‹ MammifèresChapitre 41 sur 86 · SAS · texte numérisé non relu

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côté de Saint-Dié qui se trouve sur le versant alsacien de | cette chaîne. Il se retrouve en Belgique dans la province “de Liège, mais n'habite ni les Alpes, ni le Jura, ni le versant lorrain des Vosges, ni les Ardennes, car M.-de la Fontaine ne le signale pas dans le Luxembourg. — A l'époque quaternaire, cette espèce s'étendait jusqu'aux “environs de Paris, où l’on a trouvé ses débris à l’état fossile.

4 Le hamster vit de racines, d'herbes, de graines qu’il va ce ercher dans les champs cultivés, qu’il emporte dans ses abajoues, et qu’il entasse dans son terrier. Au besoin il est omnivore comme les rats dont il se rapproche beaucoup par ses dents, et ne dédaigne pas les petits animaux. Chacun a son terrier; celui des femelles a sept ou huit issues et des galeries plus compliquées que celui des mâles qui n'a que deux ouvertures. Il y a plusieurs chambres “dont l’une sert de magasin : on a trouvé dans un seul “terrier, jusqu à 100 kilos. de provisions : blé, seigle, pois, fèves, etc. L'une des galeries communiquant avec l’exté- “rieur est oblique, l’autre perpendiculaire et sert pour la Muite ; les chambres sont à deux ou trois pieds de profon- Mdeur. En hiver, le hamster bouche ses galeries et s’enlerme dans son terrier où 1l vit des provisions amassées

A la fin d'avril, le mâle se rend dans le terrier de la fem elle, où ils vivent quelque temps ensemble jusqu'à l’acjuplement. Aprèsunegestation de quatreàcinqsemaines, femelle met bas de six à huit petits nus, aveugles, mais éjà pourvus de dents, et d’un rouge de sang. Au bout de

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trois jours, ils sont déjà couverts d’un léger duvet ‘à l'automne ils sont en état de se reproduire, bien qu'ils. n’atteignent toute leur taille que dans le courant de l’année suivante. Il y a deux portées par an.

Genre Hat

Mus, L.

Caractères. — Molaires tuberculeuses {au moins chez le jeune), au nombre de trois de chaque côté en haut eten bas. Corps assez court, bas sur pattes; tête conique « yeux gros et proéminents; oreilles grandes et le plus souvent nues; nez saillant et garni de longues moustaches; queue aussi longue ou plus longue que le corps, nue, écailleuse. Pieds presque nus, à pouce rudimens= taire et garni d'un ongle plat aux membres antérieurs : les quatre autres doigts et les cinq du membre postérieur munis d'ongles forts, aigus et recourbés. — Pas d'aba joues.

Formule dentaire : 1. 2; CG.=; Pm.2;M. 35 += 16 dents.

Les incisives inférieures sont comprimées; les tuber= cules de la couronne des dents molaires laissent voir er s’usant, des ilots de dentine entourés d’émail, ovales, elliptiques, cordiformes ou en huit de chiffres, qui vont toujours en s’aggrandissant et deviennent conf ou disparaissent complètement chez les individus très âgés. | Ce genre est représenté en France par cinq espèces dont. deux au moins, — les deux plus grands, — ont été in=

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troduites depuis les temps historiques : deux autres (le mulot et le rat nain), sont bien certainement indigènes. Quant à la souris, elle est connue de toute antiquité, mais il est probable qu'elle a dû suivre les migrations de

la race blanche en Europe, bien avant l’époque histori-

que, car on ne la trouve pas dans les terrains quaternaires de notre pays où les débris fossiles du mulot (mus sylvaticus), sont au contraire très communs, notamment

dans les cavernes.

Les rats sont omnivores, à l'exception du rat nain qui

Fig. 67. — Souris commune.

forme un sous genre à part et est plutôt granivore. Ils ne paraissent pas avoir de sommeil hivernal et restent

— actifs en toute saison. Le rat nain, cependant, dort presque tout le temps des froids, mais 1l ne tombe pas en — léthargie, et se réveille souvent pour manger les provisions amassées par lui dans ce but, ou pour en chercher

au dehors. — Les espèces que l’on trouve en France se

… répartissent en trois sections qui méritent à peine le nom de sous-genres.

é Je js | A FAUNE ÉLÉMENTAIRE

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Tableau des espèces du geure Rat (Mus).

