Esp. PHOQUE LIÈVRE , phoca leporina
(Non figuré dans l'Encycl.) Phoque lièvre , Lepéchin, Act. Acad, petrop. tom. 1. part. 1. tab. 8. et 9.—Journ. de phys. tom. 26. pag. 137. — Phoca leporina ; Bodd. Shaw.
CAR. ESSENT. Quatre incisives à chaque mâchoire; tête et corps couverts de poils blancs , longs et trèsdoux ; ongles des pieds antérieurs assez forces.
DIMENSs. Longueur de l'animal, depuis le pied. pouc. lig.
bout du nez jusqu’au bout de la queue. 6 »
x: dela queues SO UN MNT ON — des nageoires postérieures...... x 11 4 — de la naissance du pied postérieur
(le talon), à la racine des ongles.... » * 8 10- — des nageoires antérieures .....: » @ :3 — des soies des moustaches ....., » $ »
Circonférence du corps, derrière les
LS LU LINDA AL ARE ASIN CRPRE 5 Wr:ts
DEsCRiPT. Corps ressemblant beaucoup, pour la
(1) Ce phoque est le quatrième de ceux qui sont pourvus de quatre incisives à chaque mâchoire. Nous n’en connoissons point d’autres décrits par les auteurs ,
ui offrent ce caractère Cependant M. de Blainville,
ans sonarticle Den: du nouve:u Dictionnaire d'Histoire naturelle, parle d’uné tête à quatre incisives partout , que nous ne pouvons rapporter à aucune de ces espèces. « Les incisives supérieures internes sont coniques, aiguës, et un peu plus hautes que les externes, qui sont fort épaisses, à peu près rondes, pointues (et non, ainsi quil est dit dans cer article, plates par l'usure, comme si elles avoient été coupées carrément). Les inférieures sont toutes les quatre coniques et pointues , surtout les externes. Les molaires, au nombre de cinq de chaque côté, en haut et en bas, sont remarquables par la hauteur des trais pointes fort aiguës dont elles sont formées. »
Cette tête, dont M. de Blainville nous a communiqué la description, a beaucoup d’analogie avec celle du pho que commun. Son crâne proprement dit est dépourvu de crêtes occipitales ‘ou sagtttales ; il est déprims et étranglé en arrière des orbites, quoique moins que dans le phoque commun. La disposition et la proportion des os de sa face sont DiCuRie semblables à ce qui existe dans cet animal. L'os palatin est coupé carrément enarrière. Cette tête, par la forme des molaires, se rapproche plutôt de celles du phogue océarique et du phogue lièvre que de celle du phoque moine,
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forme er la grandeur , à celui du phoque océanique; tête n'étant pas aussi grande que celle de cer animal, mais plus alongée; lèvre supérieure plus grosse.er aussi épaisse que celle d’un veau; dénts semblables pour le nombre à celles du phoque océanique, mais beaucoup plus fortes; poils des moustaches épais er forts, placés sur quinze rangs; bras assez foibles; mains petites, serrées er comme coupées; membrane qui unit les doigts ne formant point une demi-lune, mais étant égale partout; queue plus courte et plus épaisse que celle de l’espèce précédente.
Poils longs, peu serrés, non couchés sur le corps; peau ayant une épaisseur remarquable (quatre lignes) ; pelage d'un blanc sale, mêlé d’un peu de jaune , et jamais moucheté.
Pelage des jeunes individus semblable à celui des lièvres (lepus variabilis) par sa longueur, sa flexibilité et sa blancheur.
Hagir. Il se tient à l'embouchure des fleuves qui se rendent dans la mer, les monte avec le Aux et les redescend avec le reflux. Sa peau sert à faire des harnois crès- solides.
PATR:E. Lepéchin l'a observé, pendant les mois d'été, dans la Mer-Blanche. Il fréquente aussi les mers d'Islande , et se trouve souvent entre
le Spitzberg et le pays des Tchutschkis.
375". Esp. PHOQUE COMMUN, phoca vitulina.
(Encycl. pl. 109. fig. 4.) Phoca virulina, Lino.— Phoque commun, Buff. rom. 13. pl. 45, ec suppl. 6. pl. 46.— Chien de mer, loup marin et veau marin des voyageurs.et des marins.—Fréd. Cuv. Ann. du Mus. tom. 17. p. 377. Obs. zool. sur les faculr, intellect. du phoque commun.
CAR. ESSENT. Six incisives supérieures ; quatre inférieures ; ongles assez forts; soies des moustaches ondulées ; pelage d'un gris-jaunâtre, plus où moins onde ou tacheté de brun’, selon l’âge ; poil abondant et assez épais.
Dimens. Longueur du corps entier, me- pied. pouc. lig. suré depuis le bout du museau jusqu’à
Panus..... NA SES RRENENE SUNSET — jusqu'au bout des pieds de der-
sn...
Ft e un 1 ENS Ve NE PI PE PNA CU EN2 0 AG — de la tête, depuis le bout du mu-
seau jusquà l'occipur:-!-L-4..4..4 4.40 Un 06) 116 — du tronçon delaqueue......... » 3 4
— depuis le poignet Jusqu'au bout
des ongles Re CLP ECC PAT US UE MRANT — depuis le talon jusqu’au bout des
ONE Eee Sons oretere D 9 2 — des grands ongles des pieds de
GETHEE varie cale late w ele Le eee lee ile late a le an) | as DAS IE
Circonférence du corps, derrière les pied. pouce. lige , jambes de devant . ................ :1 6.2 DEscuipr. Corps alongé, conique , diminuant de grosseur depuis la poitrine jusqu’à la queues cou très-court ; tête ronde, ayant dans sa partie antérieure beaucoup de rapport avec celle de,la loutre; museau large, plar et comme tronqué; lèvre supérieure très-mobile , pourvue de moustaches forr longues, de grosseur inégale er comme ondulées ; bouche munie de six dents incisives supérieures, de quatre inférieures, de quatre canines moyennes et de cinq molaires tranchantes et lobées de chaque côté, tanten haut qu'en bas; nez peu saillant; oreilles marquées seulement par un crès-perir tubercule qui s'élève sur le bord antérieur de leur orifice; conduit auditif ayant son ouverture très en avant du tympan, du côté de l'œil ; yeux placés plus près des oreilles que du bout du nez; sourcils formés de sept ou huit poils semblables à ceux des moustaches, mais plus petits; partie postérieure de la rète très-grosse, sans crêtes cccipitales où sagittales ; pieds courts er à cinq doigts, enveloppés dans une membrane; les ongles qui en sortent . étant plus grands aux pieds de derrière qu’à ceux de devant, épais, longs, libres er de couleur noire ; poil serré, non couché en arrière comme dans la plupart des phoques, mais dirigé de façon à présenter des sortes de bandes comme les soies d'une vergette, les plus longs ayant huit lignes; chaque poil à part étant plat, pointu, sec, roide, mais fin ec luisant, brun ou noirare jusqu'à la pointe, qui est d'un gris-jaunâtre; couleur générale du corps d’un gris-jaunâtre, plus ou moins ondée ou rachetée dé brun, selon l’âge, ordinairement plus foncée sur la tête et sur le dos que sur les flancs ; ventre pâle. Les vieux individus étant plus blanchätres que les autres (1). |
(1) C’est à cette espèce, la plus connue des marins, que presque toutes les autres du même genre ont été rapportées sous la dénomination générale de veaux ou de chiens marins.
