'il centre dans une basse -cour, il écrangle les volaillss, dont il ne mange que là cervelle : lorsqu'il est efrayé ou irrité, il répand une odeur abominable, ec c’est son principal moyen de défense, Buffon, qui confond ce coase avec l’ysquieparl, dic qu'il habite le climat tempéré de la Nouvelle-Espagne, de la Louisiane, des Illinois , de la Caroline, etc. ; mais ilest bien constaté que dans tous ces pays, un pareil animal est inconnu. On n'y rencoutre que le polécar. Voyez ci-après la descripcion des variétés de moufertes propres à l'Amérique.

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287°, Esp. MOUFETTE D'AMÉRIQUE, mustela americana.

(Encycl. pl. 86. fig. 3, le chinche ; fig. 2, le conepate.) Nota. Les citations des auteurs seront rapportées à chaque variété.

CAR. ESSENT. Pelage doux lustré, marqué de bandes blanches longitudinales sur un fond brun-noirätre; queue couverte de poils très-longs et très-touffus.

Drmexs. générale. De la taille du chat domestique.

DESCRIPT. des variétés selon M. Cuvier.

Var. À. Moufette ysquiepatl (second), d'Her-

nandez, marquée de plusieurs raies blanches.

Var. B. Moufette polécat ou patois, de Caresby, Carol.11.p. 62. tab. 62 (Encycl. pl. 86. fig. 2.), marquée de neuf lignes blanches et digitigrade, à en juger d'après la figure.

Var. C. Moufette conepare de Buffon, tom. 13, pl. 40, dessinée plantigrade, et portant six raies blanches.

Nota. M. Cuvier pense que cette figure est composée d'après celle de Caresby.

Var. D. Moufette conepatl d'Hernandez, Mexic.

p.332, n'ayant que deux raies blanches régnant:

sur la queue.

Var. E. Moufette mapurito de Matis, Act. Hol-

miens. 1769. pag. 68.—Wiverra mapurito, Gmel. Syst. nat, rom, 1. pag. SS8.sp.1$5.— Glouton mapurito, Humboldr, Rec. d'observ. zoolog. — Pelage touffu , d'un noir foncé ; dos marqué d’une seule bande blanche, qui commence au front et se termine à la moitié du corps; oreilles extérnes presque nulles, ne présentant qu'un rebord mince entouré de poils plus longs que ceux de Ja tête ; queue blanche à l'extrémité, et de la moitié de la longueur du corps; cou très-court

grade, et le range parmi les glourons , ainsi qu’une autre espèce qu'il nomme arok ou zorra de Quito. Cette dernière est bien certainement une moufette , ainsi que le prouve sa description, que nous rapporterons dans la suite de cet article.

La difficulté de dis inguer les différentes moufettes, si toutefois 1l en existe plusieurs espèces, nous force de les réunir en une seule, ainsi que le propose M. Cuvier, en faisant remarquer réanmoins que les variètés qu'elles présentent dans la disposition des bandes blanches de leur pelage, sont le plus souvent assez constantes dans une même contrée, et que l'espèce (s'iln'y en a réellement qu'une) s'étend dans toute l’Amérique, depuisle centre des Etats-Unis , jusqu’au Paraguay, dans les plaines comme dans les pays de montagnes, dans les endroits boisés comme dans les lieux découverts.

Ces animaux sont généralement connus sous les noms de béies puantes , enfans du diable et zor:llo, qui en espagnol signifie petit rerard,

(surtout dans le mâle, au dire des Indiens), Elle se creuse des terriers, dans lesquels elle dort le jour. Sa nourriture consiste en vers et en larves. d'insectes, Son odeur est insupportable.

M. de Humboldt l’a trouvée auprès des villes de Pamplona et de Santa-Fé de Bogota, à la Nouvelle-Grenade,

Var. F. Moufette du Chili, Buffon, Suppl. tom. 7. pl. 57.— Mephitis chiliensis , Geoff, — Dicr. des scienc. nat. fasc, 7. pl. 19. fig. 1. Longueur totale, un pied cinq pouces. — de la têre, trois pouces. — de la queue, sept pouces. Pelage d’un brun-marron, avec deux raies blanches sur les côtés du corps, se réunissant derrière la cère en forme de croissant ; queue très-touffue, mé- Jangée de blanc et de brun. Rapportée du Chili par Dombey. Sa fourrure est la plus commune dans le commerce des pellereries.

Var. G. Moufette chinche ou chinche de Buffon, tom. 13. pl, 20.--Wiverra mephitis, Gmel.

Deux raies blanches excessivement larges , postérieurement ; queue fournie de très-longs poils blancs, mélés d’un peu de noir; front marqué d’une bande longitudinale blanche, se joignant à celles du dos; le restant du corps d’un brun plus ou moins foncé, avec deux petites taches blanches sur les épaules et sur le ventre. Il habite le Chili.

