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SOUS-FAMILLE DES CHÈVRES OU CAPRINS

Genre Bouquetin

(Capra, L).

(Ibex, Pallas; Ægoceros et Hircus des auteurs)

Carartères. — Cornes grandes et longues, recourbées en demi-cercle, prismatiques et annelées chez le mâle, plus petites chez la femelle ; une barbe au menton chez le mâle; le museau est entièrement velu et ne présente pas de muffle autour des narines ; la queue est droite et nonrabattue.

Une seule espèce se trouve en France à l'état sauvage.

Le Bouquetin des Alpes ET DES PYRÉNEES

(Capra ibex, L.)

Synonymie. — Capra alpina, Girtaner; — C. pyrenaica, Schinz et C’. Hispanica, Schimper. (Variétés.)

Caractères. — Pelage épais, long, grossier, crépu en hiver ; plus court, plus fin et brillant en été. — Gris roux en été; gris fauve en hiver; front, sommet de la tête, nez et gorge d'un brun foncé, ainsi que les jambes; le

ventre blanc ; queue brune. Une bande fauve clair le long des jambes de derrière. — Barbe du mâle courte et peu distincte. — Des cornes dans les deux sexes : celles du mäle grandes, quadrangulaires, recourbées, portant en avant des nœuds ou saillies, prononcées à la base, et qui vont en s’affaiblissant vers la pointe. Les cornes de la femelle semblables à celles de la chèvre domestique.

Fig. 115. — Bouquetin des Alpes (Capra tbex), mâle et femelle. 1/20 de gr. nat.

Longueur du corps —1",50; hauteur au garrot — 075; queue — 0",13; longueur des cornes jusqu'à 0,90 et plus.

Le bouquetin des Pyrénées (Caprapyrenaica, Schimper), constitue une variété bien distincte du bouquetin des Alpes, surtout par ses cornes qui (au lieu d’être droites

et simplement divergentes, comme chez ce dernier), sont contournées et en forme de lyre, comme chez le bouc domestique. Le pelage est semblable : les côtés de la tête sont d’un brun foncé : la poitrine, les jambes, une . ligne dorsale et une autre s'étendant sur les flancs noirâtres.

Chacune de ces variétés est propre l’une aux Alpes, l’autre aux Pyrénées : une troisième variété (C. Aispanica) se trouve dans la Sierra-Nevada du centre de l'Espagne.

| Les bouquetins sont devenus très rares : on ne les trouve plus guère, que dans le massifdu mont Rose (4/pes Pennines), le point le plus élevé de toute la chaine après le mont Blanc, — et dans les Pyrénées, au massif de la Maladetta et au mont Perdu.

Ils vivent par petits troupeaux, dont les vieux mâles sont exclus, à la limite desneiges éternelles etdes glaciers. Les mâles recherchent quelque pointe escarpée où ils se tiennent immobiles, pendant des journées entières, avec un vaste horizon devant eux. Les femelles et les jeunes se tiennent plus bas, dans un endroit plus commode : la nuit ils descendent dans la forêt et remontent au lever du soleil : ils fuient la trop grande chaleur et supportent plutôt le froid et la tempête.

Ils grimpent aussi bien que le chamois. Leur course est rapide et soutenue, et dans les rochers, la moindre saillie leur sert à s’accrocher : ils trouvent moyen de - placer les quatre pieds sur un espace de quelques centimètres carrés. En sautant, ils semblent à peine toucher le point d'appui et bondissent comme une balle. La voix du bouquetin est un sifflement semblable à celui du chamois,

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mais plus prolongé. S'il est effrayé, c’est une sorte d'éternuement, et quand il est colère il souffle bruyamment des naseaux. Les jeunes bêlent comme des chevreaux.

Les rhododendrons des Alpes, le fenouil, l’absinthe, les bourgeons de saules nains, de bouleaux, diverses. espèces de joncs et de roseaux forment leur nourriture.

Le rut a lieu en janvier. Lesmälesse livrent de furieux combats en se dressant sur leurs jambes de derrière et choquant leurs cornes avec bruit. Cinq mois après, en

juin-juillet, la femelle met bas un seul petit qui la suit. presqu'aussitôt. En cas de danger, celui-ci se dissimules derrière quelque pierre ou dans unefente de rocher, pendant que la mère s'enfuit vers les escarpements les plus impraticables; dès que le péril est passé, elle revient à: son petit, qu’elle défend au besoin avec ses cornes contre les attaques de l’aigle ou du gypaète. |

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