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nocturnes, dont il ne rejette les ailes qu’en partie, car on en retrouve dans ses excréments. Il répand une odeur } musquée très désagréable qui trahit sa présence, surtout dans les cavernes où il se réunit en troupes nombreuses.
Le Vespertilion à moustaches
(Vespertilio mystacinus, Leiïsler).
Synonymie. — Vespertilio humeralis, Baïllon. — Y. emarginatus de plusieurs auteurs.
Caractères. — Taille très petite ; oreille de la longueur | de la tête, ayant son bord externe échancré vers le | milieu; oreillon droit, étroit et pointu. L’aile s’insère
cinus de profil (gr. nat.). cinus (gr. nat.).
Là la base des doigts; le calcanéum se termine par un feston qui dépasse un peu la membrane interfémorale ; la dernière vertèbre caudale est libre. — La face est | presque entièrement cachée par de longs poils qui-dissimulent la forme conique du museau : la lèvre supérieure | porte une rangée de poils raides en guise de moustaches. | Sur les ailes, le poil s’étend jusqu’à une ligne allant du milieu de l’humérus au milieu du fémur, et sur la mem- | brane interfémorale jusqu’à l'extrémité de la troisième
Lg:
vertèbre caudale en dessus ; en dessous la distribution des poils est semblable sur l'aile, mais la racine seule de la” queue est poilue. — Pelage d'un brun foncé avec l'extré-. mité des poils d’un brun roux en dessus, cendrée en. dessous.
Longueur de l'avant-bras — 0,032; envergure =. 0,200; tête et corps — 0°,038; queue = 0”,034. ï Cette espèce varie beaucoup : on trouve des individus plus grands et dont les teintes sont plus foncées, telle. est la variété mgricans (Fatio), trouvée dans les Alpes par l’auteur de la Faune des Mammifères de Suisse.
Habite toute la France où il est assez commun partout.
Le Vespertilion à moustaches est l'espèce la plus petite“ et la plus commune du genre : il y représente la Pipistrelle, dont il a la taille. Son sommeil hivernal est court et léger; il paraît de bonne heure au printemps, et c'est aussi une des espèces qui se montrent dès les premières heures du crépuscule. Il craint peu le mauvais temps et chasse à une hauteur moyenne, d’un vol léger et saccadé, sur la lisière des bois, dans les avenues des jardins, ou bien à la surface des eaux qu'il rase de très près en tournoyant, souvent par petites bandes de huit à dix. Sa nourriture consiste principalement en cousins et autres insectes aquatiques de petite taille.
Il habite, pendant le jour, les greniers, le toit des” moulins ou les troncs d'arbres Il s'élève dans les Alpes" jusqu’à dix-huit cents mètres. Pour passer l'hiver, il se retire dans les caves et les souterrains où on le trouve souvent en troupes plus ou moins nombreuses. Sa petite | taille lui permet de s'introduire dans les moindres fissures, et jen ai pris souvent trois ou quatre dans des trous.
— assez étroits pour qu'on fut forcé d'aller les y chercher
avec une petite pince. — (Gervais l’a trouvé en société * considérable dans la grotte de Ja Madeleine, près de = Montpellier.
Groupe des Minioptérés.
Genre Minioptère
(Miniopterus, Bonaparte).
Caractères. — Sommet de la tête bombé et considéran blement élevé au-dessus de la face; oreilles séparées, | courtes et larges, triangulaires, leur bord externe s’insé- - rant près de l’angle de la bouche. Oreillon semblable à - celui des Vesperugo ; museau large À à proéminences glandulaires bien | développées : la première phalange . du second ou plus long doigt de l'aile … très courte, ayant moins du tiers de la longueur de la phalange termi- “ nale. Aïle s’insérant au tibia immédiatement au-dessus du talon ; n pas de lobe post-calcanéen ; pied long, étroit, tous les orteils de longueur égale; queue L aussi longue que la tête et le corps, entièrement contenue » dans la membrane interfémorale.
* Formule dentaire : 1.2, C. =, P.22, M. 55 = 36 dents. Ce genre est représenté en France par une seule espèce M qui à le faciès des Vespériens, mais avec les ailes encore 1: plus étroites, plus longues et sinueuses : elle s’en dis-
Fig. 32. — Tête du Minivpterus de face.
or 2 FAUNE ÉLÉMENTAIRE
tingue par sa queue très longue, l’absence de lobe calcanéen, et la brièveté de la première phalange du second doigt de l'aile ; enfin par le nombre et la disposition de
ses dents.
Le Minioptère de Schreibers
(Miniopterus Schreibersii, Natterer).
Caractères. — Ceux du genre : en outre, les oreilles sont beaucoup plus courtes que la tête, en trianglew presque équilatéral; l'oreillon est arrondi à son extrémité, incliné en dedans, concave sur son bord interne, convexe sur son bord externe. — Le poil s'étend sur les ailes
jusqu’à une ligne allant du premier tiers
É es pr de l’humérus au milieu du fémur, mais niopterus (gr. sur la membrane interfémorale ne dé au passe pas la première vertèbre caudale en dessous, l’aile est poilue jusqu’à une ligne allant du milieu de l’humérus au genou ; l’interfémorale a quelques longs poils près de la racine de la queue, mais la moitié dela membrane est couverte d’une fine pubescence : une bande de poils fins et courts passe sous l’avant-bras jusqu’au corps. — Pelage d’un gris clair, plus ou moins rougeâtre dessus et dessous, plus foncé à la base des poils. La cou= leur est assez variable.
Longueur de l’avant-bras=—0",043 ; envergure—0", 280 | tête et corps = 0",050; queue — 0%,056; second doigt — 0,090; sa 1"° phalange — 07,012. |
Habite le sud de la France et plus particulièrement la
va DES MAMMIFÈRES DE FRANCE 61 | région méditerranéenne, remonte à l’est jusque dans les Alpes et le Jura; à l’ouest ne s'éloigne guère du versant nord des Pyrénées, où il a été trouvé par M. Dépéret dans les environs de Perpignan, et par M. de Follin dans les Basses-Pyrénées.
“ Le Minioptère habite les localités sauvages et boisées, où on le rencontre, le plus souvent en compagnies plus ! ou moins nombreuses, dans les grottes profondes où se | trouvent les coléoptères aveugles si recherchés des ento- Mmologistes. Il en sort de benne heure dans la soirée et se met en chasse d’un vol élevé, prompt et léger, qui cor- | respond bien à la forme allongée de ses ailes. C’est une espèce montagnarde, puisqu'on la trouve non seulement . dans les Pyrénées et dans les Alpes, mais jusque dans le
Jura, d’après M. Fatio. Il est probable qu’elle se trouve aussi en Corse. — Ses mœurs sont encore mal connues.
FAMILLE DES EMBALLONURIDÉS