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OBSERVATIONS PARTICULIÈRES POUR LES MIS- SIONNAIRES

Les prêtres missionnaires doivent lire avec attention le chapitre du grand Rituel de Québec qui traite de la visite pastorale, afin de s’y conformer autant du moins que l’état de la mission pourra le

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permettre, mais il est recommandé d'ane manière spéciale de fixer leur attention sur les articles suivants.

I. Le peuple doit recevoir le premier pasteur avec le respect qui convient à sa dignité ; 20. assister au premier exercice qui a lieu à l'arrivée de l'Evêque; 30. connaitre en détail les grâces diverses attachées à la visite. |

IT. La cloche doit sonner la veille et la matinée de la visite pendant une demie-heure. Des enfants de chœur doivent être formés. à l'avance pour porter les insignes de l'Evêque.

III. Monseigneur visitera: 10. le tabernacle, les fonts baptismaux, le cimetière, les ornements et les vases sacrés pour s'assurer si tout est conforme au rituel et aux ordonnances diocésaines. 20. Il examinera tous les papiers qui concernent les propriétés de l’église ; 80. le oeble régistre des

actes de baptème, mariage &c; 40. le régistre des dépenses et des revenus des églises de chaque

mission qui doit être bien tenu en ordre. Cet avis indique suffisamment à MM. les Curés que tous ces objets doivent être préparés à l'avance.

IV. Les billets de la confirmation doivent être distribués autant que possible aux enfants une heure avant la confirmation. Mgr. examinera ou fera examiner en sa présence les enfants qui se disposent à recevoir ce sacrement.

V. Il convoquera les Marguilliers dans le Bas- Canada et quelques uns des principaux dans le Haut-Canada, pour les entretenir des affaires de l'église et de la mission.

Il verra les maitres et maitresses d'école. les sages-femmes et donnera à toutes les personnes qui désirent l'entretenir la facilité de le faire.

MANDEMENT DE

MONSEIGNEUR DE BYTOWN

Instituant l'œuvre de la Propagation de la Foi dans le Diocèse de Bytown.

JOSEPH EUGÈNE GUIGUES

Par la Miséricorde de Dieu: et la Grüce du Saint Siége Apostolique, Evéque d'Ottawa.

C’est pour 1. première fois, Nos Très-Chers F rères, que Nous élevons Notre voix pour vous entretenir sur l'Association de la Propagation 1e la Foi.—Déjà dès les premiers jours de Notre épiscopat, Nous avions été fortement inclinés à faire un appel à votre foi en faveur de cette œuvre, qu'on peut appeler l'œuvre catholique par excellence ; mais faut-il vous le dire, N. T. C. F., la vue afligeante d’un diocèse

nouveau et sans ressources, presque sans prêtres, sans églises, sans écoles, Nous paraissait un obstacle insurmontable à la réalisation de Nos désirs; mais maintenant grâce au Seigneur, grâce au dévouement des pasteurs, grâce aussi à la sainte émulation de zèle qui a enflammé le cœur des fidèles, un grand nombre de chapelles se sont élevées et même quelques églises dignes de congrégations déjà anciennes ont été bâties sur tons les points du diorèse. Les distances qui séparaient les missions se sont rapprochées, le nombre des prêtres s’est accru. Il ne Nous est donc plus permis de résister aux demandes des Directeurs de l'Œuvre de la Propagation de la Foi de Lyon et aux sollicitations pressantes du Souverain Pontife. Cette voix paternelle s’est déjà fait entendre dans tous les autres diocèses du Canada et a rencontré partout des cœurs généreux et empressés; ne serions-Lous pas coupable d'une indifférence criminelle, si nous ne l’écoutions pas avec la même docilité. Nous savons N. T. C. F, que le plus grand nombre parmi vous sont pauvres, Car Nous avons pénétrés jusqu'aux parties les plus pauvres du diocèse ; mais Nous savons aussi que cette œuvre est par excellence l’œuvre des pauvres ; que c’est dans un humble atelier qu’elle a pris naissance, qu'elle se développe loin des salons du riche, dans l’'humble boutique de l'ouvrier, dans les pauvres terres du laboureur et que souvent le mendiant lui-même trouve à faire sur les aumônes qu'il reçoit de la charité la part du missionnaire catholique. Il n'est donc personne même dans les plus pauvres localités qui ne puisse jeter dans le tronc ouvert pour subvenir aux vastes et nombreux besoins du missionnaire, le denier de la veuve, l’obole de la panvreté et mériter ainsi la brillante couronne réservée à l’apostolat. N'avons-nous pas vu nos campagnes les plus pauvres de France rivaliser quelquefois avec les villes les plus riches, et ne voyons-nous pas encore l'Irlande

