‹ Mammalogie, ou, Description des espèces de mammifèresChapitre 73 sur 102 · LIV*. GENRE · texte numérisé non relu

LIV*. GENRE

GLOUTON, gulo, Retzius. Srorr. Cuv. Illig.

Mustela, Linn. ; Ursus, Linn. Gmel.

Meles , Bodd. Desm.

Méellivora, Storr.

I—1 can, — , 1—1

CARACT. Formule dentaire : incis, $

NSRDE SI a k TES ien —, —= 38 ou 36.

molaires SG» OU bier 3 3 Seconde incisive inférieure de chaque côté, un

peu plus en arrière que les autres.

Canines assez fortes.

Les deux ou trois premières molaires supérieures (de chaque côté) , comprimées , tranchantes, unicuspides ; la quatrième, grande, bicuspide ; la cinquième, petite et ruberculeuse. Les quatre premières molaires inférieures , unicuspides ; la cinquième, bicuspide ; la dernière, tuberculeuse, Le tout sans espaces interdentaires.

Corps assez bas sur jambes, quelquefois trèslong.

Tête médiocrement alongée.

Oreilles très-courtes et arrondies.

Langue tantôt lisse, tantot rude,

Pieds divisés en cinq doigts bien séparés , armés d'ongles crochus; la plante de ceux de der-

rière posant en entier ou presqu'en entier sur le sol,

Point de poche près de l'anus, cette partie n'offrant que deux légers plis de la peau.

Queue assez courte.

Hagir. Animaux carnassiers , ayant des mœurs très-analogues à celles des martes,

(1) Les chasseurs ont établi, parmi les blaireaux d’Europe, des distinctions analogues à celles qu’on dit exister entre les divers hérissous. Ils reconnoissent un 6/4reau-chien et un blaireau-cochon , d’après la forme de la tête. Les naturalistes n’ont pas encore été à même d’apprécier ces différences. Le ô/aireau blanc de Brisson n’est, ainsi que nous l'avons dit, qu’un raton laveur, atteint de ja maladie albine. Le bluireuu puant du Cap de Bonne- Espérance , de Lacaille, paroït devoir être rapporté à la parte zorille. Le blaireau de rocher des Hollandais (k/ipdas) est le daman du Cap. Enfin, le blaireau de Surinam de Brisson , est Je coati brun.

PATRIE. L'Amérique, le nord de l'Asie, l'Afrique.

267°, Esp. GLOUTON pu NoRD, gulo arcticus.

(Encycl. pl 38. fig. 1. (le gloucon) ; et pl. 35. fig. 3. (le wolverene.) Ursus gulo, Pall. Spicil, 14. pag. 25. tab. 2. — Ursus gulo, Linn. Erxleb.

— Schreb. tab. 144. — Glouton ; Buff, Suppl.

tom. 3. pl. 48.— Meles gulo ; Bodd. Elench. . anim. pag. 81. sp. 5.

Ursus luscus, Linn. Gmel. — Ours de la baie d'Hudson, Briss. Regn, anim. pag.260.—Quickhatch or wolverene, Edw. Av. 2.p. 103.tab.108. — Ellis, Voyag. à la baie d'Hudson, tom. 1.

pag. 40. tab. 4. — Wolverene, Penn. Quad.

pag. 195. n. 140. tab, 20. fig. 2.

CAR. ESSENT. Corps assez trapu; pelage d’un beau marron foncé, avec un disque presque noir sur le: dos.

Dimens. Longueur totale, depuis le bout pied. pouc. lig.

du nez jusqu’à l’origine de la queue... 2 2 » —"désiéreilles tee RS — des jambes de devant, depuis le

bout des ongles jusqu’au corps....... » {1 »

— des jambes de derrière ........ Z =, »

— de la queue , y compris 4 pouces

de poils à son extrémité ............ » 8 »

— de la maïn, depuis le poignet

jusqu’au bout des ongles.....*...... » 3 9 — du pied de derrière............ » 4 9

DESsCRIPT. Museau noir jusqu'aux sourcils; yeux petits et noirs, espace compris entre les sourcils et les oreilles d’un blanc mêlé de brun; oreilles couvertes d’un poil ras; mâchoire inférieure er intérieur des deux pieds de devant tachetés de blanc; jambes, queue, dessus du dos, ainsi que le dessous du ventre, noirs où bruns-noirs ; côtés du corps d'une belle couleur marron , depuis les épaules jusqu’à l’origine de la queue; une tache blanche sur le nombril; parties de la génération rousses ; un tubercule où durillon sous chaque doigt; quatre autres durillons sous la paume de la main, se tenant ensemble et formant un demicercle avec un autre postérieur ; plante des pieds de derrière offrant une disposition semblable, à cela près qu'il n’y a point de tubercule au talon, qui, dans la marche, est un peu relevé; poil intérieur blanchâtre.

Variété À, Glouton wolverene. Ne différant du précédent que par des reintes plus pales. ‘

HaABiT. Animal très-cruel et très-vorace, qui chasse la nuit. Il se rend maître des plus grands

animaux, commé les élans et les rennes, en sautant sur eux de dessus un arbre, se cramponnant fortement sur leur dos, et leur déchirant le cou avec les ongles et les dents, jusqu’à ce qu’ils tombent épuisés, En captivité, et lorsqu'il est abondamment pourvu de nourriture , il est d’un naturel assez doux. Il ne dort point pendant l'hiver.

PATRIE. Le glouton habite toutes les terres voisines de la mer du Nord, tant en Europe qu'en Asie. En Norwège, il est surtout commun dans le diocèse de Drontheim. En Amérique, il habite le Canada er les parties incultes du nord des Etats-Unis, où il est bien connu en raison de ses déprédations; car il montre une grande adresse pour découvrir les amas de provisions formés par les Indiens. C’est le glouron de cette partie du monde qui a reçu le nom de wolverene.

268°. Esp. GLOUTON GRISON , gulo vittatus.

(Encycl. pl. 87. fig. 1.) Grison, Allamand, édit. de Buff, com, 1$5.— Wiverra vittata, Linn. Gumel. Bodd. — Fouine de, la Guyane et grison, Buff, Hist. nar. des quadr. suppl. tom. 8. pl. 23 et 25.— Petit furet, d'Azara, Essai sur l’hist. nat. des quadr. du Paraguay, trad. franc. tom. 1.

pag. 190.— Le grison, Fréd. Cuv. Mamm.

lichosr. 4° livr.