Var. H. Moufette chinche de Feuillée, (Journal du P. Feuillée, Paris, 1714. pag. 272.) Marquée. de deux raies blanches qui s’écartent et finissene sur les côtés. Elle vit dans un terrier, et présente d’ailleurs des mœurs très-analogues à celles des. putois et des martes. Le Brésil, et principalement les environs de Buenos-Ayres.

Var. I. Moufette yagouaré de d’Azara. (Essai sur l'histoire natur. des quadrup. du Paraguay, trad. franc. tom. 1. pag, 211.) Pelage d'un brunnoir, qui s’éclaircit avec l’âge, et marqué de deux bandes blanches qui s'étendent jusqu’à la queue. Quelques individus manquent absolument de raies blanches ; d’autres les ont à peine: indiquées ou peu sensibles sur les flancs, et d’autres les ont plus ou moins étendues sur les côtés de la queue. Elle n'existe point au Paraguay, et d'Azara ne l'a pas trouvée plus au nord que le 29°. degré 40 minutes le latitude méridionale.

Var. K. Moufette polécat. Polécat ou putois de Kalm (Voyage, pag. 452). Skunk des Américains. D'un brun-noir, avec une ligne blanche longitudinale sur le dos, er une de chaque côté de la inème couleur er de la même longueur.

Quelquefois attaquée de la maladie albine, Elle a toutes les habitudes et la mauvaise odeur du putois. On la trouve dans tous les Etats-Unis de l'Amérique.

Var. L. Moufette zorille de Gemelli - Carreri ( Voyag. tom. 6. pag. 212 et 213). Indiquée seulement comme étant blanche et noire, et comme ayant une très-belle queue,

Var. M. Moufette mapurita dé Gumilla (Hist. nat. de l'Orénoque, tom. 3. pag. 240). Mafutiliqui des Indiens. Corps tout tacheté de blanc er de noir ; queue garnie d'un très-beau poil. De l'Amérique méridionale,

Var. N. Mouferte dite le Puant ( Lepage-Dupratz, Hist. de la Louisiane, tom. 2. pag. 86 et 87). Mäle d’un très-beau noir. Femelle noire, bordée de blanc. Sa patrie est la Louisiane,

Var. O.Moufette orthula du Mexique (Fernandez, Hist. nov. Hisp. pag. 6. cap. 16). Noire et blan-

che, avec du fauve sur quelques parties.

Var. P. Moufette tépémaxtla, du même Fernandez. N'ayant point de fauve, comme l'orthula. Sa queue présentant quelques anneaux noirs et

blancs. Du Mexique.

Var. Q. Moufette atok ou zorra de Quito, glouton de Quito, gulo quitensis (Humboldr, Recueil d'observ. sur la zoologie). Plantigrade. Corps mince comme celui des civettes, et long de deux pieds environ ; queue très- toufite et semblable

à celle du renard; corps noir et marqué de

deux bandes blanches, qui s'étendent depuis le

sommet de la tête jusque vers l’origine de la queue; yeux grands et de couleur bleue ; langue hérissée de petites papilles épineuses ; aies petites, très-pointues et noires ; queue d’un tiers moins longue que le corps, couverte de poils mêlés de blanc et de noir; ongles des pieds de devant, ec surtout celui du milieu, beaucoup plus grands et plus recourbés que les autres. Elle dort le jour et chasse la nuit; se nourrit d'oiseaux et surtout d'insectes qui s’attachent aux plantes tubéreuses des pommes de terre. Elle habite la

province de Quito.

Var. R. Mouferte interrompue; mephitis interrupta, Rafnesque, Ann. of, nat, pag. 3. n. 4. Brune; deux raies courtes, blanches, parallèles sur la tète; huit raies sur le dos , dont les quatre antérieures égales et parallèles, et les quatre postérieures rectangulaires ec disposées sur des directions opposées ; un pied de long. Cette moufette rare habite la Louisiane,

288°, Esp. MOUFETTE DE JAVA, mephitis javanensis.

(Non figurée.) Mephitis javanensis, Leschenault de Latour, esp. nouv.

CAR. ESSENT, Queue très-courte et couverte de poils peu longs.

DimEns. Longueur totale du corps et de pied. pouc. lig.

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DEsCRriPT. Pelage d’un brun foncé, surtout sur Les parties supérieures du corps; front marqué d’une tache blanche qui s’avance en pointe vers le mu- Seau, er s'élargit postérieurement pour se prolonger sur la ligne médiane du dos, en se rétrécissant progressivement jusqu'à l'origine de la queue, qui a un peu moins d’un pouce de longueur, et dont le bout est aussi blanc ; ongles de UE très-forts et propres à fouir la terre.

Un individu de certe espèce présente une interruption dans la ligne blanche du dos.

HaAB1T. Inconnues.

PATRIE. L'ile de Java, où elle a été découverte par M. Leschenault de Latour.

LVIIS, GENRE.

LOUTRE,, tra, Raï. Briss. Scop. Erxleb. Cuv.

Shaw. Lacép. Illig.

Mustela , Linn. Gmel.

CARACT. Formule dentaire : incis. à, can, — : — :

molaires —? ou =? — 36 ou 38.

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