A. Taille grande : pieds épais et lourds: cal- .… losité du talon allongée, arquée en dedans : plus de 200 anneaux à la queue; pelagé mêlé sur le dos de poils plus longs, raides

et canñelés (quand on les regarde à la loupe); 12 mamelles, . . S.-G. Epimys.

a. Queue plus courte que le corps, por-

tant 210 anneaux écailleux. Oreille n'ayant que le tiers de la longueur de

la tête, et rabattue en avant, n’arrivant

pas jusqu'aux yeux : longueur du corps |

= 0,210; queue — 0m,190 . . . . :" BE-RAT SDBAULORSS

(Mus decumanus).

b. Queue plus longue que le corps, portant 250 à 260 anneaux. Oreille ayant la moitié de la longueur dela tête, et rabattue en avant, arrivant jusqu'aux yeux : longueur du corps — 0®,150; queue — 0,200. . . . . . . . Le RAT Noir (Mus rattus)

B. Taïlle petite : pieds grêles; callosité du | talon arrondie comme les autres callosités du pied : moins de 180 anneaux à la queue :

moins de 12:mamelles :

e. Oreilles grandes, ayant plus de moitié 0 de la longueur de la tête, et nues. S.-G. Mus proprement dit.

cc. Pelage presquelunicolore : queue à 480 anneaux, de la longueur du corps ; tarses courts ; 10 mamelles :

longueur du corps —0",090; queue = 00 000 PNR Le Rar souris (Mus musculus)." dd. Pelage bicolore : le blanc du dessous nettement séparé de la couleur du dos. Queue à 150 anneaux, un peu plus courte que le . corps; tarses allongés, le taion de la couleur du dos; 6 mamelles :

longueur du corps —0",120 ; queue 100 — 0,110. . . . . .. Le Rar mucor (Mus sylvaticus):

e. Oreilles petites, n'ayant que le tiers +: 4 de la longueur de la tête, et couverte de poils ras; tarses courts ; 8 mamelles ; pelage d'un roux vif dessus, blanc dessous ; longueur du corps — 0,060 ; ï queue — 0,060. S.-G. Micromys. . . Le RAT Nain (Mus

minutus).

Sous-genre Rat, Épimys, Trouessart.

Rattus, de divers auteurs.

Le Rat surmulot

Mus decumanus, Pallas.

Caractères. — Pelage d'un brun roussâtre en dessus, -mêlé sur le dos de poils plus longs, raides et cannelés (à la loupe), noirâtres; dessous gris ou blanchâtre; pieds presque nus, de couleur chair. Queue plus courte que le

tiers de la longueur de la tête.

Waterhouse):

- Longueur de la tête et du corps — 0", 310; queue — 0®, 190; pied postérieur — 0*, 042. | DEN, . ÊLe surmulot est commun de nos jours dans toute la france.

. Cette grande espèce est probablement originaire de PAsie centrale où on la trouve encore actuellement. Les

d'après Blasius, ce soit le mus caspius dont Ælien (au iu° siècle de notre ère), décrit les invasions, en grandes

corps, à 210 anneaux écailleux; oreilles n'ayant que le

… Il existe une väriété d’un brun noirâtre (mus maurus,

auteurs grecs et romains ne l’ont pas connue, bien que.

- 7 Rome ge, 7 EE. ——

138. ©” FAUNE ÉLÉMENTAIRE gnalait à Paris, tandis qu’il n’apparuten Suisse qu’en 1809. Depuis, il s’est répandu sur tout le globe. ; Le surmulot s’accommode des genres de vie les plus. divers : c’est un audacieux aventurier, confiant dans sa” force, et qui campe en tout lieu, pourvu qu'il y trouve une nourriture abondante et facile, et le moindre trou pour se loger : aussi le rensontre-t-on partout, à la villes comme à la campagne, et même, quoiqu'on en ait dit, jusque dans les greniers. Par goût, cependant, il préfère les‘égouts, les caves, les abattoirs, les fondations des. moulins au bord des rivières : à défaut d’autre abri, il se creuse un terrier dans le sol. La colline de Montfaucon, qui servait autrefois à l’équarrissage des chevaux, en | était criblée. Il nage avec facilité et ses habitudes à demi-« aquatiques lui font donner par le vulgaire le nom dem « rat d’eau » qui n’apparftent légitimement qu'au cam pagnol amphibie.