Car. ESSENT. Taille très-alongée; pelage noir, pi- . queté de blanc ; dessus de la tête et du cou gris;

une bande blanche allant de chaque côté du front aux épaules.

Dimens. (Mäle, selon M. Frédéric Cu- pied. pouc. lig. vier.) Longueur totale, depuis le bout

du museau jusqu’à l’extrémité de la ETOUPE.-.rrrsrosrereemesresreeses I L-2 »

—— dela tête, depuis le bout du museau jusqu'à la nuque....:.........… mt 4 »

TE IQUERE Tee eee ete 6

Hauteur de la partie la plus élevée THOSE St ete ns cie ie D 7 6 Descripr. Entièrement plantigrade; doigts réu-

nis, jusqu’à la dernière phalange; par une membrane, garnis d'ongles fouisseurs et de tubercules urès-forts , le cub:rcule des pieds de devant, voisin des doists, ressemblant beaucoup à celui des chiens ; un autre tubercule au poignet, du côté externe ; un tubercule en forme de trèfle, à la base des doigts des pieds de derrière, et un autre petir et simple à la base du petit doigt; routes ces parties étant revêrues d'une peau très-douce ; scrotum pendant , dénué de poils ; verge dirigée en avant; huit mamelles; museau terminé par un mufle sur les côtés duquel les narines sont ou- . vertes ; oreilles très-petices, simples, privées des

lobules qui existent aux oreilles des chiens et des chats; langue rude ; yeux à pupille ronde, sans aucun organe accessoire ; des moustaches naissant de chaque côté du museau sur la lèvre supérieure et en dessus de l’angle antérieur de l'œil ; pelage de deux sortes , le laineux gris pâle er le Soyeux noir ou noir annelé de blanc, très-long sur le dos, les Aancs er la queue , beaucoup plos court sur le museau, la têce et les pattes ; quatre molaires de chaque côté à la mâchoire supérieure, une tuberculeuse, une carnassière et deux fausses molaires ; six molairesà l’inférieure , savoir, une tuberculeuse, une carnassière et quatre fausses molaires ; queue toujours portée horizontalement.

Pelage plus foncé en dessous qu’en dessus ; tête, à partir d'entre les deux yeux, dessus ec côrés du cou et du dos, croupe, ancs et queue, d'un gris sale, provenant de poils alternativement colorés, sur leur longueur, de noir er 4: blanc-jaunâtre eu de brun; museau, mâchoire inférieure, dessous du cou, pattes et ventre noirs; une ligne de couleur grise , très-pâle ou blanchätre , de chaque côté de la rère, laquelle part d'entre les deux yeux, passe sur les oreilles, et vient se confondre, avec le reste du pelage, sur les côtés du cou. (Fréd. Cuv.)

HaBiT. Excessivement féroce dans l’état sauvage; il cue et dévore rous les petits animaux qu’il rencontre, quadrupèdes, oiseaux, reptiles, même sans ètre pressé par la faim. En captivité, il est assez doux et familier; mais toutes les fois qu'il trouve l'occasion de se jerer sur quelque proie vivante, 1l la saisit avec avidité.

PATRIE. L'Amérique méridionale, dans les provinces du Paraguay, où il est commun ; dans celles de Buenos-A yres, et aux environs de Surinam, où il est plus rare.

269°. Esp. GLOUTON TaAïRA , gulo barbatus.

(Non figuré dans l'Encycl.) Mustela barbara, Linn. Gmel. Erxleb. Bodd.—Taïra ou galera, Buff, Hist. nat, suppl. rom. 7. pl. 60.—Ls grand furet, d'Azara, Essai sur l'hist, nar. des quadr. du Paraguay, trad, franc. tom. r. pag. 197.— Galera, Brown. Hist. of Jamaïca, tab. 49. fig. 1, — Çariqueibeiu de Marcgrave.

CAR. ESSENT. Taille assez alongée; pelage d’un brun-noir; une larce tache d'un blanc-jaunâtre couvrant le dessous du cou er la gorge.

Dimens. De le grandeur de la marte commune,

DescriPpT. Formes pénérales de la belerte ou de ja fouine ; tête oblongue; museau alongé, un peu pointu, et garni de moustaches dont les Bat. bes sont rares et peu longues; mâchoire inférieure un peu plus courte que : la supérieure ; ; quatre molaires en haut, de chaque côté, er six en bas; langue rude comme celle du chats yeux un peu oblongs, situés à une égale distance des oreilles ec du bout du museau ; oreilles aplaties, ayant un rebord double au-dessus de la rête ; pieds forts et destinés à creuser la terre, ayant tous cinq doigts, dont l'inrerne est Le plus court ; ceux de derrière beaucoup plus longs que ceux de devanr, et ayant leurs doiges à ES palmés, comme de l espèce précédente ; queue longue, droite et garnie de poils peu fournis, mais longs de deux pouces; poils du corps un peu moins grands , doux au coucher, brens sur les parties antérieures et noirs sur les postérieures, de même que sur la queue er sur les quatre jambes; une large plaque d'un blanc-jaunâtre sur la gorge et le dessous du cou; reste du cou, ainsi que la cête entière » Présentant une teinte + blanc obscurcie par un mélange de brun.

Hair. Cet animal se pratique un terrier dans les bois. Ses mœurs sont en tout semblables à celles du précédent, Il s’apprivoise aussi crès-facilement. [1 répand une très-forte odeur de musc.

PATRIE. La Guyane, le Brésil, et quelques autres parties de l'Amérique méridionale.

270°. Esp. GLOUTON RATEL, gulo capensis.

(Eucycl. pl. 87. fig. 2. le fzzler.) Bluireau puant, de Lacaille, Voyag. p. 152.— The fizzler wecsel, Penn. Syn. quidr, pag. 254. n. 165.— Viverra capensis, Linn. Erxleb. Bodd.—Schreb. tab. 125.— Viverra mellivora ; Linn. — Ratiel,

Sparman, Acr. Stockh. 1777. tab. 4. fig. 3,

CAR. ESSENT. Corps épais et trapu; pelage gris en dessus, noir en dessous , avec une ligne longitudinale blanche de chaque côté, depuis les oreilles jusqu'à l'origine de la queue, entre ces deux couleurs.

pied. pouc. lig.

