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De. DES MAMMIFÈRES DE FRANCE 129 PI se nourrit de noisettes, de faines, de glands, de fruits “et de bourgeons : il est très friand des baies du sorbier. I va souvent par petites bandes, mais sans former de véritables sociétés. C’est un animal nocturne : tout le jour, pendant l'été, il dort dans le nid qu'il s’est construit
Fig. 68. — Loir muscardin, (1/3 de gr. nat.).
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les branches basses d’un noisetier avec des herbes ntrelacées, et qui est moelleusement rembourré de Mousse et de feuilles mortes.
Hoisettes et les fruits dont il fait provision pour l’époque le. son réveil : ce nid est sphérique, formé de petites
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branches, de feuilles, de mousse et d'herbe; le muscardin se place au centre, s’enroule sur lui-même et s'endort d'un sommeil tellement profond qu’on peut le prendre dans la main, le tourner et le retourner sans qu’il donne signe de vie. Ce sommeil hivernal dure de six à sept mois, suivant que le printemps est plus ou moins précoce.
L’accouplement n’a lieu qu’au milieu de l’été, raremeñt avant le mois de juillet. Au bout de quatre semaines, en août, la femelle met bas, dans son nid d’été, trois ou quatre petits nus et aveugles. A l’âge de un mois, ils sont déjà grands et toute la famille va dans les buissons de noisetiers, s'exercer en se jouant et chercher des noisettes. Avant le commencement d’octobreles petits sont presque aussi grands que leurs parents et ont su amasser leur provision d'hiver ; peu après, ils bâtissent leur nid et tombent dans le sommeil hivernal.
Le muscardin se trouve dans les montagnes jusqu'à une altitude de 1000 mètres.
Le muscardin s'élève très bien en captivité, et sa gentillesse le fait souvent rechercher dans ce but ; il ne répand qu'une légère odeur musquée qui n’a rien de désagréable, et il est très propre de sa personne. A l'approche de l'hiver, il se construit un nid dans sa cage, et il s’endort du sommeil hivernal à moins qu'on ne le tienne dans une chambre bien chauffée et à température constante.
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FAMILLE DES MURIDÉS
Genre HAMSTER
(Cricetus, Pallas.)
Caractères. — Dents molaires tuberculeuses, au nombre de trois de chaque côté et à chaque mâchoire ; corps court, épais, pieds courts armés d'ongles larges, propres à fouir; queue plus courte que le pied postérieur, couverte de poils ras ; tête conique, obtuse, oreilles moyennes, arrondies, presque nues. De larges abajoues à l’intérieur de la bouche. Le pouce des pieds de devant rudimentaire. |
Formule dentarre : 1. ===; CG. 2; Pm. 2; M. 3=3 — #& — 16 dents.
Les tubercules des molaires s’usent avec l’âge et disparaissent complètement chez les vieux individus. — Une seule espèce.
Le Hamster commun
(Cricetus frumentarius, Pallas.) Synonymie. — Mus cricetus, L. ; — Cricetus vulgarts,
Desm.
Caractères. — Pelage épais, formé d’un duvet court
- et mou et de soies raides et longues. Dos brun-jaune clair avec l'extrémité des soies noire ; tête d’un brun-roux avec
la bouche blanche et une tache jaune sur les joues : e ventre, les pattes et un trait sur le front sont noirs ; les pieds sont blancs. — Ces couleurs sont du reste très variables suivant les individus. |
Longueur de la tête et du corps = 0m, 300 ; queue = 9%, 030 ; pied postérieur — 0, 037. |
Fig. 69. — Hamster commun, (1/6 de gr. nat.).
D'après M. Charles Gérard (Faune historique de l'AE
Rhin, et probablement aussi sur quelques points plus restreints du département des Vosges, notamment du
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