Le surmulot est essentiellement omnivore et s'accom mode également d’une nourriture végétale et d’une nour=M riture animale : aussi ses dégâts sont-ils considérables :4 on sait avec quelle dextérité il dépèce les cadavres dans les abattoirs : dans les caves et les magasins il ronge et détruit tout ce qu’il peut atteindre : à la campagne, il attaque les perdreaux, les poulets et jusqu'aux levrautsMl Dans beaucoup d’endroits, il a exterminé ou chassé le | rat noir, beaucoup plus faible que lui, et qui était beau ; coup plus commun avant son arrivée : à Parisnotamment,. et dans les grandes villes, on ne trouve plus que des sur= | mulots. Î La femelle met bas, dans son trou ou dans son terrier, | après une gestation de trente jours : chaque portée est del

quatre à huit petits qui sont en état de se reproduire avant l’âge de trois mois : il y a deux ou trois portées par an.

. On chasse le surmulot à l’aide de chiens rattiers dressés à cette chasse, les chats étant trop faibles ou trop -poltrons pour se mesurer avec ces gros rats, qui atteignent quelquefois la taille d’un jeune lapin. On prend des surmulots, la nuit, jusque dans les rues de Paris où ils fréquentent les caniveaux destrottoirs qui servent à l’écoulement des eaux de cuisine. On bouche l'entrée du canal à l’aide d’un sac de forte toile, et avec une petite pelle,

* faite exprès, on force le rat de se jeter dans le sac. Ces

. surmulots pris vivants servent à dresser les chiens rattiers que l’on destine à cette chasse : on les met en présence des rats dans de véritables arènes tapissées de glaces pour empêcher les surmulots de s'échapper, et les ccmbats

- sanglants qui s’y livrent constituent un genre de sport

« très apprécié d’un certain public dans les faubourgs de » Paris.

La variété brune ou noire (mus maurus), n'est pas - rare en divers endroits, notamment au Jardia des Plantes, - dans le quartier de la ménagerie. M. Alphonse Milne ] Edwards a constaté que près d'un tiers des surmulots qui - vivent aux dépens de cet établissement appartenaient à » cette dernière variété.

DE

Le Rat noir

Mus rattus, L.

- Synonymie. Mus alexandrinus, Geoff.; M. tectorum,

Savi (Variéte).

t ” ", 1" * RIM PO ET LES FAURE. Lust DES AIRE IE ETS DESIRE MEME RE LE T . MU à

Caractères. — Pelage d'un gris très foncé, noirâtre en

dessus, avec des poils plus longs et plus raides, aplatis ou «

cannelés comme chez le surmulot : passant graduelle- M ment au cendré foncé sous le ventre : pieds noirâtres, | avec les doigts parsemés de poils blanchâtres. Museau plus pointu que celui du précédent : oreilles grandes et nues, ayant la moitié de la longueur de la tête; queue plus longue que le corps, couverte de 250 à 260 anneaux écailleux. — Il existe des variétés de couleur dont nous parlerons plus loin.

Longueur de la tête et du corps = 0%, 150; queue — 0, 200; pied postérieur — 0", 038.

Cette espèce est connue en France depuis le moyen âge, elle est aujourd'hui plus rare dans les villes que le surmulot, mais elle se trouve encore dans beaucoup de

fermes des campagnes.

Le rat noir est signalé dès le xu° siècle par Albert Magnus dans son traité De Animalibus (vers 1250). Il était inconnu des auteurs latins. Très probablement originaire

de l’Asie centrale, on le trouve encore dans le nord de M

l'Inde en compagnie de nombreuses espèces du même genre. On suppose que le grand mouvement des Croisa-

des ne fut pas étranger à son invasion dans l'Europe oc- 4

cidentale, De là il s’est répandu sur toute la terre en suivant l'homme sur ses navires. En Angleterre il a été presqu’entièrement détruit par le surmulot, qui l’a également chassé de nos grandes villes, notamment de Paris où il est presqu'introuvable aujourd'hui.

Nocturne comme tous ses congénères, le rat noir se

plait dans les lieux secs et surtout dans les greniers et les |

parties les plus élevées des hangards et des remises, où

ol

il se loge dans les trous de poutres ou de murailles. Il ronge tout ce qu’il trouve et de préférence les corps gras. … Robuste et courageux, il fait quelquefois tête aux chats,

mais avec moins de succès que le surmulot, car sa taille - est bien inférieure, et il finit toujours par succomber. La femelle fait de quatre à dix petits, etil v a de deux à quatre

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