Les ouvrages de naturalistes offrent des variétés assez nombreuses de l’espèce du phoque commun , dont nous nous abstiendrons de faire connoître les caractères. Nous ne ferons qu'indiquer,
1°. Celle du golfe de Bothnie (PA. vitul. Bochrica, Linn., Faun. suec.), qui a le nez plus large , les ongles plus longs et le pelage plus obscur ; A 20
2°. Celle des lacs Orom et Baikal (Ph. witul. Sibirica, - Gmel.), qu’on dit argentée , et qui, selon Péron, pourroit bien être une loutre; d |
3°. Celle de la Caspienne (P4. vivul; Caspica, de Pal-
Hair. L'histoire ‘dû veau marin est peu différente de celle des divers animaux du même genre à l’état de nature, Les récits qu'on en possède sont le plus souvent remplis de traits qui appartiennent aux autres espèces, que les marins ont confondues avec la siénne. Nous n’avons de renseignemens positifs que ceux qui résulrent de l'étude de plusieurs de ces animaux échoués sut les côres, M. Frédéric Cuvier a observé notamment quelques individus qui ont vécu au Muséum d'histoire naturelle, et il a fait connoître leur intelligence, bien plus développée qu'on ne pourroit s'attendre à le trouver dans des animaux tout-à-fait conformés pour la vie aquatique. Ils s’attachent à l’homme , et exécutent à son commandement différentes actions même peu en rapport avec leurs habitudes naturelles, En captivité, ils vivent de poissons, qu'ils saisissent avec adrèsse dans les cuves pleines d'eau où on les conserve. Ils restent souvent un temps considérable sous l’eau sans respirer, parce qu'ils peuvent fermer hermétiquement leurs narines à
las , Krachenninikow et Gmel.) , qu’on dit être de la taille du phoque commur ou plus petite, et variée de noir , de jaune, de cendré et de blanchâtre.
C'est avec plus de probabilité que lon rapporte à cette espèce le phoque dont parle Olafsen dans son Voyage en Islande, sous le nom de /andselur. 1l est, ditil, de l'espèce de ceux qu’on trouve dans la Baltique. On le prend au printemps ; il fait et nourrit ses petits à cette époque, sur les anses qui sont basses, et conséquemment sous eau , lorsque la marée est haute. Les femelles tiennent ces petits à terre jusqu’à ce qu'ils aient changé leur premier poil. Ce poil est blanc , et quelquefois d’un jatne clair; il devient ensuite d’une couleur foncée et mouchetée de gris un peu plus clair sous le ventre qu'ailleurs, marqué de taches blanches et rondes sur les côtés. À mesure qu'il vieillit, la couleur s’éclaircit encore, et, à la fin, il est d’un blanc tirant sur le gris. La taille de ce phoquese rapproche d’ailleurs assez de celle de l'espèce commune.
Othon Fabricius rapporte encore à l'espèce du phocu vitulina , \e kassigiak de Crantzius , distingué aussicomme devant former une espèce particulière par Boddaert (Ph.maculata) et par Buffon. Tout ce qu’on sait sur les caractères de cet animal se réduir à ceci : peluge des adulces tigré ; celui des jeunes noir en destus et blanc en dessous ; ce qui n'est pas suffisant pour le faire distinguer du phoque commun. ’
1! paroît encore que les naturalistes eux-mêmes confondent plusieurs espèces différentes , sous le nom de phocasvitulina ; du moins c’est ce que nous a appris M. Otto , professeur d’anatomie comparée à Breshw, qui nous a assuré qu'il avoit disséqué deux phoques de la mer Baltique , très-semblables par leurs caractères extérieurs, mais dont les têtes osseuses offroient des dissemblances remarquables dans l’écartement des orbites et dans l'alongement du crâne.
l’aide ‘d’un appateil musculaire qui a été décric par M. de Blainville (Bull. soc. philom.). Leur voix est une sorte d'aboiement un peu plus foible que celui d’un chien, ec ils la font entendre le soir ou lorsque le remps est disposé à changer, Quand ils sont en colère, certe voix ressemble au sifflement d'un chat qui menace.
PATRIE. Les mers boréales. Ils fréquentent les côtes du Spitzberg, du Groenland , de l'Amérique septentrionale , de la Russie, de la Norwège , des pays littoraux de la Baltique, de la Hollande , de l'Angleterre et de la France.
376°. Esp. PHOQUE A CROISSANT, phoca groenlandica.
( Non figuré dans l'Encycl.) Phoca groenlandica, Mull. Prodr. pag. 8. — Oth. Fabric, Fauna groenlandica, pag. 11. sp. 7. — Svartside, Egede, 46. fig. — Artarsoak, Crantz, 163-169.— Phoca semilunaris , Bodd. — Harp seal, Shaw, Gen. zoolog. tab. 71.
CAR. ESSENT. Six incisives supérieures et quatre inferieures. Pelage des mâles adultes blanchätre , avec le front et une grande tache en croissant sur chaque flanc, noirs ; ongles assez forts.
picd. pouc. lig.
DimMeExs. Longueur totale du corps...... 6 »° » Girconférence .f#: cer anses aies 4 UE Le
DEscrirT. Cette espèce, confondue avec la précédente, en est cependanr bien distincte par sa taille , le nombre de ses dents molaires et les couleurs du pelage. Sous ce dernier rapport, elle se rapproche plus du phoque océanique, avec lequel nous l’avions d’abord réunie, à l’exemp'e de Lepéchin ; mais la différence dans le nombre des incisives suffit pour l’en faire distinguer.
Trente-huit dents en tout, savoir : six incisives supérieures, quatre inférieures, deux canines et douze molaires à chaque mâchoire ; tête longue, déprimée ; museau très-proéminent ; soies des nroustaches grises, un peu comprimées et ondulées dans leur milieu, aiguës vers la pointe ; yeux, oreilles, langue er pieds comme dans le phoque commun; poils très-courts, couchés, brillans, avec très- peu de fond laineux .
De al tr Difference des âges.
Fœrus. Tout blanc et couvert d'un poil laineux. ( Zblau des Groenlandais. )
Première année. Poil un psu moins bhnc, ( Auarak. )
Seconde année. Poil gris. ( Areiksiak.) Troisième année. Poil variable. ( Aglektok.) Quatrième année. Poil racheté. ( Milekcok.)
Cinquième année. Poil d'un beau gris-blanc, avec un croissant brun sur le dos, dont les deux pointes se regardent, (Il porte alors le nom d’Attarsoak.)
HaBir. Il vic de poissons, et poursuit particulièrement le lottus scorpius et le salmo arcticus. L’accouplement a lieu au mois de juillec, et les femelles mettent bas au mois de mars où dans les premiers jours d'avril de l’année suivante. Elles ne font qu'un petit et rarement deux, sûr des fragmens de glace éloignés de la terre.
PATRIE. Les côtes du Groenland, d’où ils s’éloignent deux fois dans l’année ; au mois de mars pour févenir en mai, et au mois de juillet pour revenir en seprembre : on les trouve ‘aussi au Spitzberg (1).