que la famine, l'oppression ont accablé, marcher la troisième parmi les nations catholiques ; et sans aller si loin ne voyons-nous pas les diocèses qui nous avoisinent se placer au premier rang de ces milices destinées à soutenir cette grande œuvre. Quand le zèle'est enflammeé il s'élève au-dessus des obstacles. Ce que vous avez fait vous-mêmes dans les années qui viennent de se passer pour avoir des prêtres, leur préparer une demeure, bâtir des églises, ne vous dit-il pas que le zèle multiplie les moyens ?

Or est-il une œuvre plus digne que celle de la Propagation de la Foi, d'obtenir vos encouragements. Œuvre admirable dans l’objet qu’elle se propose : soutenir les chrétiens privés de secours religieux, ramener les hérétiques, détruire l’idolâtrie et avec elle tous les vices qui avilissent l'humanité, outragent Dieu: tel est son objet. En fut-il jamais de plus noble ? Pouvons-nous donc être surpris de voir les évêques de France, d'Espagne, d'Irlande, de toutes les parties de la chrétienté la proclamer l’œuvre des œuvres, l'œuvre de leur sollicitude, l’œuvre que les fidèles doivent embrasser avec le plus d'ardeur, Tous les évêques des États-Unis réunis en concile, transmettent la reconnaissance de leur église à la ville de Lyon, et promettent leurs prières et celles de tons les fidèles confiés à leurs soins, Pouvons-nous être surpris de voir encore tous les Souverains Pontifes depuis Pie VII de gloriense mémoire jusqu’au Pontite admirable qui occupe le siége de Pierre actuellement, la bénir, la combler de grâces et l'établir à Rome même, pour la revêtir de l’immortalité de la ville éternelle. Cette universalité d'éloges, partie de tc::8 les points du globe n’en forme-t-elle pas le plus admirable concert ?

uvre admirable dans ses résultats. Reportezvous par la pensée à sa naissance. Une tempête affreuso avait passé sur le monde et l'avait bouleversé de fond en comble. Le clergé désuni par la

persécution n'offrait que l’image d’un corps délabré et ne pouvait suffire aux besoins des peuples. La suppression des ordres religieux chez plusieurs nations catholiques avait fermé ces maisons ou s'étaient formées les plus fortes milices de l’apostolat. Les vieux missionnaires épuisés de fatigues sentaient approcher leur fin sans voir ceux qui recueilleraient l'héritage de leur fatigue. Et à mesure que l’un d'eux mourait, les néophytes qui avaient enterré leur père spirituel attendaient en vain qu'un autre vint prendre sa place auprès de l’autel abandonné. Tout dépérissait: le peuple anglo-américain s'emparait de la plus grande partie de l'Amérique Septentrionale, euirainait avec lui toutes les sectes de la réforme qui semblaient devoir dormir paisiblement sur cette terre. L'émigration d'Irlande, d'Allemagne y conduisait, il est yrai, chaque jour, un grand nombre de catholiques ; mais l’erreur les attendait au port, ouvrait ses temples pour eux, ses asiles pour leurs enfants, tandis que les catholiques manquaient de prêtres, d’églises, d'écoles; dispersés à de grandes distances des villes, le plus grand nombre d’entre eux vivaient sans culte et mouraient sans consolations. La deuxième génération cédait à l’entrainement général et suivait la foule au pied des chaires protestantes. Qui pourrait dire les douleurs de l'Eglise au souvenir de cette lamentable époque? C'est alors que la Propagation de la Foi, que jappellerai la fille lu plus pure d'une mère dont le sein est toujours fécond, prit naissance à Lyon dans l’humble atelier où de pauvres ouvriers gagnaient à la sueur de leur front leur pain de chaque jour et celui de leur vieux père et de leur vieille mère.