Dimens Longueur totale. ..,..,4:..... 13 4 »

— de la queue. Lise PATENT MD des ernitiess ele here ea LAINE

DescripT. Corps gros er bas sur jambes ; tête moyenne; oreulles exrernes presque nuiles; langue garnie de papilles dures, comme Clé des “are pelaue composé de poils rudes er assez longs, cendrés sur le front, le dessus de la rête, la nuque, les épaules, le dos er la queue ; noirs

sur le museau, le cour des yeux, Ia mâchoire inférieure, les oreilles, le dessous du cou, la poitrine, Le ventre, les cuisses er les jambes ; le gris étant séparé du” noir, de chaque côté , par une raie longitudinale d’yn gris plus clair, presque blanchätre , large d'un pouce environ , et qui prend depuis les oreilles jusqu’à l'origine de la queue.

Hair. Très-friand du FA er de la cire des abeilles terrestres, donc il déchire les ruches avec ses ongles robustes,

PATRIE. Les environs du Cap de Bonne-Espé-

rance (1).

SECONDE. TRIBU

CARNIVORES DIGITIGRADES (carnivora dizitigrada). Animaux marchant sur l'extrémité des doigrs (2).

Ie, Divi:10N. Une seule dent tuberculeuse en arrière de la dent carnassière de la mâchoire supérieure ; corps très-alonge ; pieds courts.

MARTE , mustela, Linn. Briss. Erxleb. Schreb. Bodd. Cuv. Geof. Iillig.

é LR PE 2 CARACT. Formule dentaire : incis. = can. — ; RU M Le ; molaires ou — — 34 ou 38.

Seconde incisiye inférieure de chaque côté un peu rentrée.

Canines fortes.

Molaires tranchantes; les antérieures ou fausses molaires coniques comprimées , tantôt au nombre de deux en haut et dé trois en bas; tantôt au nombre de trois en haut et de quatre en bas; les carnassières ou grandes molaires trilobées. (avec un petit tubercule à l'intérieur seulement dans quelques espèces) ; une seule dent

(1) Quelques mammifères ont encore reçu le nom de gloutons.

1°. Le glouton atok où de Quito, gulo quitensis de M. Humboldt, paroît appartenir au genre MOUFETTE. 2°. Son glouton mupurito nous paroît dans le même cas. Ce célèbre voyageur avoir placé ces deux espèces dans ce genre, parce qu'elles sont plantigrades ; mais les moufettes le sont un peu. 3°. Le glouton de Labraaor, de Sonnini, est un vrai Blaireau , ou le carcajou de Buffon. =

(2) Les moufertes sont encore à demi plantigrades.

tuberculeuse

tuberculeuse ou dernière molaire, à couronne mousse, tant en haut qu’en-bas.

Corps très-long et grêle, vermiforme, comme arqué ou voüté lorsque l’animal est en repos.

Tête petite, ovale, comme aplatie en dessus; mâchoires courtes.

Oreilles externes courtes et arrondies.

Langue douce.

Pieds fort courts, pentadactyles ; doigts armés d'ongles crochus fort acérés.

Queue de médiocre longueur.

Point de poches profondes près de l’anus et distillant une humeur particulière, mais de petices glandes qui secrètent une matière dont l’odeur est très-forte et désagréable.

Poils très-fins et doux; les plus grands brillans et très-flexibles.

Point de cœcum.

Mamelles ventrales.

HaBiT. Animaux très-cruels, qui attaquent tous

les petits quadrupèdes et les oiseaux pour en sucer le sang; vivant aussi d'œufs, qu'ils vont dénicher sur les arbres; ayant la démarche silencieuse comme les chats, et présentant quelquesunes des allures de ces animaux:

PATRIE. La plupart habitant les contrées tempérées et septentrionales de l’ancien continent. Quelques-unes de leurs espèces érant propres à l'Amérique du nord, et une seule à la pointe méridionale de l'Afrique.

E°. sous-genre. PUTOIS, putorius , Cuv: — Caract. Point de tubercule intérieur à la carnassière d’en bas ; tuberculeuse d’en haut plus longue que laroe ; fausses molaires supérieures au nombre de deux , et

Les inférieures au nombre de trois de chaque côté ;

* museau plus court et plus gros que celui des martes

proprement dites, etc. Animaux répandant une

odeur fetide.

271°. Esp. MARTE PUTOIS, mustelu putorius.

(Encycl. pl, 82. fig. 2.) Mustela putorius, Linn, Erxleb, Bodi.— Schreb. Saugth. tab. 1 3 1. -— The polecat, Penn. Syn. quadr. pag. 213.— Bair. Zool. pag. 37.—Le purois, Buff. Hist, nat. tom, 7. pl. 24.

CAR. ESSENT. Pelage brun; les poils intérieurs étant d'un blanc-jaunäre ; quelques taches blanches à la tête, et notamment près du museau,

DiMexs. Longueur du corps entier , de- pi-d. pouc. lig.

puis le bout du museau jusqu’à l’anus.. 1 5 — de la tête, depuis le bout du mu-

Seaurjusqu'A lo capte amet 2 + 9 sr dESIOLCILIES 2 aber, © | æ 6 — de Ja queue...:......... PUIS G, -»

— de l’avant-bras, depuis le coude

jusqu’au poignet............ VIDES DOUZE — 18 — depuis le poignet jusqu’au bout

deS'onples sr rt CR Marne TRE ME:

— de la jambe, depuis le genou jus-

QUADIPAON EE. .2. Mer AE 02 ;LI — depuis le talon jusqu’au bout des

ONPIES EEE eee Tete ele see le NS ET

DESCRIPT. Queue plus courte proportionnelle-

ment que celle de la marte proprement dite er de la fouine ; paume des mains garnie de quatre tubercules à la base des doigts, savoir, deux très-petits internes, correspondant l’un au pouce, et l’autre à l’indicateur ; un grand se rapportant à la fois au medius et à l’annulaire, un moyen tout-à-fait externe et sous le périt doigt; un cinquième plus reculé et du côté externe; plante des pieds n’en ayant que quatre seulement, disposés comme les antérieurs; tous les doigts ayant en dessous de leurs dernières phalanges un tubercule très-apparent ; tour de la bouche, côtés du nez, pointe des oreilles, blancs; partie qui est entre la bouche et le coin de l'oreille , et le front, blancs, variés de brun. Poils du corps de deux sortes; les grands, fermes, luisans, d’un noir-brun ; les plus courts, laineux et de couleur blanche-jaunâtre ou blanche-fauve, d’où il résulte que la teinte générale est le brun, partout où les grands poils sont abondans et recouvrent les autres (sur le dos, par exemple), er qu'il y a un mélange de fauve partout où ces derniers sont apparens (sur le ventre); les quatre jambes et la queue d’un brun-noir uniforme,

