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1881 dans une note de la page 81 de la Feuille des jeunes naturalistes (t. XI, n° 126), vient d être trouvée (1889), en fi Vénétie, par M. Ninni, qui luia donné ce nom, indiquant que cette variété est intermédiaire entre le type précédemment décrit et la variété suivante. — Elle est aujourd’hui plus commune que le type notamment à Villevêque (Maine-et-. Loire), où presque tous les individus que j'ai pris dans ces derniers temps sont de la variété intermedius ou de la suivante. R:
(Variété b.) Mus rattus alexandrinus (A. de l'Isle d'après. | E. Geoffroy), ou mus tectorum, Savi. — D'un brun-fauve en dessus, blanc en dessous et sur les pieds avec une tache jaune-soufre sur la gorge. Du reste, ayant la taille et les proportions du mus rattus. à
Cette variété méridionale, signalée d'abord en Italie, a longtemps été considérée comme une espèce distincte : M. A. de l'Isle a le premier insisté sur les rapports qui existent entre ce rat fauve et le véritable rat noir. Il suppose que le mus alexandrinus est une race orientale et | probablement la souche primitive du mus rattus, qui ne serait qu'une variété mélanienne semblable à celle que l'on observe chez le surmulot. modifiée par le changement « de localité et de nourriture. Dans cette hypothèse, les in-« dividus fauves que l’on trouve dans notre pays seraient le résultat d’une émigration plus récente, venant du midi, et auraient la teinte blonde que présentaient encore au x11° siècle les ancêtres du rat noir. |
On peut se demander également si les.individus de la, variété gris clair (mus rattus intermedius) ne sont pas | des hybrides des deux autres variétés. — D'après M. A. de l'Isle on trouve tous les intermédiaires.
Quoi qu'il en soit, le mus alexandrinus est aujourd’hui répandu jusque dans le nord de la France où on le signale aux environs d’Abbeville (Marcotte, 1860), mais il est plus rare que les autres variétés. Je l'ai pris à Villevêque en même temps que le rat noir, ce qui indiquerait qu'il vit en société avec lui, et dans la proportion de deux mus alexandrinus sur douze ou quinze mus rattus ou m. intermedius. — Quand on n'est pas prévenu, on peut le confondre, au premier abord, avec le surmulot, mais la longueur de sa queue et de ses oreilles suffisent à l’en
distinguer. Sa couleur même n'est pas semblable : il est “plus fauve tandis que le surmulot est plus rougeâtre “avec un pelage plus inégal, et toutes les proportions sont très différentes.
On trouve aussi une variété entièrement blanche ou variée de noir et de blanc, qui, dans certaines localités, forme de véritables colonies, à l'exclusion des autres variétés.
Sous-genre Souris, ou Mus proprement dit
Le Ras souris
ou Souris domestique (Mus musculus, L.).
Synonymie. — Mus hortulanus, Nordmann ; — Mus incertus, Savi (Variétés).
Caractères. — Pelage d'un gris brun, chaque poil étant annelé de gris, de jaune et de brun, plus clair en dessous et passant au cendré sous le ventre; pieds gris. Oreilles grandes et nues grisâtres; queue à 180 anneaux écailleux, de la longueur du corps, d’un gris noirâtre
talon. — I] existe plusieurs variétés de couleur.
Longueur de la têteet du corps — 0%, 090; queue = 0%, 090; pied postérieur — 0”, 020.
La souris domestique est le mus des auteurs grecs et latins, et c'était le seul «rat» connu en Europe dans l'antiquité. Dès cette époque, elleétait le commensal in commode des habitations de l’homme, et depuis, elle a suivi la race blanche sur tous les points du globe. Elle s'installe partout, dans les greniers, les cuisines et jusque dans les chambres à coucher, à la ville comme à. la campagne. Le moindre trou des cloisons ou des par- quets lui sert de retraite. La nuit, elle en sort pour chercher sa nourriture : tout lui est bon, mais elle sait toujours choisir ce qu’il y a de meilleur. Sa fécondité est, très grande : la gestation n’est que de vingt-deux à vingt-quatre jours, et il y a trois ou quatre portées par an, chacune de six à huit petits, qui naissent très impar: faits, nus et aveugles, mais se développent rapidement et sont en état de se reproduire dès l’âge de trois semaines. La femelle fait son nid dans les endroits les plus divers & dans du pain, des choux, des sacs : on en a vu qui s'étaient installées dans une fiole de verre, dans une tête de mort, dans une souricière! Ce nid est rembourré de paüle, de foin, de papier, de plumes, ou plus grossièrement encore de copeaux etde coquilles de noix.