377°. Esp PHOQUE PUANT , phoca fœtida.
(Encydl. pl. 110. fig. 2.) Phoca fœrida, Mull. Prodr. 8.——Neitsek, Crantz, 164. gl. 154.— Phoca fœtida, Och. Fabric. Faun, groenland.
pag. 1 5. Sp. 8.—Phoca hispida , Schreb. tab. 86. — Erxleb. Bodd. Gmel. — Phoque neitsoak, Baff, Hist. nar. suppl. tom. 6.
CAR. ESSENT. Six incisives supérieures ; quatre
. inférieures ; pelage d’un brun pâle , varié de blanchâtre en dessus , d’un blanc sale en dessous ; poil hérissé ; ongles assez forts.
DimExs. (D'après Orh. Fabricius.) Longueur totale, qua-
. tre pieds et demi au plus.
DESCRIPT. Système dentaire comme dans le pho-
que commun; tête courte, arrondie; museau
(1) C’est peut-être à cette espèce, ainsi que l'indique Fabricius, qu’il faut rapporter le-vade-sael ou havsuel des Islandais, qui, suivant Olafsen , est presqu’aussi fort que l’urse/ur ou phoque puant, et même plus gros et plus gras que lui ; qui a la peau très-épaisse, etle pelage noir et plein de grosses taches rondes, plus petites sur le dos que sur les flancs. Ce phoque nage en ligne droite par grandes troupes serrées et avec ordre, et qui ont pour chef de file le plus fort d'entr'eux.
On ne voit jamais ce phoque en terre ferme, mais seu lement sur les glaçons, où les habitans, principalement ceux qui occupent les côtes septentrionales d'Islande, lui font la chasse. 11 vient cependant dans quelques golfes , comme, par exemple, dans ceux d’Iso, d’Arnar et de Patrixfiord. Il dépose ses petits en avril, sur des anses très-éloignées et dans des îles, ecr il disparoît de:ces parages en mars ; et lorsqu'il revient au mois de mai, il ramène ses petics avec lui. ( Povcge en Islande, traducion française , com. III, pag. 213.)
à peu près égal au tiers de la longueur de la rêre;. soies des moustaches pâles (les plus petites neires}, pointues, comprimées , avec leur borden totalité ondulé; yeux petits, avec l'iris brune , comme dans le phoque commun, dont les pieds, les oreilles’, la langue et la queue sont aussi semblables ; corps de figure presqu’elliptique ; talon des pieds de derrière à peine apparent, à cause de l’obésité de l'animal; dos très-bombé; ventre plat ; poils très-épais, presque droits sur là peau, doux au toucher, assez longs et fins ; soïes du fond laineux très-frisées ; pelage presque brun, varié de blanchâtre ; ventre blanc, avec quelques taches brunes.
Jeunes ; ayant le dos d’un blanc sale ou livide, sans taches et le ventre blanc; vieux, ayant le pelage très-varié, le museau presque nu, et le poil du corps ras. |
. Erxleben dit que cet animal a le poil hérissé, et mêlé de soies aussi rudes que celles d'un cochon ; la robe d’un brun pâle, tacherée en dessus, blanchâtre en dessous, avec le tour des yeux noir.
- Une variété est route blanche, avec une ligne:
dorsale.
Hagir. Les vieux mâles répandent une odeur trèspuante et nauséabonde , qui existe aussi dans leur chair et dans leur graisse, qui est très-fluide, Cette espèce vit de poissons, mais principalement de crevettes et d’autres crustacés. Les sexes se rapprochent dans le mois de juin, et les femelles mettent bas en février.
PATkiE. Les golfes Les moins fréquentésdu Groen-
land (:).
378°. Esp. PHOQUE BARBU, phoca barbata.
(Encycel. pl111. fig. 1.) Phoca barbata, Mull. Prodr. p. 8.—Urksuk , Crantz, 165.— Phoca, barbata, Och. Fibr. Faun, groenland., pag. 15. sp. 9. — Erxleb. Bodd. Gmel, — Phoca major,
Parsons, Phil, trans. tom, 47. pag. 121.— Grand
(:) Othon Fabricius rapporte avec doute à cette espèce, et comme en étant un vieux individu, le phoque appelé en Islande urselur où verrar-selur (chien de mer d’hiver, parce qu'il faitses petits dans cette saison). Ila jusqu'à deux aunes et demie de longueur. Son pelage, lorsqu'il est adulte , est foncé et moucheté.de gris. En vieillissant il devient tout blanc, à commencer par la tête et le cos. Il passe ensuite plusieurs années avant que le reste du! corps ne blanchisse tout-à-fait, et cela arrive même rarement , à moins qu’il ne devienne très vieux. Cer animal
! estméchant, et il est dangereux de l’irriter.
phoque, Buff. Hist. nat. tom. 6. suppl. pl. 45
CAk. ESSENT. Six incisives supérieures , quatre inférieures ; pouce des mains plus courts que les autres doigts ; pelage noirâtre.
Dies. Dix pieds environ de longueur totale.
DEscriPrT. Système dentaire semblable à celui du
phoque commun ; rête alongée ; museau large ;
lèvres lâches ; soies des moustaches nombreuses, fortes, cornées, flexibles, très-légèrement comprimées, lisses, transparentes, renant peu forrément ; ouvertures des oreilles plus grandes que dans les autres espèces ; yeux grands, pupille ronde, iris brune ; pieds antérieurs longs, ayant le doigt du milieu le plus grand et les latéraux les plus perits (ce qui ne s’observe dans aucune * autre espèce) ; corps alongé, robuste; dos renflé ; * langue er pieds postérieurs comme dans le phoque commun ; poil des jeunes abondant et doux, celui des vieux plus rare, et quelquefois presque
* nul. Pelage d’abord livide en dessus et blanc en
déssous, ensuite noirâtre, puis tout noir dans
?. les vieux individus.
Hapir. er PATRIE, Il habire les hautes mers du
Groenland. Sa femelle mer bas vers le mois
de mars sur quelques gros fragmens de glace
etne fait qu'un petit.
370°. Esp. PHOQUE AUX PETITS ONGLES, “phoca leptonyx (1).
D sd {Non figuré.) Phoca lepconyx , Blainv.
“ HN Se
. sans oreilles externes, dont
) A la suite de la description des treize phoques ‘existence ne nous paroît pas douteuse , nous allons rapporter succinctement les cafictères de’énze autres, qui sont bien moïns connus.
: 1°, Le PHOQUE URIGNE , rhoca lupina. Suivant Molina, ÿ a lesystème dentaire du phoque commun, quatre doigts seulement aux pieds de devant et la lévre supérieure un peu cannelée, comme celle u lion marin d'Anson. Sa guëule est si grande d'ouvérture qu’une boule d’un pied de diamètre pourroit y entrer.