HaBiT. Se tient dans les bois peu éloignés des ha-

bitarions ; se glisse dans les poulaillers, dans les colombiers ; coupe ou écrase la rête aux volailles, et les emporte une à une pour faire un magasin ; fait une guerre à mort aux lapins, aux taupes, aux rats, aux mulots; recherche le miel et les œufs d'oiseaux. En été, il se retire dans de vieux terriers de lapins, et c’est là qu’il amasse ses provisions, En hiver, il se réfugie au milien des habitations champêtres , dans les décombres, les caves, les granges. Il entre en amour au printemps. Sa femelle faic cinq à six petits, qu'elle accoutume de bonne heure à sucer le sang er les œufs. L'odeur infecte qu'il répand lui a valu le nom qu'il porte.

PATRIE. Les climats cempérés de l'Europe. Selon P 7

Pallas, il en existeroit une variété dont le poil seroit blanchâtre , en Russie et dans la Sibérie.

272°, Esp. MARTE CHOROK, mustela sibirica,

(Non figuré dans l'Encycl.) Mustela sibirica, Pall. Spicileg. zoolog. 14. pl. 4. fig. 2.—Chorok, Sonnini, édir. des Œuvres de Buff. tom. 35. pag. 19.— Mustela sibirica ; Schreb. Saugrh.

pl. 135. B.

Car. ESSENT. Pelage d’un jaune-fauve pâle, surcout sur les parties inférieures ; museau brun ; tour du nez blanc.

.Dimexs. En tout semblable au putois, pour les formes générales et pour les proportions des parties.

DEsCRIPT. Poils longs et moins fins'que ceux du putois. Selon Pallas, la couleur fauve du corps est plus lavée vers la tère; ce qui est le contraire de ce que nous avons vu dans l'individu de la collection du Muséum. Il ajoute que cet animal a souvent des taches d'un beau blanc sous la gorge, et que le dessous de ses pieds est très-

velu et d’un gris argenté.

HamiT. Vit dans les forêts les plus épaisses des contrées montagneuses. Îl se nourrit également de proie er de végétaux. Pendant l'hiver, il se rapproche assez souvent des habitations , et y

commet des dégats, comme le purois.

PATRIE. Ea Sibérie.

273°. Esp MARTE FURET, mustela furo.

(Encycl. pl. 82. fo. 3.) Mustela furo , Linn. Erxleb. Bodd.—Schreb. tab. 133.— The ferrer, Penn. Syn. quadr. pag. 214. n.163.— Le furet, Buff. Hist. nat. tom. 7. pl. 26.

CAR. ESSENT. Jaunâtre , avec les yeux roses (1).

DiMmENSs. Longueur du QU entier, me- pied. pouc. lig. sure en ligne droite, depuis le bout

du museau jusqu'à lanus............ IAE US — de la tête, depuis le bout du mu-

seau jusqu'à l’occiput ........ à A8 So EN AE TO SHONGNIES EC CE cc cer ME le) MO — «dû tronçon de la queue...... DO AE UNS — de l’avant-bras, depuis le coud

JS HIAMIPOBNEL. Le ee ture ee ; ML ES

— dépuis le poignet jusqu’au bout

des'onelessmtpetie it DEEE EE ANT PAU — dela jambe, depuis le genou jus-

QU'A ON EM ACL RE TT ONU RG — depuis le talon jusqu’au bout des

OHBIeS RARE ELA Ho ONE ASE EN ARE MEET)

Descxrpr. En général plus petit que le purois, le furet n’en diffère pour la forme du corps qu'en

(1) M. Cuvier pense avec raison que le furet n’est peut-etre qu'une simple variété de l'espèce du putois.

MAMMALOGTE.

ce qu'il a la'rête moins large et le museau plus étroit et plus alongé. Pelage d’un jaune clair, comparable à la couleur du buis, mais offrant, dans certaines parties, des teintes de blanc, parce que les longs poils sont en partie blancs, tandis que les poils courts et laineux sont jaunes en entier, Femelles un peu plus petites que les mâles.

Variété A. Furet varié ou furet putois. Couleur du pelage mélé de blanc, de noir et de fauve; tour de la bouche, côtés du nez et front blancs; queue presqu'entièrement noire.

HaABiT. Ses mœurs sont analogues à celles du puvois. Il est l'ennemi mortel du lapin, et l'on tire parti de cet instinct pour l'employer à la chasse de ce gibier. La femelle produit deux fois par an. Ses portées durent six semaines, et chacune est ordinairement composée de cinq ou six, €t quelquefois de sept, huit ou neuf petits.

PATRIE. Il est très-commun en Espagne, où il a été apporté d'Afrique. Dans nos contrées, il souffre de la rigueur des saisons , et il n’y existe qu’en l’état domestique. "

274°. Esp. MARTE PEROUASCA, mustela sarmatica.

(Encycl. pl. 82. fig. 4.) Tiger ileis, Pallas, Ttiner. 1. pag. 175 et 45 4.— Mustela sarmatica, Spicil. zoolog. 1 4. tab. 4. fig. 1. — Nov. Comm. Petrop. tom. 14. pl. 10.— Schreb. tab, i32:—, Gmel. Syst. nar.—Erxleb.—Désignée quelquefois sous les noms de purois de Pologne et de beleite à ceinture.

Car. ESSENT. Pelage d’un brun ferrugineux , tacheté de jaune en dessus ; goroe et ventre noirs.