Bientôt, comme le grain de sénevé, elle se développa, franchit les frontières de la France, gagna les royaumes étrangers et l'aumône de la charité fertilisa dans les contrées les plus éloignées le champ du père de famille. Aussi tout se renouvelle sous son

heureuse influence. Les églises s'élèvent de toute part; les défections qui venaient chaque année af. ger les catholiques diminuent ou plutôt cessent : la religion s’affermit dans la possession de son héritage : et s'avance au milieu des obstacles de tout genre que la haine et la jalousie lui suscitent, raillant sans cesse ses enfants, réveillant ce qu'il y a d'esprits élevés, d'âmes généreuses parmi les ministres de toutes les sectes qui l’environnent ; les anciens ordres religieux reprennent leur place et comptent un grand nombre de prêtres voués à la conversion des âmes * de nouvelles milices religieuses s'élèvent et s’'élancent avec toute l’ardeur de la jeunesse dans les contrées les plus barbares; des siéges épiscopaux sont créés sur tous les points du globe; mais il faut le dire hautement, il n’est presque pas dans ces contrées, d'église, de chapelle, de séminaire, d’évéché qui se soit élevé sans son secours: Dieu lui a donné pour mission de multiplier les œuvres et de créer les ouvriers.

Œuvre admirable par les taveurs qu'elle répand sur les fidèles. En vous admettant dans son sein elle vous fait participer aux induigences abondantes dont les souverains Pontifes se sont plû à l’enrichir. Admirez-en, N. T. C: F, le nombre. Indulgence plénière une fois par mois pour tous les associés s indulgence plénière le 3 Mai, fête de la Ste, Croix et le 3 Décembre, fête de St. François-Xavier: indulgence de cent jours pour toutes les fois qu'on fait une prière, une bonne œuvre ou une aumône en faveur de l'Association. Les grâces abondent dans toutes les congrégations, maïs n'est-il pas vrai de dire qu’elles surabondent dans celle de la Propagation de la Foi? Elle vous fait participer aux prières de tous ceux que vos offrandes éclairent, soulagent et convertissent ; aussi si leur voix pouvait se faire entendre, ils vous diraient: c'est à vous que nous sommes redevables d'entendre la bonne nouvelle du

salut, de connaitre et d’embrasser la religion, dé baptiser nos enfants, de les instruire, de rendre nos filles chastes, nos enfants obéissants, nos épouses fidèles, de nous attacher aux pratiques de la religion et de voir un jour le Seigneur dans sa gloire, Ah ! si nos prières peuvent vous servir, acceptez-les comme le faible tribut de notre reconnaissance, Muis un bien qui pour vous doit être au-dessus de tous les biens, une faveur au-dessus de toutes les faveurs, est celle d'entrer en participation des œuvres, des mérites, des souffrances de tous ces hommes qui se consacrent à cette grande œuvre. Quand un prêtre quitte sa famille, son pays, ce qu'il a de plus cher, quand sur une planche il brave les mers, affronte les tempêtes, pour voler jusqu'aux extrémités de la terre, pour éclairer le sauvage et l’infidèle, vous pouvez dire : j'ai ma part dans ces sacrifices. Quand il traverse des forêts épaisses, arrive sur des terres inconnues, brave les rigueurs des saisons, court après le sauvage qui le fuit, béguie sa langue barbare, se plie à ses habitudes les plus dégoutantes, pour léclairer, l’instruire, en faire un homme, puis un chrétien, vous pouvez dire encore: ces privations, ces souffrances, ces tortures de l'esprit et du cœur me seront applicables, Quand une église sélève, l'autel se dresse, le sacrifice s'offre et les nouveaux fidèles prient, vous pouvez dire: ma jégère offrande a contribué à élever cette église, cet autel. Quand enfin ce missionnaire, après des années du travail le plus rude, succombe sous ce poids et quelques fois verse son sang, ces peines sont pour vous, ce sang coule encore pour vou:.