. On remarque dans ces détails , ainsi que dans d'autres
sur les mœurs, la voix, etc. de cer animal, des expres- * sions exactèment conformes à celles qu’on trouve dans
la description du lion marin des iles Falkland de dom
.Pesmatty. Aussi ne doutons-nous guère que cette des-
cription de L'urigne n’appartienne à notre phoque d'Anson. * 2°, Le PHOQUE DE L'ILE SAINT-PAUL, phoca Coxii, Nob. Nouv. Dicr. d'Hist. nat., 2°. édit. — Lion marin de Cox, Descript. de l'ile: de Saint-Paul: — Fleurieu, Relat. du voy. du Cap Marchand , tom. III pag. 17. Cette espèce sans trompe nous paroi exister réellement, mais elle a été décrite si imparfaitement'que nous ‘n'avons pas cru devoir l'admèttre dans: nourë classitic ation. Sa longueur est de vinge preds anglais environ et sa érconférence de vingt-un. Son pelage ést général ment
CAR. ESSENT, Ongles vrés-petits , surtout ceux des pieds de derrière ; pelage gris en dessus avec
d’une couleur de bufle sale, tantôt d’une teinte plus brune , tantôt d un blanc sale ou couleur de pierre.
Ces phoques sont si abondans aux iles d'Amsterdam et de Saint-Paul, dans lOcéanindien (situées par le ne: degré de latitude méridionale et le. 75°. de longitude orientale), que le lieutenant Cox en tua douze cents en dix Jours. Ils se tiennent à terre au milieu des joncs et des roseaux , et leurs femelles ne font qu’un petit par portée.
3°. Le PHOQUE À LOXG CO, long La 7 PA à Parsons, Phil. Trans. , tom. XLVII, pl. 6 ; phoca Longicollis, Shaw, Gen. zool. Celui-ci, dont la patrie estinconnue, a le corps très-élancé; les jambes antérieures placées À égale distance de l’extrémité du museau et du bout des nageoires postérieures; point d'ongles aux pieds de devant. D'après la mauvaise figure qu'on en trouve dans les Transactions philosophiques, on seroit d'abord tenté de le regarder comme une espèce factice établie sur l’ob servation d'une peau mal préparée ; mais on doit cependant ajourner toute décision à cet égard, attendu que Péron à rencontré des phoques qui présentoient des variétés assez remarquables ps la posi ion des membres antérieurs. Il lui a paru « que le courage et l’activité de ces animaux sont dans un rapport assez éxact avec la position relative de leurs pieds de devant : suivant que ces principaux agens de la locomotion se trouvent plus ou moins rapprochés de la poitrine , la démarche est plus où mois facile ; ét comme chezles phoques, ainsi que chez tous les autres animaux, la possibilité d'échapper aux périls est un motif de l’affronter , il s'ensuit naturellement que ces amphibies en sont ercore plus ou moins timides. » ( Woy.aux Terres australes ,tom. Il, pag. 118.)
4°. Le FHOQUE À TÈTE DE TORTUE du même auteur, tortoise seul (phoca testudinea, Shaw). Cette espèce, que Parsons. dit exister sur plusieurs côtes de PEurope, n° pas été obseivée depuis ce naturaliste, il dit qu'elle a Ia tête conformée comme celle de la tortue , le cou alongé; les pieds semblables à ceux du phoque commun. 5% Le PHOQUE FASCIE ,'riohon el, Pennant; phoce fasciata , Shaw. Cette espèce n'est encore connue que par sa peau , qui a été décrite par Pallas. Elle est des iles Kouriles ; son poil est court, épais, roide et de couleur noirâtre uniforme , mais marqué sur la partie supérieure d’une bande jaune semblable à un ruban, et téllemene disposée , qu’elle représente en quelque manière le contour d’une selle occupant un large espace sur le dos. La tête et les jambes ne sont pas décrites. Le port de l'animal est inconnu. C'est une grande espèce.
6°. Le PHOQUE PONCTUÉ, phoca purctata del'Encyclopédie anglaise (specklea seal), qui a le corps, la rète et les membres tachetés, er qui habite les îles Kouriles.
7°. Le PHOQUE MOUCHETE, des mêmes contrées, phoci maculata ÿ le spoited seal de l'Encyclop. anglaise, dont le corps est moucheté de brun. ‘
$S°.Le PHOQUE NOIR, phoca nigra où black seal de l'Encyclop. anglaise, des mêmes mers; remarquable, dit-on, par la singulière conformation de ses pieds qu’on ne décrit pas. -
* 9°. Le PHOQUE LAKHTAK de Kracherninikow, Hist. des Voyag. , rom: XIX, pag. 160. — Descripe. du Kantschatka, tom. Il], pag. 240. Ce phoque, selon Krachenninikow, ne diffère du phoque marin que par la grosseur seulsment, puisque $à taille"egale”célle du plus: gros
quelque vergeture jaunätre sur les côtés du dos ; d'un blanc-jaunâtre sale en dessous; soies des
moustaches rondes. ; c pied pouc. lig.
DimMen5. Longueur totale........,.... 9 » »
— des nageoires antérieures......, I » »
— des nageoires postérieures...... 1 2 »
— dela queue... 0,0, m4
PATRIE. Ce phoque est des mers antarctiques,
IIS. Sous-genre. OTARIES, otaria , Péron,—Caracr, De petites oreilles externes ; six incisives supérieures, dont les quatre mitoyennes à double tranchant et les externes simples et plus petites ; quatre inférieures fourchues ; toutes les molaires simplement coniques ; membrane des pieds de derrière se prolongeant en une lanière ou un lobe au-delà de chaque doigt ; ongles plats et menus ; poil moins ras que dans les phoques ordinaires.
380°. Esp. OTARIE À CRINIÈRE , oaria jubata,
(Encycl. pl. 100. fig. 3.) Lion marin, Forster, second Voyage de Cook, tom. 4. pag. 54. — Lion marin , Pernetty, Voyage aux îles Malouines, tom. 2, pl. jo. — Le Lion marin, Buff, Suppl. 6. pl. 48, d’après Forster.
Lion marin, Stell. Nov. Com. Act. petrop.11, pag. 418. Krachennimkow, Hist. du Kamtschatka. — Phoca scont ; Bodd, Elench. anim, pag. 172, Sp. 10.
CAR, E:SENT. Dis molaires supérieures, douxe infe-
.. rieures ; pelage de couleur fauve ; une crinière sur le cou du mâle; doigts des pieds de derrière terminés par des lanières de peau.
Dimens. (D’après Forster.) Longueur totale des mâles 10 à 12 pieds anglais, et des femelles, 7 à 8 pieds seulement
(Femelle jeune, d’après le même.) pied. pouc. lig.
” Longueur, depuis le bout du nez jusqu’à
” J'extrémité du doigt du milieu de la n3- BÉRIE ME TETTEre else lee eee le Os US IG
bœuf On leprend depuis Je 9°. jusqu’au 64°. degré de
fatitude septentrionale. ne
10°. Le PHOQUE TIGRÉ de Krachenninikow, des mers du Kamtscharka. Cet auteur le dit gros comme un bœuf d’un an ec variable dans ses couleurs , mais ordinairement maraué sur Je dos de taches rondes et d’égale grandeur, avec le ventre d'un blanc-jaunâtre. Ses petits sont blancs comme la neïge.
11°. Le PHOQUE GRUMM-SELUR des Islandais, dont fait mention Olafsen, d'après les Annales d’Olaf-T riggesen et le Speculum regale. Le grumm-selur ou roi des phoques seroit d’une taille si monstrueuse, que quelques-uns le classero'ent parmi les baleines. On dit qu’il
açquierr en longueur douze à quinze auges dy pays: Il
seroit fort rare en Islande ; néanmoins, on en auroit vy
dans la partie occidentale de cette lle, sur les anses de
Breedeford. On dit qu'il a de longs poils sur la pête €
principalement autour de la queue.