Dimexs. Longueur totale du corps et de pied. pouc. lig.

a'tête ET LE REA ON RR RER RET IG 2 de Rhitétes RAP RE ain 1100 > 2 — des oreilles’. ,....." Abe ST SRE

— déla queue: UE NICE DESCRIPT. Trèstvoisin du putois d'Europe pour les formes générales, mais ayant la rêre plus écroite, le corps plus alongé, la queue plus longue et le poil plus court; tête triangulaire ; nez dépassant un peu la lèvre er pointu; lèvre supérieure pourvue de longues moustaches; iris des yeux noirs; oreilles droites , courtes, larges, arrondies et velues; ongles aplatis, crochus, plus longs aux pieds de devant qu’à ceux de derrière; queue déliée er bien garnie de longs poils; ceux du corps étant épais et peu fermes, d’un demi- Pare au plus de longueur, et sans duvet à leur ase,

© Pelage luisant, noir sut la tête, blanc autour de la bouche et des oreilles, sur le sommet de la tête et sur le front; varié, sur le corps, de brun et de petites taches jaunes, qui blanchissent pendant l'hiver; une raie blanche et oblique au-dessus des yeux; une autre longitudinale et jaune de chaque côté de la rète; une troisième de cette dernière couleur sur chaque épaule ; corps noir en dessous, de même que les pieds, qui sont d’un noir très-foncé ; poils de l’origine de la queue cendrés à leur base, noirs dans le milieu et blanchâtres à leur pointe; ceux de l'extrémité cendrés à leur base, mais noirs à leur pointe; nez noir; ongles blanchâtres; langue papilleuse en dessus ; mamelles au nombre de six et ventrales. (Pallas.)

Nota. Un individu de la collection du Muséum diffère de celui décrit par Pallas, en ce que le bout des oreilles est blanc et qu’il y a un bandeau jaunâtre sur le front. Le dessous du corps est plutôt brun que noir; la quéue a sa derrière

* moitié noire,

ABIT. Animal très-vorace , faisant une guerre continuelle aux rats, aux loirs, aux reptiles et

aux oiseaux; ne sortant que pendant la nuit des

terriers qu'il habite dans le jour, et qu’il se creuse lui-même ou qu'il trouve tout faits ; répandant une mauvaise odeur surtout lorsqu'il est irrité, et alors redressant les poils dont son corps est couvert, comme le fonc-les chats lorsqu'ils se mettent en fureur. t

PATRIE. La Pologne, surtout en Volhinie; en

Russie, dans les champs déserts situés entre le Tanaïs et le Volga.

275°. Esp. MARTE BELETTE, mustela vulgaris.

(Encycl. pl. 84. fig. 1.) Mustela vulgaris ; Linn. Erxleb. Bodd. — Schreb. Saugt. tab. 137. A. — Belerre, Buffon, tom. 7. pl. 29. fig. 1. — The weesel , Penn. Brit. Zool. p. 39. fig.

CaR. ESSENT. Corps d’un brun-roussäcre en dessus,

blanc en dessous.

DrMEns. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig.

suré en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu’à l'anus... ............ » ‘6 6 — de Jatéte.. CCI NN I 6 — des oreilles ..... 3 — du tronçon de la queue..,..... » I 3 $ ds

sense...

…..... 2 Lo]

Hauteur du train de devant....... on», 1!

— du train de derrière :.....:.,.. % I 7 à ER ANR Nota. Quelques individus sont plus gran d’un sixième.

DESCkIPT. Partie supérieure du museau et de la

ste, du cou et du corps, épaules, face exté-

rieure et antérieute des jambes de devant, pieds de derrière en entier, d’un brun-roussätre ou fauve, légèrement teint de jaunâtre; parties inférieures du corps, depuis l'extrémité de la michoire inférieure jusqu’à la queue, face interne et postérieure des jambes de devant, face intérieure et antérieure de la cuisse et de la jambe, de couleur blanche ; souvent deux taches brunfauve, situées à quelque distance au-delà des coins de la bouche ; poils longs de trois lignes.

Variété À. Belette des neiges (Encycl. pl. 83. fig. 4.),

mustela nivalis, Linn. Faun. suec. 1. pag. 7. n. 18.— Mustela vulgaris, var. B. Gmel.—Muscela erminea ; var. B. Bodd.—Sys. nat. édir. 1 2. Erxleb. — Toute blanche, avec quelques poils noirs à l’extrémité de la queue.

Nota. Cette variété peu connue, considérée d’abord comme espèce distincte par Linnæus et Erxleben, a été rapportée depuis tantôt à l’hermine, tantôt à la beletre en habit d'hiver. Nous la réunissons à cette dernière, à cause de sa taille, qui est à peu près la même , et parce que les poils qui sont au bout de sa queue sont beaucoup moins nombreux que ceux du pinceau qui termine la queue de l'hermine, et qu'ils ont d'’ailleurs une teinte noire différente.

HABIT. Animal vorace et carnassier, comme ses

congénères ; ne s'écartant guère des habitations de l'homme, surtout en hiver, et faisant la guerre aux volailles, aux moineaux, aux cailles, aux levreaux, aux jeunes lapins, aux taupes, aux rats, aux souris, etc.; cassant les œufs et les suçant avec beaucoup de vitesse; produisant, deux ou trois fois par an, trois, quatfe ou cinq petits, déposés sur un lit de feuilles sèches, dans le creux d'un vieil arbre.

PATRIE. Les parties temperées et septentrionales

de l’ancien monde ; l'Amérique du nord. La variété blanche se trouve en Westrobothrie, en Suède , et aussi en Russie ec en Sibérie.

276°. Esp. MARTE AFRICAINE, Mustela afri-

cana. a

(Non figuré.) Marre ou belerte d'Afrique , Desm. nouv. Dicrionn. d’hist. natur. 2°, édit. tom. 19, pag. 376.

Car. ESSENT. Dessus du corps ‘d’un brun-rous-

sâtre ; dessous d’un jaune pâle, avec une bande longitudinale étroite, de la première couleur, au milieu du ventre.

DrMexs. Longueur totale de la tête ec pled. poue, lig,

du corps ...:... eee TUE PERS TO T. »

de ldquenc:; 0:21... NNERNGAT

Descripr. Très-voisine de la belette, mais plus grande ; dessus de la être, du cou er du dos, d’un brun-roussâtre ; partie extérieure des pattes de devant et pattes postérieures presqu'enrières de la même couleur; bords de la mâchoire supérieure, joues jusqu'à la hauteur des oreilles, machoire inférieure , dessous du cou, dedans des pattes antérieures, ventre et partie intérne des cuisses, d’un jaune pâle, séparé bien nettement de la couleur du dessus du corps ; ventre présentant dans son milieu une ligne longitudinale d’un brun- roussâtre , assez étroite; queue couverte de poils plus longs que ceux du corps et de la couleur du dos.

Hagirt. Inconnues.