Or pensez, N. T. C. F, ce ne sont pas seulement quelques hommes qui se sont dévoués à ce ministère ; que d’apôtres se sont succédés en moins de trois siècles! Un seul ordre religieux, les Jésuites, a formé plus de douze mille missionnaires dont plus de sept cents ont versé leur sang pour la foi. Les

pays les plus reculés et les plus sauvages sont encore couverts d’apôtres ;: bien des contrées sont encore inondées de leur sang. Leurs prières s'élèvent comme un pur encens pour vous; leur sang crie de | la terre et demande miséricorde pour vous. Est-il faveur, grâce que vous ne puissiez obtenir par de semblables intercesseurs ?

* Si de pareils motifs ne suflisaient point encore pour vous animer à embrasser cette œuvre, Nous vous dirions: Voyez ce qu'ont fait les protestants eux-mêmes, Pendant trois siècles ils sont restés inactifs; mais voilà que depuis quelques années, l'enthousiasme des missions s'est emparée d’eux. Dans les seules provinces britanniques de l'Amérique du Nord, ils répandent plus d'argent pour les bibles, le soutien des missionnaires, la construction de leur temples que la Propagation de la Foi catholique est capable d’en verser dans le monde entier, Ce fait seul pourrait nous effrayer sur l'avenir de la religion, si nous ne savions pas que les résultats ne sont nullément proportionnés aux moyens qui sont employés. Mais quelque faible que soit le succès, les efforts de toutes ces sectes doivent-ils moins excité notre admiration ?

Ferez-vous moins pour la vérité qu'ils ne font pour l'erreur, terez-vous moins pour sauver des âmes qu’ils en font pour les perdre ? Quelle belle mission pour vous : sauver des âmes dont un si grand nombre périssent et qui vons disent: ah! si comme vous nous avions eu des apôtres missionnaires pour nous instruire nous ne serions pas dans le triste état où nous nous trouvons : sauver des âmes, concourir à l’œuvre la plus sainte, la plus divine, s'associer à la rédemption de Dieu même, être ses coopérateurs dans l’œuvre admirable qui a été l'objet de ses sueurs ! Sauver des âmes ! hélas! combien peut-être ont été perverties par nos conseils, par nos exemples et demandent vengeance à Dieu: du fond des enfers

où elles sont ensevelies, elles nous accusent ; faisonsnous du moins des intercesseurs qui pluident pour nous, Que demande-t-on de nous? une prière courte, mais qui, : :: + : celle de nos frères répandus sur la terre, 21: ;era avec la leur de tous les points de l'univers pour faire une sainte violence au cœur de Dieu. Que demande-t-on encore ? une offrande bien légère que nous pouvons prélever avec la plus grande facilité sur la vanité sur les dépenses superflues et sur no!:e: trovuil ordinaire, mais qui, placée à usure sur les trésors du père céleste, se multipliera au centuple,

Ah ! je vous entends, M. T. C. F. vous ne laisserez pas périr vos frères que Jésus-Christ a engendrés dans son sang et qui vous tendent les bras. Vous allumerez dans votre cœur cette flamme pure et céleste qui a embrasé le cœur de ces hommes apostoliques qui saintement prodigues d'eux-mêmes, contemplent avec complaisance les dangers de tout genre, les souffrances et la mort pour sauver une âme et planter la bannière de Jésus-Christ là où s’<lèvent des autels au démon, De généreux missionnaires, qui voient avec impatience les mers immenses et les tempêtes qui les séparent dès hommes qu'ils n'ont point encore vus et que pourtant ils aiment, redisent cent fois le jout: mie me, et cent fois le jour ils offrent le sacrifice de ce qu'ils ont de plus cher. Voyez-les ces généreux défenseurs de la foi vous montrer les sables brûlants de l'Afrique, les déserts de l'Amérique, les iles de l'Océanie, les cités presque inaccessibles de la Chine peuplée d’un million d'hommes ensevelis dans les ténèbres de la mort. Ils vous disent: ah! que votre charité nous donne la facilité de nous transporter sur ces terres lointaines pour aller les baigner de notre sang. Voyez le vicaire de Jésus-Christ, qui du‘haut du Vatican embrasse le monde, vous demander de les secourir. N. T. C. F', Nous connaissons votre cœur, Nous