Longueur jusqu'à l'origine de Ja pied. poue. lig.
QUELS ........ sors onenss $ 3 n <del queues MEN RESTES I — des nageoires antérieures..,..., 1 9 »
— des nageoires de derrière jusqu’à
l'extrémité du pouce .... ss... OR Hauteur des oreilles.....,..,.,.. » on» 7
DEsCripT. (D'après Forster.) Corps gros, cylindrique, très-gras; tête assez petite; museau assez semblable à celui d'un gros dogue, étant un peu relevé er comme tronqué à son extrémité; lèvre supérieure débordant l'inférieure, et garnie de cinq rangs de soies dures en forme de mousraches , très-fortes, longues, noires, qui s’érendent le long de l'ouverture de la gueule et deviennent blanches dans la vieillesse ; oreilles coniques longues seulement de six à sepr lignes, ayant leur cartilage ferme er roide, et cependant un peu repliées vers l'extrémité, avec leur partie intérieure lisse er leur surface externe garnie de poils; yeux grands et proéminens ; iris verte ; sourcils composés de crins noirs, sumontant les yeux ; trente-six dents en rout, les quatre incjsives supérieures intermédiaires ayant deux poinres, et les latérales semblables aux canines; incisives inférieures, quatre en bas; canines plus longues que les incisives et de forme conique, un peu crochués à leur extrémité, avec une cannelure au côté intérieur; douze molaires en haur, dix en bass pieds de devant en forme de grandes bandes plates, revêtus d'une membrane noire et dure, lisse et sans poil, portant dans le milieu quelques vestiges d'ongles qu’à peine l’on distingue ; nageoires de derrière lisses et sans poils comme celles de devant, divisées en cinq longs doigts, aplatis et enveloppés dans une peau mince, laquelle se prolonge er s’érend en forme de lanières forc au-delà des ongles, qui sunt fort petits; queue de forme conique et couverte de peti:s poils, extrêmement courts,
Mäle ayant la rêre et la partie supérieure de son corps recouvertes de poils épais, durs et grossiers, longs de deux à trois pouces er de couleur jaune foncée ou tannée, flottant sur le front er sur les joues, et formant une crinière sur le cou et la poitrine; cette crinière se hérissanc lors-
ue l'animal est irrité. Sur tout le reste du corps, des poils courts, hisses, fauves, brunâtres ec comme collés à la peau,
Femelle dans tous les âges, sans crinière ; poil court, lisse et luisant comme celui de la robe du mâle , mais d'une couleur jaunâtre assez claire,
Nota, Suivant Sceller (Nov, Comment, Acad, ANT s petrop:
MAMMALOGITE.
petrop. tom. 11, année 17$1), et Krachenni-
nikow (Bisr. du Kamuschatka) , l’otarie à cri-
nière du Nord seroir plus perite que celle du
Sud , puisque sa taillene surpasseroit guère celle
de l’otarie ours marin (huit à neuf pieds); sa
peau sur tout le corps seroit brune ; sa tére de
. moyenne grosseur ; ses oreilles courtes; le bout
.« de son museau court et relevé, comme celui
* du chien doguin ; son cou seroit nu, avec une petite crinière d’un poil rude et frisé (1).
HagiT. Forster rapporte que ces animaux vivent ‘en troupes sur les plages, en faisant entendre leur voix, qui, chez les mâles, ressemble au rupissement des lions ou de taureaux enragés, er chez Jes femelles er Les jeunes, au bèlement des veaux et des agneaux. Les vieux mâles se tiennent à part. Ils se disputent les femelles. L’accouplement, aux terres Magellaniques , a lieu dans les mois de décembre et de janvier, et il paroît que la gestation duré onze mois, et que la portée n'est que de deux petits, dont les mères ont grand soin. é ai Suivant Steller (Nov. Comm. Petrop. 1751), les lions marins du Kamtschatka ont des habitudes en général analogues à celles des lions marins de Forster; mais cependant on remarque dans leurs mœurs les différences suivantes : les troupes , au lieu d’être composées de dix à douze . femelles, n’en ont que deux, trois où quatre. . Ces femelles ne font qu'un seul petit par portés éEC. +. “4 Ces animaux, très-indolens de leur nature, sont susceptibles de s'attacher à l’homme.
PATRIE (selon Forster). Les îles Malouines er au Nouvel=An ,.la Terre des Etats, la côte des Patagons, etc. D'après Sreller, les îles Kouriles,
.le Kamtschatka , l’île Bering.
IL est remarquable qu'on n’a point signalé ces phoques dans l'immense intervalle des deux régions froides que nous venons de citer.
- (1) Ces caractères ne sont certainement pas suffisans pour äffirmer que l'espèce de Steller est différente de ‘celle de Forster; aussi nous abstiendrons-nous de les sé-
arer ; quoique nous ayons quelque penchant à adopter > manière de voir de Péron , sur la distribution des ani- ,maux marins , cétacés et amphibies, en trois régions distinctes ; deux septentrionales (l’une dépendant de la mer Atlantique , et l’autre de l'Océan Pacifique) et une australe, unique , attendu qu'on. a reconnu que toutes les ‘espèces bien obséryées de cestrois régions sont propres “exclusivement à chacune; et!ne se trouvent point dans les autres, QU
381°. Esp: OTARIE OURS: MARIN , oraria ursina.
(Encyclop, pl. 109. fig. 1.) Ursus marinus, Steiler, Nov. Com. Pctrop. 11:1751.p. 331.
tab, 15. — Phoca ursina, Linn. Gmel. Erxleb.
Podd. — S:hreb, tab, 8 2.— Ours marin, Buñ.
Suppl. tom. 6. pl. 47.— Chat marin, Kraclienninikow,-Hisr. du Kamtschatka. .
CAR. ESSENT. Six incisives supérieures; dont les deux latérales de forme canine; point de crinière dans le mâle ; pelage brun ; doigts des pieds de der-
rière Lerminés par de grandes lanières de peau fort étroites.
Dimews. Longueur totale du corps, me- pied. pouc. lis. suré depuis le bour du museau jusqu’à.
l'extrémité des pieds de derrière. .....
— jusqu’au bout de la queue. .:... J + delaqueuet-"7a" ms ddeentaeé tr TO — des pieds postérieurs .......... 1 8 2 — du plus grand ongle de ces p'eds. » 1 1 — dés pieds antérieurs ......:,.. T 10 »
— des oreilles... MMS 6
[AU ë Er
DEsCripT. (selon Forster). Corps fort mince en arrière ; tête. ronde ; gueule peu fendué ; six in- "cisives à la mâchoire supériéure, donc les'deux
"" Jatérales” coniques comme es câninés, ‘et les
quatre intermédiaires bifurquéës ;*quatre inferieures; deux caiines en haut ét en'bas, très pointues ; six molaires supérieures aiguës, er cinq inférieures de chaque côté, s'engrenant ; moustaches très-longues; yeux proéminens; orer!les pointues, coniques; pieds antérieurs libres en entiers, si ce n'est le carpe, le’ méracarpe er les doigts , où la peau est nue, lisse supérieurement et ridée inférieurement ; pouce plus long que les quatre autres doigts, qui décroissent succéssivement jusqu'à l’externe ; extrémités postérieures
à cinq doigts, dont le pouce est aussi long que
les crois suivans , et le dernier le plus petit de
tous ; poil hérissé, également épais et long, de
couleur noirâtre, tacheré de gris sur le corps et jaunâcré où roussâtre sur les pieds er les flancs ; sous ce long poil, une espèce de feutre, plus court et fort doux , aussi de couleur noirâtre.