PATRIE. L'Afrique, si l’on en croit l'étiquette de l'individu de cette espèce qui existe dans la col-

lection du Muséum d'histoire naturelle de Paris, .

er qui provient de celle de Lisbonne.

277°. Esp. MARTE HERMINE , mustela erminea.

(Encycl. pl. 83. fig. 2, le roseler, et fig. 3, l’hermine.) Mustela candida, Ra, Linn. Syst.

nar. édir. 6. — Mustela alba, Rzacz. Polon.

pag. 235.— Mustela armelina, Klein, Quadr.

pag. 63.— Mustela erminea, Linn. Gmel. Erxl.

Bodd.—Schreb.tab. 137. A. et 137. B.—Hermine ; Buff, tom. 7. pl. 20. fig. 2, — Le roseler, Phonogur

CAR. ESSENT. Pelage d’été d’un brun-marron pâle en dessus , blanc en dessous; pelage d’hiver blanc; queue toujours noire à l’extrémite.

DimeEns. Longueur du corps entier , me- pied pouc. lig. suré en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu'à l'anus ......... eee MON G — de la tête, depuis le bout du mu-

SEAQUSqUAOCAIPOE EEE Ne RIT 0 — dutronçon de laqueue........, » 3 10 — de l'avant bras, depuis le coude

JSUUAUIDOIr net: PPT RU ENCRES EAN TON LR — depuis le poignet jusqu’au bout destonplese een lee ebe 32000000 UMESNT FUN

. — de la jambe, depuis le genou HÉCTANAIE HÉ Dot OO MEN ME To — du pied, depuis le talon jusqu’au bout des ongles ........... 2 Ur Hauteur du train de devant......., >» 2 8 dutrain de dérmiere 4452. +01, © 13 110 DESCRIPT. ( Hermine d'été ou roseier.) Taille un peu plus forte que celle de la belette, dont cet animal se rapproche beaucoup; partie supérieure et côtés du museau, dessus de la rête, du cou et du dos, queue dans sa plus grande longueur, d’un brun-marron pâle ; parties inférieures d’un blanc uniforme, teinté de jaune crès- clair; doigts des

quatre pattes, ainsi que le bord des oreilles, d’un blanc pur; queue terminée par un flocon de poils noirs,

(Hermine d'hiver ou hermine proprement dite. } D'un blanc légèrement teint de jaune partout le corps, excepté le flocon du bout de la queue , qui reste constamment noir.

Nota. En automne, et au printemps dans le mois de mars, on trouve souvent des hermines blanches er rachées par plaques de couleur brunemarron, soit que cette dernière ne soit pas encore totalement venue, soit qu'elle n'ait pas encore disparu en entier.

Une hermine observée par Daubenton avoit été prise en hiver, et sous son pelage blanc : après avoir, au printemps, revêtu la robe de roselet, elle ne la quitta pas l’année suivante. Peut-être est-ce l’effer de la captivité ?

HAB1T. Très-analogues à celles de la belette. On assure que l’hermine est encore plus vorace que cet animal. Elle fait la guerre la plus active aux rats et aux souris, lorsqu'elle habite près des granges. Elle établit son domicile dans des monceaux de pierres.

PATRIE. L'Europe tempérée, où elle est plus rare que la beletre. T'rès-commune dans tout le Nord, surtout en Russie, en Norwège, en Sibérie et en Laponie. On la trouve aussi au Kamtchatka et aux Etats-Unis.

278°. Esp. MARTE MINK , ustela lutreola.

(Encycl. pl. 80. fig. 1.) Mustela lutreola , Pallas, Spicil. zoolog. 14. pl. 31. — Lutra minor, Erxleb.— Mém. de Stockholm, 1739. tab. 11.

— Tuhcuri des Finlandais.— Mænk des pelletiers d'Abo. — Nœrs des Prussiens,

CAR. ESSENT. Pelage d’un brun noirâtre ; lèvre supérieure , menton et dessous du cou , blancs ; pieds à demi palmes.

DIiMExs. Longueur du corps , mesuré de- pied. pouc. lis, puis le bout du nez jusqu’à l'anus..... » 1 8

—-de la queue. 2... RS OS

DeEscRiPT. Doigts des pieds de devant joints ensemble jusqu'à moitié , par une membrane couverte d’un poil doux; pelage d’un brun-noïrâtre, avec le tour des oreilles plus clair ; lèvre supérieure et mâchoire inférieure blanches ; duvet ou bourre qui est sous le poil, d'un brun-clair; longs poils noirs, épais au milieu, pointus à l’extrémité, minces et clairs contre la peau.

HaBiT. Vit de poissons , de grenouilles et d’insectes aquaciques. En automne, elle se tient auprès

des rivières et des ruisseaux; et au printemps, elle fréquente les torrens.

PATRIE. Commune en Finlande, et se trouvant aussi dans tout le nord et l’orient de l'Europe, depuis la mer Glaciale jusqu'à la Mer-Noire.

Erxleben l'indique dans l'Amérique septentrionale, et il ne seroit pas impossible qu'elle se trouvâc sur ce continent, puisque d’autres espèces du même genre y onc été rencontrées; mails il y a lieu de croire que le nom de minx, donné par les Américains à une marte de leur pays, désigne l'espèce du vison,

IIS. sous-genre. ZORILLES.— Caractères. Museau court ; molaire tuberculeuse d’en haut assez large; deux fausses molaires supérieures, trois inférieures; ongles des pieds de devant obtus, épais, propres à. fouiller la terre. .

279°. Esp. MARTE ZORILLE , mustela xorilla.

(Encyclop. pl. 86. fig. 4.) Wiverra zorilla, Linn. Gmel. — Blaireau du Cap, Kolbe, Descr.

du Cap, tom. 1. pag. 86.—Le purois du Cap ou le zorille, Buffon, Hist. nat. tom. 13, pl. 41.— Schreb. Saugch. tab. 123.

CARACT. ESSENT. Pelage varié irrégulièrement de

bandes longitudinales noires et blanches.