entendons sa réponse, Consolez-vous, dirons-nous à ces apôtres généreux, les offrandes de la piété ne manquent pas à la plus belle des causes. Allez glurieux prédicateurs et martyrs de Jésus-Christ, allez, Quand dans ces pays où le nom de Jésus- Christ est encore ignoré, vous éleverez le premier autel à sa gloire ; quand vous offrirez le premier sacrifice et qu’entourés des prémices des églises nouvelles, vous entonnerez des cantiques et des hymnes de louanges, dites à ces cœurs sur qui le sentiment de la reconnaissance a tant d'empire quelque chose de nous. Faites que le sauvage devenu chrétien prie sous son ciel inconnu, afin que ce que nous sacritions pour lui retourne en bénédictions abondantes, et quand vous parlerez de Marie, qu'ils linvoquent pour nous, pour ces fidèles qui l’aiment tant, elle saura nous récompenser de ce que nous faisons pour l’amour de son fils. Ah ! quelle douce pensée : avec une faible aumône, une courte prière, je travaille au salut de plusieurs milliers d'’âmes. Ainsi tous ces innocents enfants qui après le baptême vont se mêler avec les anges, ces néophytes qui forment les chœurs des confesseurs, des vierges, ceux qui plus heureux scellent leur foi par l’effusion de leur sang et prennent la palme du martyre comme un gage de l'entrée du royaume de Jésus-Christ : tous me devront une partie de leur bonheur et prieront pour moi. Quelle consolation souveraine à l'heure de la mort, alors vous penserez que vous fûtes associés. Il vous semblera voir les âmes de ceux qui vous ont précédés au ciel à l’aide de votre secours, entourer votre lit de mort, recueillir votre âme, la présenter à Jésus-Christ, vous conduire au ciel à l’éter selle joie que vous leur aurez procurée. À ces causes, le saint nom de Dieu invoqué et après avoir pris l'avis de Notre conseil, Nous établissons par les présentes dans le diocèse de Bytown, l'Association de l’œuvre de la Propagation de

la Foi, avec tous les priviléges, indulgences et autres avantages accordées à cette société par les Souverains Pontifes.

Les devoirs de chaque associé sont: 10. de dire tous les jours pour la Propagation de la Foi un Pater et Ave avec cette invocation; Saint François-Xavier priez pour nous; 20. de donner en aumône à la s0ciété un pence ou un sou par semaine, selon ses moyens. Nous laissons aux associés la faculté d'adopter un sou ou un pence par semaine, afin de pouvoir compenser la différence du sou de celui de France qui a plus de valeur et qui est prescrit comme formant l’aumône requise. Nous laissons à vos pasteurs respectifs le soin de vous faire connaître le genre d'organisation qui sera adopté dans votre localité et de donner le développement nécessaire à l’explication des faveurs attachées à cette œuvre et des conditions que l'on doit remplir.

Sera le présent mandement lu et publié au prône dans toutes les églises, le dimanche après sa réception.

Donné à Bytown sous Notre seing et sceau et le contreseing de Notre Secrétaire, le huit Décembre mil huit cent cinquante trois.

+ Jos. EUGÈNE, Ev. de BYTOWN.

Par Monseigneur,

D. DANDURAND, Secrétaire.

CIRCULAIRE

DE

Mgr. l'Evêque de Bytown,

Au Clergé du Diocèse.