. Dans la vieillesse, les plus longs poils deviennent gris ou blancs à la pointe, ce qui les fait.paroître d’une couleur grise un peu sombre.
Femelles différant beaucoup des mâles par la couleur, ainsi que. par la grandeur ; leurs plus
: Jongs poils variant, et étant tantôt cendrés et tantôt mêlés de roussâtre.
Peties d’un béau noir en naissant.
Nota. Le phoque ours de Forster se trouve, pat rapport à certe espèce, comme le Zion marin de ce même naturaliste, PAU à. à l'espèce précédente. Il le regardescomme ne diféranc point de l'ours marin de Seller. C’est ce que nous ne saurions affirmer ou infirmer, attendu le manque de renseignemens suffisans pour décider cette question.
HariT. Très - semblables à celles des otaries à crinière, avec lesquels ces animaux vivent. Les tlOUPES sont composées de huit à cinquante individus femelles ou jeunes pour un mâle. Les ours marins craignent les otaries à crinière; mais ils font une guerre cruelle à tous les autres animaux de mer, Ils ont de la vivacité dans leurs allures. Les femelles ne fonc qu'un seul petit, ou rarement deux, qu'elles soignent tendrement et qu'elles défendent avec courage. Elles mettent bas au mois de juin, sur les rives désertes de la mer du Nord, et entrent en rut dans le mois de juillet suivant, d'où l’on peut conclure que la durée de la gestation est au moins de dix mois. !
PATRIE. Les mers du Kamrscharka et les rivages habités par l’otarie à crinière, où cette espèce a été observée par Steller. La Terre des Etats, à à la pointe méridionale de l'Amérique, selon Forster. Le même naturaliste rapporte aussi que l'ours marin se trouve dans les îles de la mer du Sud, et notamment à la Nouvelle- Hollande et à la rerre de Van-Diémen; mais tour porte à croire qu'il a confondu avec certe espèce quelques autres phoques à oreilles externes ou otaries. *
32°, Esp. OTARIE DE PÉRON , oraria Peronii..
(Encycl.: ph 111. fig. 2. ) Per phoque, Buff, rom. 13. pl. $ 3. — Phoca pusilla, Linn. Gmel. Bodd. Elench, anim. pag. 172. sp. 11.
— Phoca parva, Bodd.— Otarie de l’ile de Rortmess, otaria Percnii, et otarie noire, otaria pusilla, Desm. nouv. Dicr. d'Hist, nar. art.
Phoque, tom. 25.pag. 598 et Go2.
CAR. ESSENT, Six incisives supérieures, dont les deux externes plus Jorces et séparées des autres ; pelage doux el généralement noi fräure 3 pieds de derrière n'ayant d'ongles apparens qu'aux trois doigts du milieu, et termines par uné membrane done le bord offre cing lobes; soies des moustaches
rondes et lisses.
pied. pouc. lig.
Lo | MAMMALOGIE.
pied. pouc, lig.
Long. des pattes postérieures. ..... » G »
—- de leur membrane au-delà des Ones, 46 A LR SRI EPS E ONE Ee CES ND — des oreilles. PAT, Nota. Les plus Grande individus n’acquièrent au plus que 4 pieds de longueur. \
DEscripr. Tête ronde et un peu déprimée; mu-
seau fort court ; six dents incisives supérieures , dont les deux extérieures en forme de canines, er les quatre intermédiaires grosses et sillonnées transversalement sur leur tranches quatre incisives inférieures, dont les deux intermédiaires , placées l’une contre l’autre et aussi grosses que les plus grandes du dessus, sont terminées chacune par trois petits lobes, et dont les deux externes, courtes et pointues, se placent par leur pointe dans la rainure ou le sillon transverse des incisives d'en haut ; premières molaires (observées seules par Daubenton ) courtes, petites, à une seule pointe er discantes entr'elles ; oreilles externes étroites ; pattes de devant ayant le doigt intérieur le plus ne de rous, sans ongles apparens (1), velues en dessus et entièrement nues en dessous; pattes de derrière tout-à-fait rejetées en arrière et dans la direction du corps, à cinq doigts, dont les trois du milieu ont. leurs phalanges et leur ongle bien marqués, les autres ayant un ongle rudimentaiaire à peine apercevable; membrane des doigts se prolongéant un peu 2e delà de ceux-ci ec terminée par un bord sinueux, dont chaque partie saillanre ; ou chaque lobe de grandeur proportionnée à celle du doigt auquel elle correspond ; pelage doux et luisant; dessus du corps AB tirant sur le gris de fer, avec la rêre plus foncée et le dessous beaucoup plus clair, surtout sur la poicine, chaque poil étant d'un fauve rrès-elair dans la plus grande partie de son érendue, puis d'un brun minime plus abondant en dessus qu'en dessous, et terminé de guis clair (sur le dos) ou de blanchatre (sous le ventre ).
Jeunes individus plus obscurs que les adultes,
Nota. Ce phoque qui, à raison de la petitesse de sa taille et de la forme de ses pieds postérieurs, ne peut être confondu avec l'ours marin, dont il se rapproche cependant sous beaucoup 4e rapports, a d'abord'éré décrit par Daubenton (Hise, nat. tom. 1 3), sous le nom de petit phoque,
Dimens. Longueur totale du corps ....: 2 2,16 (1) M. Pagès, dans la note qu'il a communiquée à 2etde l'quener ARE Le ele en re Bufñon, ditqu il yen a cinq (un pour chaque doïgt), très- — des patres antérieures. ......... » 7 6! petits, à peine visibles, He cachés RE le poil.
et ensuite par M. Pagès, enseigne de vaisseau, qui communiqua des obserfations à Buffon.
( Voyez Suppl. tom. 6. pag. 354.)
Buffon avoit voulu prouver que cette espèce étoit celle de Rondelet et le phoca des Anciens. Respectant une pareille autorité, nous avons d'abord adopté cette vue (1) ; mais en même temps, ayant observé dans la collection du Muséum les individus qui ont servi à la description de Daubenton, mais sans aucune indication qui pût Les faire reconnoître, nous les attribuâmes à une espèce d’otarie signalée par Péron, près de l'île de Rottness, sur la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande, et qui, en effet, a beau-
- coup de rapport avec eux,
Depuis cette publication, avertis de notre erreur par M. de Blainville, qui possédoit des renseignemens particuliers sur ce phoque de Buffon, nous avons reconnu le double emploi que nous avions fait, et nous nous sommes convaincus, avec ce naturaliste, que c’est à tort que Buffon lui rapporte le phoque de Rondelet , qui n'a pas d'oreilles externes, comme celui ci le dit très-positivement, et le phoque des Anciens, trop vaguement décrit par eux pour qu'il soit possible de le ranger plurôt dans une espèce connue que dans une autre (2).