Drmens. Longueur du corps, depuis le pied. pouc. lig. bout du museau jusqu’à l'origine de la à QUEUS ..... soso: 1à2 »

— delaqueue.................. » 8 »

DE:cripT. Pelage généralement de couleur noire ou noirâcre , avec des raiss, des bandes et des taches blanches ou blanchätres qui ont quelqu'apparence de jaunâtre ; une tache blanche sur le front , entre les deux yeux ; dessus du cou er du dos marqués de quatre bandes de la même couleur, dont les deux du milieu commencent à l'occipur, et l’exrérieure de chaque côté s'étend jusqu'à une petite distance de l'œil , ces bandes n’étant pas régulières ni pour leur largeur, ni pour

… leur direction ; une bande blanche de chaque côté de la poitrine, commençant derrière le coude, remontant vers le dos sur le milieu du corps, et formant une bande transversale sur la

partie postérieure du dos; une seconde bande blanche transversale sur les lombes, laquelle descend au-devant du genou; une tache de la même couleur de chaque côté de la croupe, er une petite bande en forme de demi-anneaux , à Porigine de la queue, dont le bout est aussi de couleur blanche; poitrine, jambes et pieds noirs ounoirâ:res, sans aucun mélange de blanc; grands poils fermes et lustrés, cachant un duvet fort

ss... »

doux et présentant les mêmes couleurs ; ongles des pieds de devant fort robustes ; ceux des pieds de derrière en partie couverts par les poils des doigts. (Daub.)

Nota. Un individu de la collection du Muséum, diffère de celui-ci en ce qu'il n'offre que les quatre bandes longitudinales seulement, qu’il a une tache blanche sur chaque joue er le bout des oreilles blanc.

HaBiT. Vit à la manière des martes, mais se creuse un terrier.

PATRIE. Les environs du Cap de Bonne-Espérance , et non l'Amérique méridionale , comme le disent, sur de fausses indications, Buffon gc la plupart des nomenclareurs modernes,

IIS, sous-genre. MARTES.—Caracières. Un perie tubercule à la carnassière inférieure ; une fausse molaire de plus en haut et en bas que dans les putois ; museau un peu alongé ; ongles acérés.

280%. Esp. MARTE COMMUNE , mustela martes.

(Encycl. pl. 81. fig. 4.) Mustela martes , Linn. Erxleb. Bodd.— Schreb. tab. 130.— La marte, Buff. Hist. nat. tom. 7. pl. 22. — The martin, Penn. Brit. Zool, pag. 39. |

CAR. ESSENT. Pelage brun, avec une tache jaune clair sous la gorge.

Dimexs. Longueur du corps entier, me- pied. pouce. lig. suré en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu’à l'anus ........... 1 6 —\derlaitéte:e ati. IMeR ESPN ES — dutronçon de la queue ........ >» 9 9 — de lavant-bras, depuis le coude MISQU'ARPOISNEE. ere see. NS — de la patte, depuis le poignet jus-

qu’au bout des ongles..... Sas Es HU EMeRTT — de la jambe, depuis le genou jus-

qu'au boutidutalon eee EM OT 4 — du pied , depuis le talon jusqu’au

bout des ongles." MM CR 8 Hauteur du train de devant........ » OS »

— du train de derrière RS PSRUO

DEsCrirT. Pelage formé de deux sortes de poils : 1°. de grands, longs er fermes, cendrés contre le corps, ensuite fauve-clairs, et terminés de brun mêlé de roux très-luisant ; 2°. d'un duvet très-fin, très-abondant, non entièrement recouvert par les longs poils, de couleur cendrée très-légèrement teinte de fauve et de blanchâtre; bout du museau, poitrine, les quatre jambes et la queue, d'un brun-noirâtre , dans lequel 1l ne paroït que peu de couleur fauve ; gorge, partie inférieure du cou et partie antérieure de la poitrine de couleur offrant une tache d’un jaune clair; partie postérieure du ventre rousse ; bords et dedans des

ss...

oreilles dé couleur blanchâtre, légèrement teinte . de jaunâtre.

Hagrr. D'un naturel sauvage, elle s'éloigne des habitations de l'&omme et recherche les forêts les plus désertes et les bois les plus épais: Elle grimpe facilement sur les arbres, à l’aide de ses ongles acérés, er chasse aux oiseaux , dont elle recherche les nids. Elle attaque aussi les écureuils, les mulots, les lérots et les autres petits quadrupèdes, Dans le printemps, elle fait une portée de deux ou trois petits, qu'elle dépose dans

le nid d’un écureuil, après avoir tué ou chassé celui-ci, ou dans de vieux nids de buses, de ducs et d’autres grands oiseaux de proie,

PaTriE. Tout le nord de l'Europe, et, dit-on, l'Amérique septentrionale jusqu'à la baie d'Hudson. Buffon assure qu’il n’en existe pas en Anglererre, parce qu'il n'y a point de bois dans ce pays.

281%, Esp. MARTE FOUINE, mustela foina.

(Encycl. pl. 81. fig. 1.) Mustela foina, Linn. Erxleb, Bodd.— Schreb. tab. 129,— La fouine , Buff, tom. 7. pl. 18.

CAR. ESSENT. Pelage brun, avec tout le dessous

de la gorge et du cou blanchätre.

Dimens. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig, suré en ligne droite , depuis le bout du

museau jusqu'à l’anus.............. 1 4 6 rdenatéte le NE ee eee ie 22 — du tronçon de la queue ........ » $ »

—del'avant-bras tree cer. on — dela patte de devant, depuis le

poignet jusqu’au bout des ongles ..... » 2 3 — de la jambe, depuis le genou HHSquiautalon, er vebereeneele cer NU PIS

— du pied de derrière, depuis le

talon jusqu’au bout des ongles ....... n» 3 3 Hauteur du train de devant ........ » 7 »

— du train de derrière ....,...,.. n 7 6

Descripr. Tète aplatie au sommet; museau mince et pointu; nez dépassant les lèvres ; yeux saillans et fort éloignés l’un de l’autre; oreilles courtes et rondes; cou très-court, presqu'aussi gcos que la rêce; corps très-alongé ; queue longue et touffue; poils de deux sortes, le plus court très-fin et doux, d’un cendré très-pale où même blanchâtre; le orand, long, ferme, moins abondant que le duvet, er le laissant voir par places, de couleur cendrée dans la première moitié de sa longueur, et d'un brun-noirâtre dans le reste, avec quelque teinte de roussâtre qui paroîc sous différens aspects ; jambes et queue noirâtres ; dessous du corps plus gris que le dessus; une bande

plus brune sur chaque flanc, depuis l'aisselle jus qu’à laine; une tache blanche sur la gorge, qui s'étend sur une partie de la mâchoire inférieure presque jusqu'aux oreilles, sur la face inférieure du cou er sur la partie antérieure de la poitrine , et de chaque côté sur la face antérieure des bras jusqu’au pli du coude ; poils fermes de la queue, les plus grands de tous, et longs à peu près de deux pouces, ( Daub.) |

HaABiT. Se tient de préférence au voisinage des habitations rurales, et fait même quelquefois ses petits dans les granges ou les magasins à foins d’autres fois elle l’établit dans un trou de rocher ou dans un creux d'arbre, où elle a soin de dé-

poser préalablement un lit de mousse. Ses por-«

tées sont de trois à sept petits, suivant l'âge qu'elle a ,-et il y a lieu de croire qu’elle en fait deux par an, Dureste, ses mœurs sont en tout point semblables à celles de la marte et du putois,

PATRIE. L'Europe et l’Asie occidentale. Elle est

assez commune en France er en Angleterre.