BYTowN, le 9 Décembre, 1853,

MONSIEUR LE CURé,

Je vous envoie le Mandement qui établit l'Œuvre de la Propagation de la Foi dans le diocèse. Veuillez faire tous vos efforts pour procurer des associés à cette bonne œuvre, Le diocèse de Bytown est le seul dans le Canada où elle ne fût point établie. Tout l'argent qui sera collecté sera, d’après une résolution passée en conseil, distribué chaque année à quelques églises du diocèse pour réparations

ou pour constructions. Tous les quatre ans, il sera employé pour payer les dettes énormes qui pèsent sur la cathédrale.

Le conseil chargé de faire cette distribution sera composé du Rev. P. Aubert, du Rev. P. Dandurand, de MM. les curés d’Aylmer, de Richmond et de la Gatineau. Iise réunira au moins une fois par an pour faire cette distribution. Le trésorier sera Mr. Hughes ; c’est à lui que les diverses recettes doivent être adressées. En adoptant ce plan j'ai consulté les intérêts du diocèse et donné à MM. les curés et aux fidèles un encouragement efficace pour propager cette bonne œuvre. C’est le premier Janvier de l’année mil huit cent cinquante-quatre qu’elle doit commencer. Je vous ferai venir les livres des annales en anglais et en trançais pour chacune des dizaines que vous établirez.

J’ai l'honneur d'être, Monsieur le Curé,

Votre très-humble et très-chéissant serviteur,

+Jos. EUGÈNE, Ev. de BYTOWN.

LETTRE CIRCULAIRE

Annonçant la célébration du. deuxième Concile Provincial et autres objets importants.

Evècxé DE BYTOWN, le 25 Avril, 1854,

MoNSIEUR LE CuRé,

Le vingt-huit Mai prochain, le deuxième concile provincial s'ouvrira à Québec. Veuillez inviter les fidèles confiés à vos soins à unir leurs prières aux vôtres pour que Dieu bénisse cette œuvre si impor: tante pour les intérêts spirituels de la province,

Les trois premiers dimanches de Mai on dira dans toutes les églises à la suite de la messe paroissiale, le premier dimanche, les litanies des Saints, le deuxième dimanche, celles de la Sainte-Vierge, le troisième, celles du saint nom de Jésus. Depuis le premier jour de Mai jusqu’au dimanche de la Sainte Trinité inclusivement, les prêtres ajouteront aux oraisons de la messe, la collecte du Saint-Esprit,

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Je profite de cette circonstance pour vous entr”tenir de deux autres points bien importants.

10, Nous voyons avec la plus grande peine que le nombre des instituteurs catholiques est bien insuffisant pour les besoins du diocèse, et comme Nous avons grandement à cœur de remplir un vide qui est aussi pénible pour vous que pour Nous-mêmes, Nous vous offrons de faire donner gratuitement au Collége, un cours d'instruction propre à compléter les études et obtenir les qualifications nécessaires pour l’enseignement, aux personnes que vous Nous enverrez munies d'une lettre de recommandation. Il ne resterait à leur charge que de pouvoir payer leur pension en ville ; car vous savez que les élèves ne sont point nourris dans le Collége. Peut-être bien qu’un jour le gouvernement, touché de N°5 efforte comprendra, qu'en Nous accordant quelque part aux sommes énormes dépensées à Toronto pour quelques élèves privilégiés, il travaillera efficacement à l'intérêt de l'éducation et Nous serons alors heureux de faire plus encore que ce que Nous Nous proposons de faire aujourd'hui.

20, Lorsque Nous vous envoyâmes l’année dernière, Nos constitutions diocésaines, Nous vous fimes. connaître en même temps dans une lettre particulière que l’art. 9 chap. 2 de ces constitutions qui concerne 1e dixième que le Souverain Pontife a cru devoir mettre à la disposition des Évêques du Canada, ne serait point obligatoire pour Notre clergé la première année. Depuis cette époque Nous avons été souvent préoccupés de cette grave question non porn parce qu’elle Nous regarde, car grâce à Dieu

otre intérêt particulier Nous touche peu, mais parce que Nous étions vivement agités par la crainte ou de négliger de profiter de cette occasion pour établir quelque bonne œuvre dont l’omission pèserait sur Notre responsabilité ou d'imposer à Notre clergé un fardeau qui lui serait Gifhcile de porter.

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