Pour éviter toute confusion de noms, et n’en pas créer un nouveau, nous conserverons à ce phoque celui que nous lui avons d’abord donné,
HagiT. Deux phoques de cette espèce, observés en captivité pendant quelques jours pat M. Pagès, lui ont montré toutes les preuves d’intelligence qu'on trouve dans le phoque commun.
PaTkiEe. Les environs du Cap de Bonne-Esérance, selon Pagès; l'Inde, suivant Daubenton. ( Descripe. tom, 13. pag. 413.)
383%. Esp. OraRIE COURONNÉE, otaria coronata.
(Non figurée.) Phoca coronata , Blainv. Espèce nouvelle observée dans le Muséum de Bullock, à Londres.
CAR. ESSENT. Pelage noir, varié de taches jaunes ; une bande sur la tête et une tache sur le museau, aussi jaunes ; cinq ongles aux pieds de derrière.
(1) Nouv. Dice. d'Hist. nat. , tom. 25, pag. 603.
(2) Néanmoins il est probable que le phoque des Anciens n’est que le phoque commun ou le moine, seules espèces qui vivent dans la Méditerranée.
DimEns. Longueur totale, environ 1 pied 6 pouces.
DESCRIPT. Pelage généralement d’un noir luisant, parsemé de taches irrégulières jaunes ; réte également noire, mais avecune bande d’un jaunedoré sur le crâne, er une autre de la méme couleur et assez alongée, sur le museau ; gueule très-fendue ; membres antérieurs assez avancés, courts et rerminés pat de larges mains, dont les cinq doigts sont presqu'égaux , palmés er armés d'ongles très-forts, arqués et aigus ; pieds postérieurs tout-à-fait en forme d'éventail, et sensiblement plus grands que les mains, dirigés en arrière, aussi à cinq doigts onguiculés, mais dépassés par des pointes membraneuses ; queue longue d'un pouce environ.
Nota, Le phoque qui, par les couleurs de son pelage , se rapproche le plus de celui-ci, est le phoca fasciata de Shaw. ( voyez la note de la page 247) ; mais celui-ci est sans oreilles externes et de bien plus grande taille‘: d’ailleurs, les dispositions de ses couleurs ne sont pas les mêmes,
HaABIT. et PATRIE. Inconnues,
384°. Esp. * OTARIE CENDRÉE, otaria cinerea,
(Non figurée.) Orarie cendrée , otaria cinerea, Péron er Eesueur, Voyage aux Terres austr.
tom. 2. pag. 7$ — Desm. nouv. Dict. d'Hisr.
nat, art. Phoque, tom. 25. pag. 600.
CAR. ESSENT. Pelagz dur et grossier, de couleur grise-cendree.
Dies. Neuf à dix pieds de longueur.
DEsCrIPT. Nous ne connoissons cette espèce que par la phrase caractéristique que nous venons de rapporter. Péron ajoute que son cuir est trèsépais , er que l'huile qu'on prépare avec sa graisse est aussi bonne qu'abondante,
HaAgiT. Inconnues. Quelques animaux de cette espèce, recueillis par Péron, avoient dans leur estomac des pierres en assez grand nombre,
PATRIE. Les rivages de l'île Decrès, située par le 36°. degré de latitude méridionale et le 1 35°. degré de longitude orientale, sur la côte de la terre
Napoléon de la Nouvelle-Hollande (1).
385°. Esp. * OTARIE ALBICOLLE , otarie albicollis.
(1) Voyez le Voyage de découvertes aux Terres axstrales , tom. Il, publié par ordre du Roi, par le capia : . Q es
taine Frecynet. Pa:is, 1016. à Ti 2
D” (Non figurée.) Orarie albicolle, otaria albicollis, Péron er Lesueur, Voyage aux Terres australes, tom. 2. pag. 118.— Desm. nouveau - Dicr. d'Hist, natur. tom. 25. pag. 600.
CAR. ESSENT. Pelage marqué d’une grande tache blanche à La partie moyenne et superieure du cou ; membres antérieurs situés fort en arrière.
DimEns. Huit à neuf pieds de longueur totale.
Descripr. Nora. Cette espèce ne nous est aussi connue que par les caractères très-abrégés que nous venons de rapporter.
PATRIE. Elle abonde sur les plages de l'ile Euène, l’une de celles qui avoisinent la terre Napoléon de la Nouvelle-Hollande, et qui est située par le 32°. degré de latitude méridionale et le 1 31°, degré de longitude orientale (1). 386°. Esp. * OÔTARIE JAUNATRE, otaria Jla vescens.
(Non figurée dans l’'Encyclop.) Otaria flavescens, Desm.—Phoca flavescens, Shaw, Gen.
zool. tom. 1. part. 2. pag. 260. pl. 73.fig.sup.— Eared seal, Penn. Quadr. pag. 278.
CAR. ESSENT. Pelage jaune pâie uniforme; point d'ongles apparens aux pieds de devant; des ongles longs et distincts aux trois doigts intermédiaires des pieds de derrière ; oreilles longues.
pied. pouc. lig.
DimExs. Longueur totale du corps..... 1 10 »
en CC ESA MO Gina do 20 D UED NN URI NEE
DEsCkiPT. T'êce petite; nez un peu pointu; oreilles crès-érroites, pointues, en forme de feuille, longues d’un pouce (ce qui est très-considérable relativement à la grandeur de celles des autres espèces de ce sous-genre); moustaches longues er blanches ; pieds de devant sans aucun ongle apparent ; ceux de derrière fortement palimés, avec de véritables ongles longs et disuncts, desquels les trois intermédiaires sont plus larges que les autres; pelage jaune pâle uniforme ou de couleur de crême foncée sans mélange.
“ IMora. Cette espèce se rapproche surtout par le nombre et la disposition de ses ongles de l'otarie de Péron.
Hagir. Inconnues,
PATRIE. Le détroit de Magellan. Un individu de certe espèce a fair partie du Museum leverianum, à Londres.
(1) Voyez le Voyage de découvertes aux Terres aussrales, tome Il,
387°. Esp. * OTARIE DES ILES FALKLAND , otaria falklandiéa.
(Non figurée.) Phoca falklandica, Shaw, Gen.
zool, toi. 1. part. 2. pag. 25 6.—Falkland-isleseal, Penn. Quadr, pag. 275.—Otaria falklandica, Desm. nouv. Dicr. d'Hist. nat, tom. 25. pag. 6o1. sp. 17. |
CAR. ESSENT. Pelage gris cendré, nuancé de blane terne ; point d'ongles aux pieds de devant ; quatre ongles aux pieds de derrière.
| DiMExSs. Longueur totale, environ 4 pieds.
| DESCRIPT. Nez court; lèvre supérieure, munie
de moustaches noires; oreilles courtes , velues et pointues; incisives supérieures marquées d'un sillon transversal; les inférieures ayant aussi un sillon, mais dans un sens opposé; molaires très. fortes, avec un petit appendice sur chaque côté, près de leur base; pieds de devant sans ongles, avec le bout de la nageoire terminé en palmures qui s'érendent au-delà des extrémités des doigts; pieds de dérrière n'ayant que quatre doigts, pourvus d'ongles longs et aigus, ehveloppés par la membrane.