282°. Esp, MARTE ZIBELINE, mustela zibellina. | (Encycl, pl. 82. fig, 1.) Mustela xibellina , Linn. Erxleb. Bodd.—Schreb. Saugth. tab. 136, — Pallas, Spicileg. zoolog. fasc. 14. tab. 3, fig. 2.— Sobol des Polonais et des Russes, —

- Sabbel des Suédois. — Sable, en terme héral-

dique.

CAR. ESSENT. Pelage brun, avec du blanchâtre

sur la tête et du gris sur la gorge; pieds couverts. de poils jusque sur les doigts, DiMExs. Longueur totale du corps et de pied. pouc. lig, la tête .…. ».

dde laiquene.. ee MANS TRE »

DEsCriPT. Très-semblable à la marte par les formes et l'habitude du corps, ainsi que pour la grandeur. Pelage d’un fauve obscur, mêlé d’un

ses rlente s Shoes vessie

brun foncé; devant de la gorge ayant quelques"

nuances cendrées ; partie antérieure de la téteet oreilles blanchätres ; pieds très-velus,

Hagir. Se tient sur les bords des fleuves; choisies les lisux ombragés et les bois les plus épais vit dans des trous ou dans des espèces de nids formés d'herbes sèches, de mousse et de ra= meaux, soit sur les branches élevées, soir dans des creux d’arbres ou de rochers; passe la journée entière dans certe rerraite, et une partie de la

mauvaise saison , sans s’y engourdir néanmoins in

fait sa nourriture habiruelle de la chair des écux reuils, des lièvres, er aussi de celle des marteg

et des hermines, auxquels elle donne la chasse. En été, elle joint aux substances animales quelques fruits, et surtout ceux du cormier, dont l'usage lui cause, dit-on, des démangeaisons très-vives. La femelle met bas vers la fin de mars ou le commencement d'avril, et sa portée n'est que de trois à cinq petits.

PATRIE. L’Asie septentrionale, la T'artarie, la Si- * bérie jusqu'au Kamrecharka. Les fourrures des zibelines de Siberie passent pour les plus précieuses , et l’on estime surtout celles de Wicinski et de Nershinsk. Les bords de la Witima, rivière qui sort d’un lac situé à l’est du Baïkal , et va se jeter dans la Léna, sont fameux par les zibelines que l’on y chasse. Ces martes abondent dans la partie des monts Alraï que le froid rend inhabitable , ainsi que dans les montagnes de Saïan, au-delà de l'Enisseï, et surtout aux environs de l’Oi et des ruisseaux qui tombent dans

la Touba.

283°. Esp, MARTE VISON, mustela vison.

(Encycl, pl. 80. fig. 2.) Mustela vison, Linn. Gmel.— Schreb. Saugth. tab. 127.—Le vison, Buffon , Hist. nar, tom. 13. pl. 43.— Minx des Américains Y (1).

CAR. ESSENT. Pelage brun plus ou moins foncé, avec la pointe de la mâchoire inférieure blanche et la queue d’un brun-noir ; pieds à demi palmes. Dimens. Longueur totale du corps et de la tête, .quinze pouces, environ.

DEsckirT. Grand poil du corps brun, plus ou . moins teint de fauve, er laissant voir par - dessous un duvet très-doux, très-rouffu, de couleur cendrée claire, depuis la racine jusqu’à la pointe, qui a une teinte de fauve pâle; queue peu touffue, médiocrement longue, de couleur noire;

pieds garnis de poils.

Nota. Par les dispositions de ses couleurs, :

cetre espèce a tellement de rapport avec la marte minx de notre continent, que nous aurions été

(1) M. Warden et quelques naturalistes américains distinguent le mirx de ce pays, duvison. M.Milbert vient d'envoyer au Muséum d'histoire naturelle plusieurs de ces animaux sous les deux noms. Ils nous ont paru appartenir à la même espèce.

M Warden indique, pour caractère de son minx, d’avoir les doigt palmés et velus; ceux que nous avons vus présentent en effet ce caractère, mais méjiocrement apparent Cet. écrivain nous apprend aussi qu'il existe une variété de vison, appelé pine-mariin, qui se rapprocheroit de notre marte par ses couleurs, Il ne nous paroit pas impossible que ce für elle même.

tentés de les confondre, si M. Cuvier, avant nous, ne les avoit séparées, pour placer l'une dans le sous-genre putois, et l’autre dans celui des martes proprement dires. Le caractère distinctif le plus saillant consiste dans la couleur de la queue, et dans celle de la lèvre supérieure.

HagiT. Vic sur le bord des eaux et habite sous terre. Sa femelle produit de trois à six petits par portée. Sa nourriture consiste en poissons , oiseaux aquatiques, rats, souris, moules, œufs de tortue, etc. Quelquefois cet animal pénètre dans l’intérieur des habitations rurales, er y commet les mêmes dégâts que font, dans nos fermes, les fouines ec les putois.

PATRIE. Le Canada, le nord des Etats-Unis.

284°, Esp. MARTE PEKAN , mustela canadensis.

4 P (Encyd. pl. 80. fig. 4.) Le pekan, Baff.

ist. nar, com. 13. pl. 42.— Mustela canadensis, Linn. Erxleb. — Schreb. Saugth. tab. 1 34. — Pekan weesel , Penn. Quadr. pag. 331 et 204.

CAR. ESSENT. Tête, cou, épaules et dessus du dos mélés de gris et de brun; nez, croupe, queue et membres d'un brun - noirâtre ; souvent une tache blanche sur la goroe.

pied. pouc. lig:

DiMmexs. Longueur totale,............. 1 6 »

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