INTRODUCTION. VI
peau des pattes, et on remplace ces muscles par de l’étoupe finement hachée, puis on s'occupe de la
On rabat la peau du cou par dessus le museau, de façon à dégager en arrière le crâne avec les muscles qui le recouvrent. En arrivant aux oreilles, puis aux yeux, il faut avoir soin de raser les os le plus près possible avec le scapel, afin de respecter l'intégrité de la peau qui est très mince à ce niveau, et on s'arrête à l'insertion des lèvres sur les mâchoires : on nettoie alors le crâne de ses muscles, on retire la cervelle au moyen d'une curette ou d’un fil de fer recourbé, en agrandissant, s’il est nécessaire, le trou occipital. On gratte avec soin toutes les parties grasses ou charnues restées adhérentes à la peau, puis on y étend du préservatif.
Le préservatif le meilleur et le plus souvent emplayé, est Le savon de Bécœur, qu'on peut se procurer chez l'éditeur de cet ouvrage, et qui a la composilion suivante :
Comp, et. te 6 parties (en poids).
Arsenic en poudre, . . 37 — — BayOrt: DIWiG 2. 7". 37 — — Sel de fartre . . . . . 15 — — Chaux en poudre. .,. 5 — —
Ce préservatif doit être conservé au frais, dans un pot de grès vernissé. Pour en faire usage, on le délaie avec un peu d’eau, et on l’étend avec un pinceau sur la face interne de la peau qu’on prépare, y compris celle de la tête, pendant qu'’eile est retournée. On remplace par de l’étoupe ou du coton
vu INTRODUCTION.
les muscles qu’on a enlevés, on en bourre aussi les orbites, et on fait rentrer la tête en place en retirant la peau par dessus. :
On bourre alors le corps d’étoupe, de coton ou de toute autre substance analogue. — L'animal ainsi préparé peut se conserver indéfiniment, et c’est
souvent sous cette forme que se présentent les sujets
que l’on expédie au loin.
Montage. — Si l'on veut monter immédiatement l'animal, c’est-à-dire lui rendre les apparences de la vie, on commence par préparer quatre fils de fer, de grosseur et de longueur proportionnées au volume de l'animal, On passe un de ces fils de fer à travers la plante du pied, en le faisant glisser le long des os jusqu’à ce qu’il dépasse le fémur, puis on rend au membre sa forme naturelle. On fait de même aux quatre membres. Un fil de fer moins gros, entouré d’étoupe et de préservatif, est passé dans la peau de la queue.
On place alors un fil de fer plus gros qui, traversant en long le corps de l’animal, servira à relier ceux des quatre membres et de la queue. Ce fil de fer, d'un quart plus long que le corps du sujet, est aiguisé en avant, afin ie percer les os du crâne qu'on lui fait dépasser. Deux anneaux pratiqués l’un vers son milieu, l’autre vers son extrémité postérieure, serviront de point d'attache aux autres fils. On les tord dans les anneaux à l’aide d’une pince, de façon à donner à ce squelette factice toute la solidité convenable. On achève de bourrer et on coud la peau au point de suture qui s'exécute ainsi :
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