III. ONGULÉS
Le Cheval domestique
(Equus caballus, L.)
Le cheval se rencontre encore à l’état sauvage sur le plateau central de l'Asie, en Tartarie, où il forme des bandes nombreuses sous la conduite d’un étalon. Nous avons dit qu'il avait vécu dans le nord de la France à l’é- tat de liberté jusqu’au moyen âge. — L'homme de l’âge de pierre l’a chassé comme un gibier pour se nourrir de sa
1 D'après les travaux récents de M. Powakof, l’'Equus przewalskii (Powakof), récemment découvert à l’état sauvage par le voyageur russe Przewalsky dans les steppes de l’Asie centrale, se rapproche beaucoup plus du cheval de l’âge de pierre, en Europe, que le tarpar et les autres races sauvages que l’on trouve encore en Asie. D'après l’auteur « c'est ia seule espèce sauvage ayant des affinités étroites avec l’Equus caballus domestique », et il est probable que cette espèce a habité autrefois à l’état sauvage tout le: Nord-Est de l’Europe (Equus adamaticus ?).
caair, avant de l’atteler à un chariot, et ce n’est que plus ard encore qu'il l’a suffisamment dompté pour en faire une monture de guerre. Quoi qu'il en soit, dès l’époque quaternaire, on trouve en France deux races bien distinctes : l'une petite, trapue, à tête grosse (cheval de So-
Fig. 143. — Squelette de Cheval.
lutré), ressemble au {arpan actuel de Tartarie, aux chevaux de race ardennaise (quidescendent peut-être ducheval des Vosges dont nous avons parlé p. 254), et même aux A chevaux de la Camargue ; — l’autre, de plus grande taille. | (E'quus adamaticus), ressemble au cheval percheron, et représente probablement une race importée de l'Asie, et domestiquée depuis une beaucoup plus grande antiquité.
Les races que l’on trouve actuellement en France sont
DES MAMMIFÈRES DE FRANCE 343 nombreuses : les plus importantes sont les suivantes que l’on désigne d’après leur patrie d’origine : lmousine, normande, ;boulonnaise, bretonne, ete. Le cheval de Corse est remarquable par sa petite taille qui le rapproche des