Pari. Les îles Falkland où Malouines (1).
LXVT. GENRE.
MORSE, trichechus, Linn. Schreb. Cuv. Lacép.
Odobenus , Briss.
(1) A la suite des otaries nous placérons comme espèce extrêmement douteuse :
L'OTARIE COCHON DE MER, des côtes du (hili, otaria porcina, Nob., phoca porcinu, Molina, Hist, nat. du Chili, traduct. franç., pag. 260. — Pennant,. Shaw. Ce phoque à oreilles ressemble à l’urigne (espèce sans oreilles que nousn’avons pas admise) par la figure, le poil et la manière de vivre; mais il en diffère par son museau plus alongé et plus rapproché du grcin du cochon.
PHoQurs FossiLES. M. Cuvier est le seul auteur qui ait fait mention de véritables ossemens de phoques enfouis dans les couches de la terre. Ceux dont Esper a donné la description comme tels, et qu'il avoit retirés des cavernes de la Franconie, ay partiennent tous à des carnassiers terrestres. As
Ce savant mentionne , dans ses Mémoires sur les ani-
maux fossiles, deux os de phoques, qui consistent dans.
la partie supérieure d’un humérus et dans la partie inferieure d'un autre plus petit. Le premier venoit d’un. phoque à peu près deux fois et demie aussi grand que notre phoque commun, et le second, d’un phoque un peu plus petit que le premier.
ls ont été trouvés l'un et l’autre dans des couclies
marines et coquillières, avec des debris de lamastins et
de dauphins, aux environs d'Angers , par feu le professeur Renou.
est
Rosmarus , Scopoli.
Manati, Bodd.
CaRACT. Formule dentaire : incis, ?, canin.
aires 2—5 MONAITÉS — olaires —
Incisives , deux petites supérieures, dans le
jeune âge seulement, et présentant la forme des molaires, |
Canines supérieures ou défenses énormes, plus longues que la tête, ovales, comprimées latéralemeht, arquées en en bas, obtuses à l’extrémité, ayant l’ivoire intérieur granuleux et trèsdur, et non formé de lignes courbes et entre-
, croisées comme l'ivoire de l’éléphant.
Molaires supérieures assez petites, à peu près cylindriques, et à couronne simple et tronquée
obliquement, dont les trois premières sont plus
internes que les autres, la troisième étant la plus grande et la cinquième la plus petite (1) ; molaires inférieures de même forme que celles d’en haut, et diminuant de grosseur depuis l’anté- . rieure jusqu’à la dernière.
Corps alongé et conique , comme celui des phoques. |
Tête ronde ; museau très-renflé.
Point d'oreilles externes.
Queue fort courte.
Pieds antérieurs ou nageoires, comme ceux des phoques, à cinq doigts armés d'ongles falculaires très-courts.
Pieds postérieurs tout-à-fait dans la direction du corps, horizontaux , à cinq doigts réunis par la peau, dont les deux externes sont les plus
longs.
388°. Esp. MORSE CHEVAL-MARIN, trichechus TOSMmarus,
(Encycl. pl. 112. fig. 1.) Trichechus manatus , Linn. Erxleb. — Trichechus rosmarus , Gmel.— Odobenus, Briss, Quadr. 48. — Equus marinus ; Raï, Syn. quadr. pag. 191.— Manati crichechus ; Bodd. Elench. anim. pag. 173.— Le morse, Buff. Hist. nat. tom. 13. pl. 54. — Cook, 3°. Voy. tom. 3. pag. 262 pl. 8.—Vulgairement, vache marine, cheval marin, bête à la grande dent , erc.
CAR. ESSENT. Lèvre crès-renflée, avec de fortes
.(1) Deux de ces dents tombent au bout d’un cer:ain emps.
moustaches; deux énormes canines dirigées en dessous; poil très-rare sur le corps, court ec roussâtre,
Dimens. (D’après Daubent.) Longueur pied. pouc. lis.
totale du corps, mesuré depuis le bout
— des défenses hors de la bouche.. » 1 Hauteur du muffle ..........,.... n Diftance de ce muffle aux pieds d devapite she th sue ut Siret des x AA Ré — des pieds de devant aux pieds d
DRM EX à ee vale ns A OURS LU
Neta. Le morse atteint jusqu’à 18 pieds de longueur, et 19 à 12 pieds de circonférence .
du museau jusqu’à l'origine de la queue, 16 » >» pi Ses PRE NE METRE PME RAR Las TE Long. des pieds de derrière ....... 1 1 »
—, de la queue RER ENIEN TS à > — du plus grand ongle.....,...., », 1 »
Descripr. Tête moyenne, relativement à la
grosseur du corps, airondie, obtuse ; narines en croissant ; os maxillaires et partie antérieure de la tête très-renflés ; soies des moustaches aplaties, ayant deux tiers de ligne de largeur sur un tiers d'épaisseur à leur base, sortant de trous qui se remarquent sur la lèvre supérieure, trèsrapprochés les uns des autres ; bouche assez pe-
tite, armée de défenses recourbées en dessous,
qui ont, dans quelques individus, jusqu’à deux pieds de longueur, et qui convergent un peu entr'elles par leur pointe; yeux petits, brillans ; orifices des oreilles très en arrière; corps plus épais à la poitrine qu'ailleurs et diminuant jusqu’à la queue qui, comparativement, a plus de longueur que celle des phoques; cou court et épais ; peau très-épaisse, muqueuse, noirâtre , avec quelques poils très-rares, courts, rudes, roussâtres ou bruns, se remarquant plutôr sur les jambes qu'ailleurs ; pieds postérieurs très-larges ; quatre mamelles ventrales; pénis du mâle long et assez grêle.
HagiT. Les habitudés naturelles des morses sont
absolument semblables à celles des grands pho-
‘ques. Comme eux, ils paroïssent vivre de proie,
mais la forme de leurs dents semble indiquer qu'ils peuvent se nourrir aussi de substances végétales et probablement de fucus. Leur estomac est semblable à celui de ces amphibies. Ils vivenc en troupes composées de plus de cent individus. Les femelles mettent bas en hiver sur la terre ou sur la glace, et ne produisent ordinairement qu'un petit,qui est, en naissant, déj aussi gros qu'un cochon d'un an.
PATRIE. Les morses se trouvent abondamment
dans | Océan atlantique septentrionel et dans les
Le]
régions polaires de l'Océan Pacifique. On n’en connoîïc bien encore qu'une espèce ; cependant , d’après la remarque de Shaw, il ne seroit pas impossible que chacune de ces ‘grandes mers eût la sienne propre. La différence de ces espèces consisteroit dans la grosseur plus ou moins consilérable, er dans Fi direction plus ou moins convergence des défenses.
Ils sont communs au Spitzberg, + rares au Groenland; on en trouve aussi à la baie d'Hudson et près de l'Islande et de la Nouvelle-Zemble, Cook en a rencontré au pays des “Tschukrchis.
On chasse ces animaux pour se procurer leur er aisse, leur peau et leurs défenses, dont l'ivoire, plus dur et plus homogène que celui de l'éléphant, a la propriété dé ne pas jaunir avec le temps.