Il paraît que la souris fait entendre quelquefois une sorte de gazouillement, et l'on parle beaucoup en Alle= magne des souris chanteuses. Les voyageurs, du reste, rapportent que les Chinois élèvent en cage des souris! chanteuses, auxquelles on apprend des roulades, et
pui remplacent dans les appartements nos serins de janaris.
On connait les variétés blanche, noire et isabelle que ‘on élève en domesticité comme étant plus élégantes que a souris commune.
Fig. 67. — Rat souris (Mus musculus), 1/4 de gr. nat.).
Une autre variété se trouve à l’état sauvage, c’est la suivante.
- Variété fauve(Mus hortulanus, Nordmann). — D'un roux lus franc que celui de la souris ordinaire, passant au gris aunâtre en dessous, avec la queue plus courte. — Cette variété, qui vit dans les champs et les jardins, mais qui entre aussi dans les habitations, a été souvent confondue ivec le mulot, ou bien avec le Mus agrarius et le Sminthus
vaqus qui sont deux espèces étrangères à la France. —" On la distingue du mulot, à ce que, de même que la” souris, elle n'a jamais au talon la tache de couleur foncée qui caractérise le mus sylvaticus. M. de Sélys Longchamps“ a signalé cette variété en France dès l’année 1839, ets M. Jeittelles en a récemment débrouillé l’histoire. C’est probablement aussi le Mus incertus de Savi. ÿ
Le rat mulot
Mus sylvaticus, L.
Caractères. — Pelage d’un fauve roux en dessus, des-. sous et pieds blancs, ces deux couleurs, nettement sépa-« rées sur les flancs; une fache foncée, ou de la couleur d dos au talon, c'est-à-dire à l'articulation du tars3 en ar rière. — On trouve des variétés d’un gris bnn, et dont la coloration rappelle celle de la souris. — Oreilles grandes; yeux gros, proéminents, queue assez velue bicolore noirâtre dessus, blanche dessous. — Tarses al longés. .
Longueur de la tête et du corps = 0,120; queue — 0%,110 ; pied postérieur — 0,025. 1
Habite toute la France, et y est commun partout.
Le mulot est la souris des champs de notre pays. On 1 le distingue facilement de la souris domestique à ses. couleurs, mais surtout à ses tarses allongés marqués aw talon d'une tache foncée qui tranche sur leur couleur blanche. La longueur de ses pattes postérieures permet. au mulot de sauter à la manière des gerbilles, et luiæ
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fait donner, dans diverses localités, les noms de souris sauteuse, de sauteur ou de sauterelle.
Il se creuse dans les champs, sous les buissons ou les souches, des terriers que la charrue met souvent à découvert. Commettant les mêmes dégâts que les campagnols, nos paysans les confondent sous le même nom :
Fig. 68. — Rat mulot (Mus sylvalicus, 1/4 de gr. nat.).
comme ceux-ci, il fait des provisions quelquefois énormes, et hors de proportion avec ses véritables besoins. Ses goûts sont très variés : à défaut de glands, de faînes ou de grains, il se jette avec férocité sur les petits oiseaux, surtout sur leurs œufs et sur leurs petits. Dans les forêts il cause la mort des jeunes arbres en rongeant
"#0 leur écorce, quand il n’a pas auparavant déterré les
graines semées à grands frais. Comme on voit, c’est un | animal des plus nuisible, et qu'il faut détruire en toute .
occasion.
Pendant l'hiver, il se retire dans les granges et jusque
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